Insertion flash pour la promo 2019 ! Pour preuve, 85.7 % des jeunes diplômés ont été embauchés dans les deux mois suivant l’obtention du précieux sésame et 65.9 % d’entre eux avaient même trouvé leur premier emploi avant la fin de leurs études. Des chiffres record favorisés par la recherche de l’excellence bien sûr, mais aussi par la forte demande de cadres engendrée par l’amélioration des indicateurs économiques lors de leur entrée sur le marché du travail, fin 2019.

 

L’expérience, le meilleur passeport pour l’emploi

Une très bonne insertion professionnelle favorisée également par l’expérience acquise par les jeunes diplômés au cours de leur formation. Ainsi, le stage de fin d’études s’impose comme la première voie d’accès à l’emploi (28.8 %), tout particulièrement pour les jeunes ingénieurs : un tiers d’entre eux en profitent pour décrocher leur premier job. Autre booster d’employabilité : l’apprentissage, qui a séduit 15.1 % des promos 2019 (12 % chez les ingénieurs et 20.1 % chez les managers). La voie royale pour accéder au CDI. En effet, non seulement les diplômés par la voie de l’apprentissage trouvent un CDI plus rapidement que les diplômés par voie classique, mais ils sont aussi 85.3 % à être engagés en CDI (soit 3.1 points de plus que la moyenne).

Les réseaux sociaux pros sont dans la place !

L’importance des réseaux sociaux professionnels dans la recherche d’emploi se confirme. Ils sont en effet cités comme la seconde principale voie d’accès à l’emploi (à 11.1 %), devançant de 2 points les sites internet spécialisés dans l’emploi et de 3 points les relations personnelles.

Promo 2019, les indicateurs sont au vert

Car le CDI a encore de beaux jours devant lui chez les diplômés des grandes écoles. 82.2 % des diplômés 2019 ont ainsi été embauchés en CDI dès leur sortie d’école. Une stabilité qui se conjugue avec une progression des salaires. Le salaire brut annuel moyen d’embauche (hors prime) s’élève ainsi à 35 714 € (soit + 2.3 % en moyenne) avec des perspectives de salaire encourageantes notamment chez les diplômés des écoles de management qui peuvent espérer une hausse de 10 % de leur rémunération sur leurs deux premières années d’activité.
De bons indicateurs qui n’occultent pas pour autant la persistance d’inégalités femmes-hommes. Dans l’accès au CDI d’abord, moins important chez les diplômées (75.9 % contre 86.5 % chez les hommes). Au niveau salarial ensuite, avec une rémunération masculine de 5.9 % supérieure au salaire moyen des femmes. Un écart en légère baisse par rapport à l’an dernier (6.1 %).

 

Qui sont les premiers employeurs des jeunes diplômés ?

Et le monde d’après ?

Alors que la crainte d’une « génération sacrifiée » plane sur la promo 2020, la Conférence des Grandes Ecoles se veut confiante pour l’avenir. « Les grandes écoles apparaissent particulièrement bien armées  pour relever le défi de la relance, grâce à leur agilité, leurs liens étroits avec les entreprises et les recruteurs, leurs puissants réseaux d’alumni, la qualité des formations dispensées et l’excellence de leurs diplômés » indique Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE.

 

« Demain plus que jamais, les entreprises auront besoin, pour se réinventer, des jeunes talents solides et créatifs formés par nos grandes écoles » – Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE

 

« Si nous nous reportons à l’expérience de la crise financière de 2008, nous pouvons penser que les tensions sur le marché de l’emploi s’intensifieront dans les prochains mois, mais que dans la durée, les diplômés de nos grandes écoles continueront sans doute de se placer dans de bonnes conditions, avec cependant un effet retard. C’est la relation historique entre les grandes écoles et leurs entreprises partenaires qui sera très certainement la clé de voûte du maintien de la bonne insertion de nos diplômés » conclut Peter Todd, président de la commission Aval et DG de HEC Paris.