Interview Guillaume Terraillot EPF Île-de-France
© Philippe STROPPA.

Pour EPF Île-de-France, « transformer un territoire, c’est un marathon qu’on court au sprint ! » -L’interview de Guillaume Terraillot

Envie de construire la ville du futur ? Rejoignez l’Établissement Public Foncier Île-de-France ! Entre intérêt général, stratégie foncière et économie immobilière, Guillaume Terraillot (Ecole nationale des ponts et chaussées 09), son Directeur Général, valorise les jeunes aux profils hybrides qui veulent peser durablement sur les territoires. Vous suivez le guide ?

Interview Guillaume Terraillot EPF Île-de-France
© Philippe STROPPA.

Après l’X, puis les Ponts, Guillaume Terraillot se projetait dans l’accompagnement financier des grands projets. Mais après une première expérience en banque, il s’engage chez Réseau Ferré de France et découvre un autre terrain de jeu : l’aménagement du territoire. « Sur un projet de transport, on relie un point A à un point B. Alors que sur un projet d’aménagement urbain, le champ des possibles est infini. On travaille sur des enjeux techniques, esthétiques, sociaux et environnementaux. En pilotant des projets d’aménagement en Seine-et-Marne, j’ai découvert la richesse de la fabrique de la ville et le pouvoir de modifier le cadre de vie de nos concitoyens. »

Passeur de foncier

À la tête de l’Établissement Public Foncier Île-de-France depuis cinq mois, Guillaume Terraillot pilote désormais un acteur clé de la transformation urbaine francilienne. Sa mission ? Maîtriser le foncier pour permettre la production de logements abordables et de surfaces d’activité économique. « En tant qu’opérateur foncier, notre rôle consiste à acheter des terrains ou des biens immobiliers, à les porter, parfois à les dépolluer ou les démolir, puis à préparer le futur projet avec les collectivités, avant de céder le foncier à l’opérateur qui le réalisera. » L’Établissement réalise ainsi chaque année près de 500 millions d’euros d’acquisitions foncières et fournit 10 % du foncier nécessaire aux objectifs du Grand Paris. « Dans un contexte marqué par la crise du logement, la hausse des coûts de construction et le durcissement des conditions de financement, le foncier constitue le nerf de la guerre de la production urbaine. Savoir le maîtriser : c’est là la différence entre un projet qui voit le jour et un autre qui reste à l’état de dessin. »

Priorités urbaines

Déterminé à incarner la continuité de la politique menée par son prédécesseur, tout en imprimant sa marque, Guillaume Terraillot fait de la sobriété foncière une de ses priorités. « Nous devons accompagner la trajectoire du zéro artificialisation nette et aller davantage vers le recyclage urbain. Cela passe par la transformation de bureaux en logements, la réhabilitation de friches et la requalification des zones d’activité existantes. L’EPF intervient également sur les copropriétés dégradées d’intérêt national, ces grands ensembles urbains fragilisés qui concentrent souvent des problématiques sociales, urbaines et sanitaires. Autre priorité émergente : la renaturation urbaine. Les collectivités ont besoin d’être accompagnées pour recréer des espaces de respiration, lutter contre les îlots de chaleur et reconstituer des trames vertes. »

Profils hybrides

Ça vous donne envie de prendre part à l’aménagement du territoire ? Bonne nouvelle : l’EPF est en quête de profils variés ! Architectes, urbanistes, ingénieurs, écologues, juristes, et financiers, « nos métiers demandent une forte expertise technique et une capacité à faire dialoguer des mondes différents. Pour les jeunes ingénieurs, c’est un poste d’observation privilégié sur toute la chaîne de fabrication de la ville. Face à des projets complexes, il faut savoir mobiliser des compétences différentes, dialoguer avec des acteurs techniques comme politiques, et faire des arbitrages permanents. » D’où l’importance de profils hybrides comme celui de Guillaume Terraillot – entre expertise financière, infrastructures de transport et urbanisme – qui lui permet d’adopter une approche transversale. C’est votre cas ? Alors « vous aussi, prenez part à des projets durables qui façonneront le quotidien des habitants pendant des décennies ! » conclut-il.

Être utile ou être influent : faut-il vraiment choisir ? « Face aux grands défis actuels, être utile est une nécessité absolue. L’enjeu est de mettre ses compétences et son expertise au service de projets concrets qui améliorent le quotidien et transforment les territoires. L’influence ne doit pas être une finalité en soi, mais venir naturellement, avec l’expérience, la crédibilité et la capacité à convaincre. »

Les Ponts

« L’école m’a été essentielle pour son exigence technique et son ouverture sur la diversité des enjeux. J’y ai découvert l’importance des dimensions humaines et sociologiques dans l’aménagement du territoire. Aujourd’hui, j’y interviens dans le cadre d’un module Transport et Aménagement en milieu urbain et régional (TAMUR) porté par le département Ville, Environnement Transport de l’Ecole des Ponts PARISTECH. Mon objectif ? Montrer aux jeunes que ces métiers demandent de la rigueur, de l’engagement et une capacité à imaginer de nouvelles solutions pour les territoires. »

Contact : gterraillot@epfif.fr