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ENQUETE – Recrutements et emploi en 2021 : on fait le point !

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le point

A toute situation inédite, ses opportunités. Oui, la crise Covid est un coup dur pour certaines entreprises. Mais elle est aussi, si ce n’est surtout, une opportunité sans précédent de sortir du lot dans un monde professionnel où la guerre des talents reste un sujet central. Une occasion unique de prouver sa résilience, son agilité, sa capacité à relever des challenges jamais vus, sa créativité et sa bienveillance envers des collaborateurs plus motivés que jamais pour aider les boites qui les font rêver à faire repartir l’économie française au plus haut. Recrutement, management, développement de carrière, nouveaux métiers et secteurs à ne pas louper : tout ce qu’il faut savoir pour maîtriser les nouvelles modes de l’emploi. 

 

SOMMAIRE

La guerre des talents continue !
Les recrutements ne sont pas morts, ils bougent encore
La flexibilité n’est plus taboue
Les entreprises innovent pour booster leurs recrutements en 2021
Nouveau challenge pour les recrutements en 2021 : retenir ses talents

L’évolution ça a du bon
Le point sur la situation de l’emploi avec Manuelle Malot, directrice du NewGen Talent Centre à l’EDHEC
Zoom sur trois secteurs à ne pas rater
Jeunes diplômés, qu’est-ce que l’on attend de vous ?
RH : quand le recrutement se digitalise

Comment ça se passe du côté des jeunes talents ?
Génération résiliente vs génération sacrifiée
Les 5 soft skills incontournables en 2021
Premier job / stage / alternance en temps de crise : ils l’ont fait !
Et si faire partie d’une association étudiante était le meilleur moyen de se faire recruter ?

 

Recrutements en 2021 : la guerre des talents continue !

 

Passé l’état de sidération provoqué par le premier confinement, les entreprises investissent aujourd’hui pour reprendre le cours de leurs activités avec succès. Oui les conséquences de la crise Covid sont réelles mais non, elles n’ont pas tué le recrutement. La guerre des talents est donc toujours d’actualité en 2021… même si certaines règles du jeu ont changé. Décryptage

 

Réalistes mais confiants. Selon une étude Ifop publiée fin décembre 2020, la confiance des dirigeants français quant à la capacité de l’économie française à surmonter la crise reste majoritaire (61 %) et la confiance pour leur propre entreprise est toujours largement partagée (85 %). Les deux tiers anticipent même une situation financière stable pour leur entreprise au premier semestre.

Les recrutements ne sont pas morts, ils bougent encore !

Une confiance nourrie par des indicateurs positifs. Après une baisse d’activités réelle lors du premier confinement drastique, l’été 2020 a vu naître un réel rebond, notamment grâce aux mesures de soutien aux entreprises prises par le Gouvernement sur le chômage partiel et l’aide à l’emploi des jeunes. « Si certains secteurs (tourisme, restauration, aéronautique…) restent en douleur, d’autres comme la bancassurance, l’industrie ou l’IT ont bien survécu et ont toujours besoin de recruter sur des profils cadres et futurs cadres » introduit Frédéric Béziers, Managing Director du cabinet Hays. La guerre des talents existe donc toujours… mais là où elle était déjà de mise avant la crise. « Malgré un semblant d’équilibre entre l’offre et la demande, on observe toujours les mêmes difficultés à recruter sur certains métiers en tension (web marketing, e-commerce, web merchandising…). De fait, le marché devrait très vite revenir vers un marché de candidats. Mis à part le 2nd trimestre, on observe d’ailleurs en 2020 des volumes de recrutements identiques à 2019 sur les métiers commerciaux, techniques et industriels par exemple (hors secteurs sinistrés) » ajoute Fatine Dallet, directrice senior chez Michael Page.

La flexibilité n’est plus taboue 

Ce qui n’empêche pas une certaine inquiétude chez les futurs diplômés qui les pousse à mieux anticiper une tension potentielle du marché. « Les diplômés 2021 sont mieux renseignés sur l’actualité et la santé de leur secteur cible, ils travaillent déjà leur CV, leur réseau et leur e-réputation sur LinkedIn » indique-t-elle. Inquiets certes, mais pas résolus pour autant à retomber dans les travers du monde d’avant. Dans leur ligne de mire : la flexibilité du travail. « Il y a moins de deux ans, demander en entretien combien de jours on pouvait télétravailler revenait à demander le tarif des tickets resto ou à comptabiliser les RTT. Aujourd’hui, parler de la politique de home office à un recruteur n’est plus tabou, c’est même devenu légitime » note Frédéric Béziers. Le télétravail serait même « le haut d’un iceberg pointé par la crise. La vraie question sous-jacente est celle de l’interaction et des nouveaux modes de travail » insiste Franck Chéron, Associé Conseil Capital Humain chez Deloitte.

