62 % des dirigeants et des managers sont aujourd’hui prêts à recruter principalement sur la base des soft skills, révèle l’étude Cadremploi / Michael Page publiée en mai 2019. Alors pas question de négliger ses « compétences douces » quand on cherche son premier emploi. Nos conseils.

 

Les hard skills c’est fini ? Si les compétences techniques restent bien sûr un incontournable du recrutement, le savoir-être d’un candidat figure désormais en pole position des critères jugés très importants (à 82% quand même !), devant l’expérience ou le sacrosaint diplôme (9 %). 87 % des candidats et 96 % des recruteurs jugent d’ailleurs les soft skills importantes ou assez importantes.

 

Quand le digital rime avec comportemental

Des compétences comportementales qui prennent peu à peu le pas sur les compétences « dures » alors même que la place du digital, un domaine éminemment technologique, n’a jamais été aussi importante. Antinomique vous dites-vous ? Pas si sûr. « Dans un contexte où les performances techniques se périment rapidement, opérer un choix sur la base de qualités humaines est à la fois confortable et économique. La transformation digitale recompose le paysage des effectifs, des métiers disparaissent, d’autres se transforment. Mais avec les soft skills comme repères, les entreprises peuvent construire des parcours plus homogènes et fluides. Et ainsi assurer la continuité de la disponibilité de ces compétences en leur sein, au bon moment et au bon endroit » indique ainsi Cédric Gérard, directeur marketing Europe du Sud de Monster dans le livre blanc édité par le site de recrutement.

 

Mais alors, quelles sont les soft skills à maîtriser sur le bout des doigts pour matcher avec les recruteurs en 2020 ?

 

1/ Les soft skills de la créativité : Adieu les schémas de pensée dominante, l’heure est à l’ouverture des chakras ! Innovation et disruption sont aujourd’hui essentielles pour les entreprises qui recherchent ainsi des candidats qui n’ont pas peur de se frotter à l’exercice. Des candidats dotés d’esprit critique, capables d’observer, de raisonner et de résoudre des problèmes complexes, mais aussi d’identifier les ressources clés dans et hors de l’entreprise pour décider et donc, agir.

 

2/ Les soft skills de la com’ : Impossible de penser « out of the box » sans miser sur la communication. Prendre la parole en réunion ou en public, proposer des idées nouvelles, influencer, négocier, réseauter sont devenus des must. Une posture qui va de pair avec l’aptitude à travailler en équipe : faire sa route en solo, c’est terminé, place au collectif ! Plus question de performer seul, c’est la réussite de l’équipe qui compte. Une équipe hétérogène mais harmonieuse, où chacun apporte ses forces et ses atouts et apprend de ceux des autres.

 

3/ Les soft skills de l’adaptabilité : Ouverture d’esprit, prise d’initiative, capacité à changer de cap pour saisir des opportunités tout en gérant son stress : l’entreprise a plus que jamais besoin de profils agiles. Devenez les rois de la gestion de l’aléa et de l’instabilité !

 

4/ Les soft skills de la personnalité : Organisation, persévérance, confiance en soi, résilience, empathie, fiabilité… Tous ces traits d’intelligence émotionnelle sont vos meilleurs alliés. QE + QI : la clé d’un parcours réussi.

 

Ne négligez pas les life skills 

N’hésitez pas à valoriser vos « compétences de vie », toutes les expériences acquises dans votre parcours et qui pourront peut-être un jour vous servir dans votre vie professionnelle. Ou comment capitaliser sur les camps Scouts de votre enfance.

Vos soft skills sont partout

Dans votre CV et votre lettre de motivation bien sûr, mais pas seulement. Votre posture lors de votre entretien est aussi un bon indicateur : sourire, curiosité, sujets abordés… soyez attentifs à tout ! Même aux demandes de référence. Vous hésitez à donner le contact de votre dernier N+1 ou au contraire vous citez beaucoup (trop ?) de noms : ça en dit beaucoup sur vous, sur votre façon d’apprendre, de progresser et de gérer le feedback.