Grenoble Ecole de Management (GEM), une school for business, for society. Portée par cette signature, l’école s’empare aujourd’hui plus que jamais des sujets sociétaux. Education pour tous, lutte contre les inégalités femmes – hommes, relations économiques et sociétales, RSE et consommation responsable : autant de sujets sur lesquels direction, experts, étudiants et alumni de GEM se sont exprimés à l’occasion d’un speed meeting le 18 juin. Retour.

 

« Grenoble Ecole de Management a toujours su s’emparer de sujets nouveaux et nouer le dialogue avec des acteurs dans des domaines où elle n’était pas attendue. Elle en a fait un devoir d’ouverture sociale et sociétale », introduit Loïck Roche, directeur de l’établissement. S’il se félicite que la quasi-totalité des écoles prennent elles aussi aujourd’hui le pli de la RSE, il rappelle la vocation de GEM : « leur montrer le chemin. » Loin de l’effet de mode, il affirme ainsi haut et fort l’engagement historique de Grenoble Ecole de Management en la matière. « Ici, on ne fait pas les choses parce que ça « fait beau » mais parce qu’on y croit et qu’ainsi, on participe au bien commun. »

Au mérite !

La diversité, GEM en a fait un de ses piliers. Mais à une condition : celles et ceux qui rejoignent l’école le font toujours sur les bases de leur mérite. C’est notamment le cas des étudiants en situation de handicap, via le Concours Passerelle, ou d’élèves atteints du syndrome d’Asperger (23 élèves pour la première promotion lancée en 2018) que l’école souhaite rapprocher du monde de l’emploi. Depuis 2015, GEM se mobilise aussi pour les étudiants ayant le statut de réfugiés. Une dizaine d’entre eux sont ainsi intégrés aux différents programmes de formation. Une initiative pour laquelle l’école a reçu un des Trophées des campus responsables en février 2019. Des formations exigeantes qui ne sont « en aucun cas des alibis ! » insistent Rikke Smedebol, responsable accompagnement et employabilité de l’école.

Et les frais de scolarité ?

En plein débat sur la question du coût des études, GEM a interrogé ses élèves sur leur situation financière. « 17 % ont dû renoncer à un besoin primaire et 46 % à des activités en lien avec leurs études pour des raisons financières. 47 % font appel au prêt bancaire et 11 % ont essuyé un refus de prêt », constate Jean-François Fiorina, DGA de GEM. Pour aider les étudiants à trouver des solutions financières viables, l’école a mis en place un chatbot pour mieux comprendre les prêts bancaires et les alternatives possibles pour rejoindre l’école, dont les frais de scolarité s’élèvent aujourd’hui à 12 000€.

Stop au harcèlement 

L’engagement de GEM pour lutter contre les inégalités femmes-hommes irriguent l’ensemble de sa communauté, comme en témoigne le lancement de WoMen@GEM en 2017. Un programme réunissant direction, professeurs, étudiants et alumni pour faire de GEM LA référence des business schools françaises et européennes en la matière. Pour lutter contre le harcèlement, l’école a aussi lancé son baromètre en 2016. Harcèlement sexuel, moral ou en ligne, sexisme,… tous les élèves (filles ET garçons) sont invités à aborder ces sujets via un questionnaire anonyme et ainsi, à faire bouger les lignes. « A la question  « vous sentez-vous harcelé ou avez-vous vécu du sexisme dans votre environnement étudiant ? »,  9.6 % des répondants disent oui, dont 80 % de femmes », précise Séverine Le Loarne, titulaire de la chaire FERE et membre de WoMen@GEM.

Mme la Présidente

A la tête de GEM en débat, une des plus grosse assos de l’école : Mathilde Seon. Une des quatre présidentes des 24 associations de GEM. « Nous ne croyons pas assez en nous. Nous sommes parfois notre première limite mais pourtant tout est possible pour une femme ! C’est votre motivation et votre personnalité qui déterminent votre réussite », insiste-t-elle.

Tous ensemble pour le DD

Intelligence collective et participative : tel est le nouveau mot d’ordre du COPIL RSE de GEM. Créé en 2009, il intègre depuis janvier 2019 des membres de la direction bien sûr, mais aussi des enseignants, des collaborateurs et des étudiants, dont Geoffrey Agopian, également membre de l’association Impact. « En 6 mois, nous avons déjà réalisé certains de nos objectifs, comme celui de remplacer l’intégralité des bouteilles d’eau distribuées aux oraux par des carafes. » Alors GEM, bonne élève du développement durable ? « Nous sommes en tout cas fiers de porter des actions collectives. Notre mission : donner du corps et porter la voix des élèves qui veulent défendre leurs projets », insiste Jaclyn Rosebrook-Collignon, responsable DD et RSE de GEM.

Les alumni aussi !

Fabriquer des cosmétiques bio en France ? Le pari relevé par Franck Paillaret fondateur des Affranchis et diplômé de GEM en 2011. Son but ? « Créer de la valeur économique en créant de la valeur sociétale. » Son truc en plus ? « Afficher des formules minimalistes et en français sur le devant des packagings. » Pour les Affranchis « les ingrédients, c’est devant » et le succès, c’est maintenant.

Cap vers la paix économique

La paix économique : réalité ou vœu pieu ? Un engagement de GEM en tout cas ! Une volonté de participer à la réinvention « d’un horizon de travail qui valorise les comportements de coopération, de partage et de bienveillance, plus qu’une logique d’agression. » Il ne s’agit pas de « réduire le travail des entreprises mais de réfléchir à comment faire des entreprises plus vertueuse, qui dégradent moins et construisent plus », précise Dominique Steiler, titulaire de la chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail. Preuve de cet engagement : la création des Trophées de la paix économique, initiés par la chaire. Parmi les lauréats cette année, l’Institut de l’Engagement, tremplin citoyen vers la formation et l’emploi des jeunes. « Notre objectif : accompagner des jeunes engagés au service de l’intérêt général dans leur projet d’avenir, leur permettre de capitaliser sur cette expérience pour se projeter y compris dans des domaines qu’ils ne pensaient pas pouvoir adresser », précise Marc Germanangue, DGA de l’Institut de l’engagement.  

Le jeu, c’est du sérieux

Pour mettre ses engagements au service du grand public, GEM a enfin fait le choix audacieux de miser sur les serious games. Seule business school à produire intégralement ces jeux sérieux (conception, distribution, formation…) elle s’implique par exemple pour la recherche médicale via le Medical Game Jam. Organisée par ComPaRe (Communauté de Patients pour la Recherche de l’AP-HP) et GEM, cette compétition qui aura lieu du 15 au 17 novembre 2019 a pour objectif de créer des jeux encourageant les patients à participer à la recherche médicale sur des maladies chronique comme l’asthme, la lombalgie ou l’endométriose.

Festival de géopolitique 2020 : save the date !

Comptant parmi les premières business schools à avoir créé des cours de géopolitique, GEM met la prochaine édition de son désormais incontournable Festival de géopolitique sous le signe du digital. Envie d’en savoir plus ? Retrouvez le résumé de la dernière édition et rendez-vous pour la prochaine édition du 21 au 23 mars 2020 !