Gen Z : ses critères pour dire oui à un job

De fait, la rémunération s’éloigne de plus en plus du podium des critères recherchés par les jeunes diplômés. « Le sens, la fédération autour d’un projet d’entreprise, des perspectives d’évolution, l‘employabilité, la protection des salariés… autant de critères non monétaires qui sont de plus en plus cruciaux. A poste équivalent, celui qui aura un impact sur la collectivité ou les changements de la société aura la préférence de la jeunes génération » remarque Franck Chéron. De fait, ils rechercheront une entreprise qui fait, notamment, la part belle à l’empathie, à la compréhension des contextes et contraintes personnelles, au management de proximité et aux feedbacks réguliers.

Les entreprises innovent pour booster leurs recrutements en 2021

Mais pour recruter ces jeunes diplômés, le nerf de la guerre des talents, c’est de savoir les séduire ! Et dans un contexte sanitaire qui ne permet plus la tenue des sacrosaints grands salons de recrutement, les entreprises se sont mises en mode créativité. Finie la stratégie de « racolage massif » Porte de Versailles, aujourd’hui elles misent sur le ciblage. « Elles se tournent par exemple vers des sites communautaires de niche avec impact. C’est notamment très répandu dans le secteur de l’IT, avec des sites communautaires de geeks… ou de moins geeks ! » indique Frédéric Béziers. « Elles travaillent aussi beaucoup leur e-réputation grâce aux avis postés par leurs collaborateurs sur Google ou GlassDoor, elles publient du contenu sur les réseaux sociaux pour faire découvrir leur activité de l’intérieur, missionnent des ambassadeurs dans les écoles… L’essentiel étant de ne pas s’absenter du marché, même si elles ne recrutent pas dans l’immédiat. Au risque sinon d’être oubliées par les candidats » prévient Fatine Dallet.

Le candidat idéal ?

Alors que le home office règne aujourd’hui, « la capacité à s’organiser seul, à faire son travail en acceptant les indicateurs de réussite sans se sentir (trop) surveillé, à apprendre seul à maîtriser certains outils grâce à des tutos Youtube, avec énergie et envie d’être agile sont des qualités qui font clairement la différence » note Frédéric Béziers. Mais si c’est inné pour certains, cela nécessite de l’entrainement pour d’autres. La connaissance de soi s’impose alors comme LA soft skill incontournable en 2021.

Nouveau challenge pour les recrutements en 2021 : retenir ses talents

Reprise prudente mais présente : les salariés vont avoir envie de bouger en 2021. Un défi supplémentaire à relever pour les entreprises qui vont donc devoir mettre aussi leur créativité au service de la rétention des talents. « Cela demande d’être innovant dans l’accompagnement, la formation, la montée en compétence, mais aussi l’ambiance de travail, un des trois principaux leviers de motivation des salariés aujourd’hui. Et ce n’est pas évident de renforcer l’esprit d’équipe et d’appartenance à l’entreprise alors qu’on travaille à distance ! Mais c’est pourtant crucial car l’intelligence collective participe à la fidélisation et permet à l’entreprise de modifier son image sur le marché » conclut Fatine Dallet.

Etre recruté en 2021 : deux conseils de pros

Mettre en avant son adaptabilité. « Le monde du travail est moins complexe et figé. La flexibilité a été intégrée positivement et il faut donc utiliser ces moyens pour se vendre. Les parcours atypiques sont intéressants et l’alternance (équivalant à une « pré-période d’essai ») est un vrai plus pour l’entreprise. De même, le temps partiel n’est plus tabou » insiste Franck Chéron.
Diversifier ses recherches. « Même si le marché du travail n’est pas figé, il faut s’orienter vers des secteurs qui recrutent, même s’ils ne correspondent pas à votre idéal. Ne serait-ce que pour une première expérience. Diversifiez vos secteurs et postes cibles. Si vous êtes en poste, capitalisez sur votre expérience et n’essayez pas de changer de poste, d’entreprise et de secteur d’un coup ! » prévient Fatine Dallet.

 

Recrutements et emplois en 2021 : l’évolution ça a du bon !

 

La crise sanitaire bouleverse le marché du travail et demande plus que jamais de faire preuve d’agilité et d’adaptation. D’un côté, les étudiants et jeunes diplômés doivent parfois repenser leur projet professionnel en fonction des métiers qui recrutent et miser encore davantage sur leur savoir-faire et savoir-être. De l’autre, des entreprises doivent, elles aussi, adapter leurs manière de faire, de manager, de recruter. Pour le meilleur ?

 

Recrutement et emploi des jeunes diplômés 2021 : on en est où ?

Ils arrivent sur le marché du travail en pleine crise sanitaire et économique mondiale. Une situation pas simple à gérer, source d’inquiétudes pour les jeunes diplômés. Mais la situation est-elle si critique ? Et comment en prendre son parti et tirer son épingle du jeu ? On a demandé à Manuelle Malot, directrice du NewGen Talent Centre à l’EDHEC.

Quelle est la situation du marché de l’emploi pour les jeunes diplômés depuis le début de la crise de la Covid-19 ?

Nous avons fait une étude au sein du NewGen Talent Centre pour la promotion 2020 de l’EDHEC, diplômée fin décembre 2020. Premier constat : davantage de jeunes sont en recherche d’un emploi par rapport à l’année dernière, même si cela reste dans la limite du raisonnable. De plus, ils sont plus nombreux à ne pas avoir transformé leur stage en CDI.

Comment réagissent les jeunes face à ces difficultés ?

Ils sont paradoxalement plus exigeants. Ils sont entrés sur un marché qui était euphorique depuis 2010 : les entreprises nous disaient qu’elles n’avaient pas assez de candidats et qu’elles avaient du mal à les fidéliser car ils étaient volatiles. Elles subissaient aussi la concurrence de l’international. La crise Covid est, depuis, passée par là mais quand on entre sur le marché avec cet état d’esprit-là, c’est d’autant plus dur de remettre en question le projet qu’on s’est construit.

Alors, comment tirer son épingle du jeu ?

Il faut d’abord être très proactif. Là où un apprentissage ou un stage se transformait en emploi, il faut, maintenant, aller chercher le job, s’appuyer sur son réseau. Le networking en ligne est fondamental, tout comme les candidatures spontanées. Il faut ensuite être capable de revoir son projet ou, du moins, le réadapter aux conditions du marché et être prêt à assouplir ses critères : sur le secteur, la fonction ou la localisation. Sans oublier d’être méthodique dans sa recherche d’emploi et bien préparer ses entretiens.

Et les soft skills ?

Elles sont indispensables en cette période de crise pour s’adapter au marché volatile, incertain, ambiguë et complexe. Il faut donc se montrer humble et être dans une logique d’apprentissage en se formant, en développant des compétences que l’on n’a pas. Mais aussi développer sa capacité à travailler dans une équipe que l’on n’aura pas forcément choisie. Et savoir collaborer à distance ! Enfin, l’esprit de contribution est essentiel. Les entreprises vont vouloir des gens qui ont envie de contribuer à l’intérêt général, en dépassant leur stricte mission. Cela leur donne l’assurance que le jeune pourra être évolutif et sera peut-être plus loyal.

Votre message aux jeunes diplômés ?

C’est un mauvais moment à passer mais si l’insertion est difficile, avec le recul, elle n’aura pas de conséquence négative sur votre carrière.

 

Le saviez-vous ? Selon une étude du NewGen Talent Centre (octobre 2020), 76 % des alumni d’EDHEC BS interrogés et 81 % des diplômés de CentraleSupélec disent qu’entrer sur le marché du travail en temps de crise n’a globalement pas eu de conséquences sur le reste de leur carrière.] Cependant, on ne peut pas s’asseoir et attendre que ça passe car on ne sait pas combien de temps va durer la crise et les entreprises vous en voudront de ne rien avoir sur votre CV. Pensez aux petits jobs, aux stages, même moins qualifiés, organisez des conférences, tenez un blog… Enfin, il vaut mieux s’insérer dans un job un peu différent que de ne rien faire. Exemple : vous rêvez de faire du marketing dans le textile ? Commencez par un job de commercial dans le corner d’un grand magasin.

Recrutements et emploi en 2021 : on en est où ?

Recrutements et emploi en 2021 : zoom sur trois secteurs à ne pas rater !

Le numérique

Depuis plusieurs années, c’est l’un des secteurs d’activité en forte tension. Selon l’Apec, en 2019, 3/4 des recruteurs du secteur exprimaient leurs difficultés à trouver des candidats adaptés au secteur à pourvoir. Une situation qui se traduit par des salaires plutôt élevés et des embauches en CDI. Et le numérique est au centre des attentions depuis le début de la pandémie. Selon AppDynamics, 95 % des professionnels de l’IT interrogés pendant la crise auraient changé leurs priorités technologiques et citeraient l’expérience client en ligne comme étant centrale. Alors vers quels métiers se tourner ?

Les métiers dans les systèmes d’information : responsable de parc informatique, ingénieur de production informatique, ingénieur qualité, consultant informatique décisionnelle, directeur de projet informatique, consultant maitrise d’ouvrage, directeur des systèmes d’information…
Développeurs : technicien ou ingénieur, le développeur conçoit des sites ou applications web sur mesure pour un client.
Ingénieur en cyber sécurité : les hackers sont de plus nombreux et de plus en plus performants. D’où la nécessité pour de plus en plus d’entreprises d’avoir recours à des experts en cybersécurité dans leurs équipes.

L’agroalimentaire

L’agroalimentaire se place en tête des secteurs industriels français et a su faire face à la crise. C’est en plus un secteur qui laisse sa chance aux jeunes actifs (moins de 30 ans), qui représentaient en tout cas en 2017, 17 % des effectifs des industries alimentaires. Les métiers qui ont la cote ?

Responsable commercial : il contribue à la stratégie commercial de l’entreprise, détermine le plan annuel, les budgets et les moyens de développer l’activité.
Responsable qualité : garant des bonnes pratiques de fabrication, il passe au crible les maillons de la chaine de production. Il représente la société auprès des clients et fournisseurs.
Ingénieur nutritionniste : c’est lui qui propose des produits innovants et qui en organise la production. Il vérifie également la qualité de chaque produit fini.

La santé et la medtech

S’il y a bien un secteur qui ne connaît pas la crise, c’est celui de la santé. L’industrie pharmaceutique et la recherche sont devenues LES fleurons de la compétitivité française à travers le monde. L’Hexagone place en effet son industrie pharmaceutique à la troisième place des exportateurs avec un chiffre d’affaires dépassant les 50 milliards d’euros. Et bonne nouvelle, c’est aussi une mine d’emploi pour les jeunes dip’. Quelques exemples :

Ingénieur biomédical : sa spécialité ? Les équipements médicaux qu’il connait parfaitement. En effet, entouré d’une équipe de techniciens, il les conçoit et veille au bon fonctionnement et à leur maintenance, programme les futurs achats et aide aux choix de nouvelles technologies.
Healthcare Data Scientist : le numérique tient une place important dans le secteur de la santé. Et pour exploiter les données, l’industrie de la santé a besoin d’experts informatiques.
Business analyst : expert des chiffres, le business analyst les manie afin de réaliser des études en lien avec le secteur de la santé et les analyse pour améliorer la prévention de la santé des patients.

 

Recrutements et emploi en 2021 : jeunes diplômés, qu’est-ce que l’on attend de vous ?

Les jeunes diplômés qui entrent sur le marché du travail en période de crise doivent faire face à une double difficulté : rechercher un emploi (souvent pour la première fois), mais également composer avec un marché complexe. En période de crise, les entreprises sont elles aussi dans l’incertitude ce qui peut les amener à se questionner sur leurs attentes vis-à-vis des salariés.

Un élément à prendre en compte lorsque l’on postule. « Les entreprises attendent surtout de l’adaptabilité et de l’agilité dans les comportements et une capacité à évoluer plus rapidement, introduit Charles-Henri Besseyre des Horts, professeur émérite de RH à HEC Paris. Avant la pandémie, il y a avait moins d’incertitude. La crise nous apprend à gérer l’incertain. » Les soft skills prennent alors logiquement la première place dans la liste des attentes des entreprises. « La crise va amener les entreprises à être encore plus vigilantes sur les questions de résistance au stress, la capacité de résilience, etc », affirme Charles-Henri Besseyre des Horts. De plus, la capacité à travailler en équipe va aussi être recherchée. « Il faut pouvoir se différencier et, en même temps, savoir travailler avec les autres. Le savoir partagé est fondamental. »

New ways of working

La crise va également pousser les dirigeants à manager différemment. « La crise a accéléré un mouvement amorcé depuis quelques années : l’abandon du management traditionnel basé sur le « command & control », explique Charles-Henri Besseyre des Horts.

Car si les entreprises demandent aux futurs collaborateurs d’acquérir un certain nombre de soft skills, les jeunes générations aspirent elles à plus d’autonomie, moins de contrôle et plus de confiance. « Le manager du futur fera toujours de l’encadrement car les équipes auront toujours besoin d’un guide, quelqu’un qui est en position de montrer la voie. Mais les jeunes vont être attentifs à ce que leur emploi ait du sens. »

Plan de relance : quelle place pour la formation professionnelle des jeunes ?

Pour faire face à la hausse attendue de la demande d’emploi des jeunes, quel que soit d’ailleurs leur niveau de qualification, 1,6 milliards d’euros sont mobilisés par le Gouvernement dans le cadre de son plan « France Relance » pour augmenter le nombre de formations qualifiantes pour l’ensemble des jeunes qui arrivent sur le marché.

En tout, ce sont 223 000 jeunes supplémentaires qui seront ainsi formés aux compétences attendues sur le marché du travail :

100 000 formations qualifiantes via les Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences, avec une revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle.
16 000 formations de la santé et du soin pour les infirmiers et les aides-soignants.
15 000 actions d’évaluation et de formations certifiantes aux savoirs numériques via un abondement du compte personnel de formation.
35 000 places à destination des jeunes de 16 à 18 ans via l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA).30 000 places supplémentaires de formation dans l’enseignement supérieur.
27 000 places supplémentaires pour les néo-bacheliers pour accompagner les réorientations et les élèves en CAP vers le diplôme et une insertion professionnelle.
Le plan « France Relance » mobilise également 3,2 milliards d’euros pour stimuler l’embauche des jeunes sous forme de CDI, CDD ou contrats d’alternance.

 

RH : quand le recrutement se digitalise

A l’image de bien d’autres métiers, celui de responsable RH est également passé en mode télétravail. Les recrutements s’effectuent pour la grande majorité en distanciel depuis maintenant un an. Qu’est-ce que ça change pour les RH et pour les candidats ? Le tour de la question avec Marine Rusch, responsable développement des compétences au sein du service RH d’Audencia et Lionel Prud’Homme, directeur de l’IGS RH.

Le recrutement à distance n’est pas né avec la crise sanitaire mais elle a obligé les professionnels des ressources humaines à généraliser l’exercice. « Le recrutement à distance se fait déjà beaucoup quand on recrute à l’international. Ce qui change avec la crise, c’est qu’il se généralise pour tous les recrutements, introduit Lionel Prud’Homme. C’est le changement notoire : passer d’une pratique minoritaire à une pratique généralisée. »

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le point« On capte moins d’informations en visio »

Et pour les recruteurs, la perception du candidat n’est pas la même lors de l’entretien.  « Quand on recrute en présentiel, on peut capter beaucoup de choses sur le candidat : son dynamisme, son sens du relationnel, son esprit d’ouverture, les codes de bonne conduite… En visio c’est beaucoup plus compliqué : il y a une absence du non-verbal », introduit Marine Rusch. « La captation de l’autre est différente. Par visio, on est focalisé sur le visage de la personne. Cela a tendance à réduire le volume d’informations que l’on récupère sur le candidat », confirme Lionel Prud’Homme.

Le RH doit alors s’adapter. « Le recrutement en distanciel demande de faire plusieurs entretiens, avec plusieurs personnes, pour multiplier les ressentis et confronter les avis », explique Marine Rusch. Et au-delà de l’entretien, c’est même l’intégration de la personne recrutée qui évolue. « La phase d’intégration est celle pour laquelle on doit le plus s’adapter en tant que RH, poursuit Marine Rusch. En entretien, la personne n’a pas eu l’occasion de voir les locaux, les équipes, les managers, son environnement de travail et même la ville dans laquelle elle va vivre. Cela requière donc un suivi plus important les premiers jours. »

Recrutements et emploi en 2021 : préparer encore davantage ton entretien tu devras

Et pour les candidats, l’adaptation n’est pas des moindres non plus ! « Il faut avoir en tête que le recruteur ne voit de vous que votre visage et n’est concentré que sur votre discours, explique Lionel Prud’Homme. Il va donc falloir être très attentif à votre manière de vous exprimer, de vous présenter, d’argumenter, de relancer la conversation, etc. ». En bref, la vidéo a un effet grossissant qui diminue la complicité avec le recruteur et qui peut davantage faire ressortir vos faiblesses.

Mais pas de panique ! Une bonne préparation vous permettra de réussir haut la main cette exercice. « Préparez encore davantage l’entretien en amont  et votre discours : faites des recherches sur le recruteur, son parcours, afin de créer une connexion avec lui lors de l’entretien », conseille Lionel Prud’Homme. « Il est essentiel de montrer qu’on a préparé l’entretien et qu’on s’est renseigné sur l’entreprise, en posant des questions par exemple, quitte à forcer le trait », ajoute Marine Rusch.

Et si les conditions sont différentes, Marine Rusch conseille de faire en sorte que rien ne change par rapport à un entretien en présentiel : soignez votre tenue vestimentaire, prenez des notes. Dernier conseil mais non des moindres : soignez la mise en scène. « Evitez à tout prix le contre-jour, placez-vous dans un environnement neutre (floutez votre arrière-plan par exemple) afin que le recruteur soit focalisé sur vous et votre discours », conclut Marine Rusch.

 

Recrutement et emploi en 2021 : comment ça se passe du côté des jeunes talents ?

 

Décrocher son premier emploi, devenir stagiaire dans l’entreprise de ses rêves, se réorienter… Ces moments forts de la vie étudiante sont aujourd’hui mouvementés par la tempête de la Covid. Au milieu de cette mer agitée, comment les étudiants et jeunes diplômés naviguent-ils pour arriver en entreprise, à bon port ? Comment restent-ils à flot entre les vagues de la pandémie ? Témoignages.

 

Trouver un job, un stage ou une alternance : le parcours du combattant ? Si l’insertion professionnelle des jeunes a été quelque peu ralentie par le contexte sanitaire et économique de 2020, ils sont reboostés pour prouver leur valeur aux recruteurs en 2021.

Génération sacrifiée ou génération résiliente ?

Celle qu’on appelle la « génération sacrifiée », bien que marquée par un quotidien sous pression, ne se laisse pas abattre. Elle reste même volontariste et résolue quant à la possibilité de trouver un emploi ou un stage dans les prochaines semaines ou les prochains mois. L’étude Elabe pour le Cercle des économistes confirme. Les 18-24 ans sont 65 % à estimer que c’est une période difficile mais que « l’on va s’en sortir ». Avec le même optimisme, une large majorité (75 %) mise sur son énergie pour rebondir.

Résister aujourd’hui…

Confrontés à une réalité que personne n’avaient anticipé, les jeunes candidats font preuve de résilience mais aussi de flexibilité. Plan de carrière, études, pays, vie quotidienne… Ils s’adaptent, ouvrant parfois leurs recherches à des secteurs, des fonctions ou des offres qu’ils n’avaient pas envisagés. Certains étudiants ont par exemple opté pour un service civique comme alternative au stage.

27 % des étudiants ont d’ailleurs remis leur projet professionnel en question révèle l’enquête de JobTeaser. « Les témoignages que nous avons reçu montrent que de nombreux étudiants repensent leur entrée sur le marché́ du travail, qu’il s’agisse de changer de secteur, d’élargir les recherches d’emploi, de repenser un projet à l’international ou de réfléchir au sens de leur métier dans un contexte d’instabilité qui menace le fonctionnement habituel de l’économie. De ce point de vue, la crise ne semble pas les effrayer. Bien au contraire, elle stimule cette remise en question », indique Jérémy Lamri, Directeur de la Recherche et de l’Innovation chez JobTeaser.

… pour réinventer demain

Ce qui ne change pas en revanche, c’est leur envie de faire bouger les lignes de la société. Cette envie s’est même renforcée suite à la mise en lumière de certains métiers dont la crise a révélé l’utilité. « Cette crise vient les cueillir à un moment charnière de leur vie et les pousse à s’interroger sur le sens de leur métier, leur place dans la société et leur avenir. C’est en quelque sorte l’occasion pour eux de se recentrer sur l’essentiel, sur ce qui compte vraiment », ajoute Jérémy Lamri. Les jeunes talents envisagent l’année 2021 comme une occasion de se lancer dans la vie active autrement.

 

Recrutements et emploi en 2021 : les 5 soft skills incontournables

Le savoir-faire c’est bien, le savoir-être c’est mieux ! La crise donne raison aux recruteurs qui recherchent les soft skills qui feront de leurs candidats la perle rare. Pauline Govart approuve. La responsable Cap Career d’EM Strasbourg, qui a battu son record d’entretiens individuels en 2020 (plus de 300 !), pousse les étudiants à faire de leur personnalité leur meilleur allié. Son top 5 des qualités must-have pour faire la différence auprès des recruteurs en 2021.

#1 Confiance en soi

La première, et pas des moindres en cette période particulière, est d’avoir confiance en soi, en ses capacités. Les étudiants éprouvent parfois le « syndrome de l’imposteur » : de par leur manque d’expérience professionnelle, ils ne se sentent pas légitimes en arrivant sur le marché du travail. Et pourtant, ils ont tout ce qu’il faut pour souffler un vent nouveau en entreprise ! Sachez ce que vous valez et mettez en avant votre valeur ajoutée lors des entretiens d’embauche. Une nouvelle vision, une maîtrise des outils digitaux, une connexion avec les enjeux du « nouveau monde », une expertise rare, un relationnel à toute épreuve…

#2 Curiosité

Surtout, ne se mettre aucun filtre et être sa propre limite. Ne fermez pas le champ des possibles avant de l’avoir ouvert. Un conseil : développez votre réseau, à travers l’école, LinkedIn, MyJobGlasses… Posez des questions et déconstruisez les clichés que vous pouvez avoir sur certains métiers, certaines entreprises. Comme lorsque nous voulons aller dans un pays étranger pour les vacances, nous demandons conseils aux personnes qui y sont déjà parties. C’est un très bon moteur pour choisir LA bonne entreprise ou LE bon job. Restez également attentif aux actualités, lisez des articles, informez-vous sur les entreprises… Vous montrerez ainsi que vous êtes motivés et que vous savez de quoi vous parlez.

#3 Proactivité

Etre spectateur de son projet revient à vivre les choses comme une fatalité. Comme si j’étais sous le pommier et que j’attendais que la pomme me tombe entre les mains. Alors que je pourrais grimper à l’arbre, le secouer, demander une échelle… Suscitez les opportunités. Ne vous contentez pas de regarder les job boards et entourez-vous. Les grandes écoles ont par exemple des services carrières, comme Cap Career d’EM Strasbourg, pour accompagner et conseiller les étudiants dans leurs projets professionnels. C’est également un excellent moyen de se remotiver quand les recherches sont difficiles. Je leur dis souvent que je suis aussi leur pom-pom girl !

#4 Résilience

Ne jamais lâcher face à la difficulté. Montrez aux recruteurs que vous savez vous adapter et que vous vous accrochez à l’offre d’emploi ou de stage de vos rêves. Peu importe ce qu’il se passe. Si vous devez changer votre façon de rechercher un emploi, changez. Si vous devez postuler par un autre biais que les annonces en ligne, faites-le. Pour faire la différence, il faut être un nouveau candidat. Il y a le monde d’après, il y a aussi le candidat d’après.

Le saviez-vous ? 62 % des dirigeants et cadres ayant des responsabilités managériales sont aujourd’hui prêts à recruter principalement sur les soft skills des candidats. (source : étude Cadremploi / Michael Page)

#5 Inventivité et créativité

C’est le meilleur moyen de se démarquer et de faire remarquer sa candidature. Des exemples ? Un étudiant qui voulait être community manager a analysé les réseaux sociaux de l’entreprise dans laquelle il souhaitait faire son stage et lui a fait des recommandations. Une autre a interpellé une marque avec un poème publié sur ses réseaux sociaux. Lors de la période de Noël, un autre étudiant a formulé sa recherche de stage sous forme de lettre au Père Noël… Les exemples sont nombreux, mais c’est à vous de trouver votre manière de vous distinguer. Toutes les idées sont bonnes à essayer. Osez !

 >>>> Comparez avec les soft skills stars en 2020 

Il témoigne

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le pointJean-Rémi Rieunier, diplômé d’EM Strasbourg en juin 2020, a été soutenu et épaulé par Pauline Govart et Cap Career pour trouver son premier emploi. « Dans un premier temps, je souhaitais trouver un CDI dans la région parisienne. Mais j’ai envoyé plus de 70 candidatures, j’ai enchaîné les entretiens (dont plusieurs pour la même entreprise !) et je n’ai eu que très peu de retours. Finalement, sur les conseils de Pauline, j’ai contacté mon ancien responsable de stage dans un cabinet d’audit. Il gardait un très bon souvenir de notre travail ensemble. Fin septembre 2020, il me proposait un poste en CDI à Strasbourg ! Je les remercie énormément, lui et le cabinet, de m’avoir donné cette chance. Tout comme je remercie Cap Career, sans qui je n’aurais pas pensé à jouer la carte du réseau hérité de mes précédents stages. Pauline m’a aussi aidé à affiner mon projet professionnel, à perfectionner mon CV et ma lettre de motivation et préparer mes entretiens d’embauche. Elle me remontait même le moral lorsque les entretiens se passaient moins bien. Elle m’a prouvé que les entreprises font toujours confiance aux jeunes, qu’elles ont besoin de nous autant qu’on a besoin d’elles, malgré la crise. C’était motivant ! »

 

Recrutements et emploi en 2021 : premier job / stage / alternance en temps de crise… ils l’ont fait !

Comme Jean-Rémi Rieunier, ils ont réussi à résoudre le casse-tête du recrutement en temps de crise grâce à leur école, leur détermination et leur créativité. Ils vous racontent leur histoire et vous partagent leurs conseils.

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le pointRedouane Sahih, diplômé 2020 de l’ISG International Business School

« La crise m’a frappé de plein fouet quand j’étais en stage de fin d’études dans une entreprise de services du numérique (ESN). Alors, malgré les bons retours que me faisaient les collaborateurs de l’entreprise, ils n’ont pas pu me recruter en CDI après mon stage, comme promis. L’ISG m’a beaucoup accompagné au travers de son programme JUMP pour faire face à cette situation imprévue. C’était difficile au début : les entreprises cherchaient des personnes opérationnelles, les salaires étaient parfois diminués de 20 % par rapport à la fourchette habituelle… Le programme JUMP m’a aidé à croire en moi et en ma formation. Avec des ateliers de simulation d’entretien, j’ai par exemple appris à m’affirmer comme un spécialiste dans le domaine d’expertise de l’entreprise pour laquelle je postulais. Je voyais ainsi que je n’étais pas le seul dans cette situation et j’étais épaulé par des professionnels. Le réseau des alumni permet aussi d’avoir accès à des offres d’emplois qui ne sont pas publiées en ligne et de profiter des conseils de ceux qui ont emprunté le même chemin que nous. »

Son conseil : « Imaginez la recherche d’emploi comme un emploi ! Fixez-vous des objectifs à atteindre, déterminez des plages horaires de recherche et faites des sessions de brainstorming avec d’autres étudiants et des professionnels. »

 

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le pointValentin Le Cam, étudiant en M1 à KEDGE Business School Bordeaux

« J’ai commencé à booster ma recherche de stage après ma rencontre avec Christelle Foucault qui fait partir des Top Voices sur LinkedIn. J’ai sympathisé avec elle et je lui ai demandé des conseils car je n’arrivais pas à trouver de stage. D’après elle, mes posts sur le réseau social étaient trop classiques. Alors j’ai tenté quelque chose de marquant : j’ai posté une photo de moi avec l’annonce de ma recherche de stage… notée sur un masque ! C’était un clin d’œil entre la lutte contre le virus et ma lutte continue pour trouver une entreprise. Un buzz énorme : près de 350 interactions et 10 000 vues ! J’ai ensuite reçu plusieurs offres de stage. »

Son conseil : « Constituez-vous un réseau par vos propres moyens en exploitant LinkedIn, et même une audience qui pourra relayer vos contenus et vous faire remarquer des recruteurs. Ce compte vous servira aussi pour booster votre carrière et faire des rencontres, même une fois en poste. Ne sous-estimez pas son pouvoir et connectons-nous ! »

 

Pierre-Galaad Naquet, étudiant en Bac+3 à l’ESIEA

« Trouver mon alternance a été un long trajet ! Je visais un domaine très particulier : la cybersécurité. Mais bien que cette spécialisation soit très recherchée, ce sont souvent les étudiants en Bac+4 et Bac+5 qui sont privilégiés sur cette expertise très pointue. Mes recherches ont donc duré 7 mois. Au total : 150 CV envoyés et très peu de réponses. J’ai tenté plusieurs entretiens. Certains pour lesquels j’avais l’impression d’être un chiffre parmi d’autres. D’autres qui se sont très bien passés mais pour lesquels je n’ai jamais été recontacté (ou des mois après quand j’avais déjà trouvé mon alternance !). Et puis finalement, au bout du tunnel, je suis tombé sur une entreprise très humaine dans son approche RH. La cybersécurité est très importante pour ce groupe d’assurance. Donc lors des phases de recrutement, je leur ai montré à quel point, moi aussi, je prenais le sujet très au sérieux et que je pouvais les aider à sécuriser leurs activités. Et ça a marché ! »

Son conseil : « Ne visez pas trop large. Spécialisez-vous ou cantonnez vos recherches à un domaine d’expertise en particulier. Vous montrerez ainsi que vous êtes intéressé par ce que fait l’entreprise et que vous êtes aussi déterminé dans votre projet professionnel. »

>>>> Tuto : trouver une alternance malgré la Covid, c’est possible !  

Recrutements et emploi en 2021 : on fait le pointHugo Bessaguet, étudiant en M2 à l’ISCOM Paris

« Aux prémices de la pandémie, j’étais en poste pour un stage de 6 mois. L’entreprise m’a proposé de continué avec eux en alternance. Bien que je connaisse ma chance d’être entré dans cette entreprise, j’avais vraiment envie de tenter quelque chose de nouveau. Mais je ne trouvais rien… Au moment où j’ai failli accepter leur proposition, une amie m’a conseillé l’agence dans laquelle elle faisait aussi son stage. Ils cherchaient un alternant en growth hacking. J’ai sauté sur l’occasion ! »

Son conseil : « Il n’y a rien de mieux que le bouche-à-oreille dans la promo, entre amis, dans la famille, auprès des amis de la famille… Des fois, on se perd tellement dans nos candidatures en ligne qu’on oublie de solliciter en direct nos proches. N’ayez pas peur de demander un coup de main. »

 

Et si faire partie d’une association étudiante était le meilleur moyen de se faire recruter ?

Faire partie d’une association étudiante, ce n’est pas seulement décorer le campus avec du papier crépon, faire des crêpes jusqu’à 2h du matin ou organiser des fêtes mémorables ! C’est surtout booster le début de sa carrière.

Les bonnes raisons de s’engager dans la vie associative de son campus pour renforcer son employabilité avec Léo Henry, étudiant en M1 du Parcours Management Associatif de KEDGE Business School Bordeaux et Vice-Président de la Confédération des Associations.

Raison n°1 : Etoffer son CV

Dur dur de remplir son CV quand on est étudiant. Faire partie d’une association pourrait bien être la meilleure façon de vous garantir une place de choix dans le monde professionnel. Car justifier d’une expérience associative donnera plus de poids à votre candidature. « Je ferai clairement de mon investissement dans la vie associative de mon école une force lors de ma recherche de stage ou d’emploi car c’est une de mes plus belles expériences », sait déjà Léo Henry.

Raison n°2 : Devenir auteur de son développement personnel et professionnel

C’est aussi une piste de conversation pour valoriser votre profil en entretien d’embauche. Vous confirmerez ainsi que vous n’êtes pas resté passif en dehors de vos cours. Vous avez cherché à acquérir des compétences pour progresser, appliquer ce que vous apprenez en cours, tout en articulant ces compétences avec vos engagements et vos passions.

Raison n°3 : Faire du terrain

Si vous avez déjà en tête un projet professionnel bien défini, vous pouvez commencer par l’expérimenter en association, faire du terrain et mettre en application vos motivations. Ou au contraire, découvrir plusieurs fonctions pour affiner votre orientation professionnelle. « Quand je suis arrivé en école, j’étais un peu perdu. Je voulais explorer plusieurs domaines de compétences, ce que m’a permis la vie en asso. Je me suis découvert », témoigne l’étudiant.

Raison n°4 : Développer ses soft skills

Les CV se ressemblent, les personnalités jamais. Gestion du stress, leadership, autonomie, esprit d’équipe, créativité, prise de risque… Ces qualités humaines font la différence en entretien. « En tant que VP d’une asso, j’ai par exemple appris la gestion de conflits, la vision stratégique et l’empathie. »

Raison n°5 : Vivre « la vie en entreprise »

Les associations étudiantes sont finalement des mini-entreprises. Elles vous plongent dans des conditions de travail parfois proches de la réalité. Vous expérimentez des méthodes et des pratiques professionnelles. « Du recrutement à la gestion de projet, en passant par le développement commercial et la RSE, nos associations nous outillent pour la vie en entreprise », confirme Léo Henry.

 

>>>> Pour aller plus loin – Découvrez l’enquête de la Rédaction sur les 11 secteurs qui recrutent en 2021 !

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