C’est la star des programmes de l’enseignement supérieur. Tout droit débarqué d’outre-Atlantique, les grandes écoles françaises se l’arrachent et les étudiants sont de plus en plus nombreux à vouloir s’orienter vers cette formation professionnalisante, tournée vers l’international. A mi-chemin entre la Licence et la prépa, le Bachelor s’articule autour de trois grands axes : la théorie, le savoir-faire et le savoir-être. Focus sur cette formation post-bac qui a le vent en poupe !

 

D’apparence, le Bachelor a tout d’une formation classique. Sur le même schéma que la Licence, il délivre un diplôme de niveau bac+3 sur le modèle du LMD (Licence, Master, Doctorat) et nécessite la validation de 180 crédits. Principalement dispensée dans les écoles de commerce, cette formation se démocratise et s’étend à bon nombre d’écoles de divers domaines : informatique, ingénieur, journalisme ou encore mode. Mais qu’est ce qui le différencie d’une autre formation ?

Bachelor : un format idéal et hybride

Marion Leparmentier (crédit ESCP Europe)

Le Bachelor combine à la fois théorie, expérience professionnelle et immersion internationale. Un programme condensé qui ouvre toutes les portes, aussi bien celles du Master que celles du monde du travail. « On insiste sur le fait que les cours sont assez généralistes. Il y a à la fois du management, des matières générales, des cours de soft skills, du libre art, des mathématiques et des langues » souligne Marion Leparmetier, directrice des études Europe Bachelor in Management à ESCP Europe. Un peu plus de six Bachelors sur dix sont des formations généralistes. L’option idéale si vous n’avez pas encore de projet bien défini. Vous aurez ainsi trois ans pour acquérir les fondamentaux du management, de la gestion ou de la finance. « C’est très diversifié et pluridisciplinaire. Quand on sort du lycée et que l’on n’est pas certain de ce qu’on veut vraiment faire, c’est un programme varié qui permet d’accéder à énormément de débouchés : de la finance jusqu’aux sciences politiques », explique Justine Altmeyer-Wagner, étudiante en 2e année du Bachelor of sciences à ESCP Europe. Ce cursus favorise également la pédagogie par projet. « En 1e année, les étudiants montent un évènement, qui leurs donne les clés pour la gestion d’un projet. En 2e année, ils réalisent des missions pour des startups et en 3e année ils se concentrent sur leur thèse. Un stage permet de valider chaque année.» Les écoles d’ingénieurs ont aussi leur Bachelor ! « Travaux pratiques, projets individuels ou collectifs, « Bachelor thesis » de deux mois à mener en troisième année : les étudiants sont régulièrement au contact de chercheurs et dans les laboratoires. Cette pédagogie permet aux étudiants de mettre immédiatement à profit les enseignements qu’ils reçoivent » assure Claire Lenz, Directrice déléguée du Bachelor de l’École polytechnique.

Cap sur l’international

La professionnalisation et l’internationalisation : des critères de choix pour les étudiants !

« Ce que j’aime le plus c’est le mix de cultures. C’est ce qui fait la richesse de notre programme. Nous venons tous de pays différents, d’éducations différentes, la mentalité est ouverte !», explique Justine Altmeyer-Wagner. « Notre force réside dans le recrutement directement sur nos campus » précise Marion Leparmentier. Un programme qui se fait exclusivement en anglais et permet aux étudiants de se perfectionner : « Avec ce changement de campus tous les ans, on n’oublie pas les langues. On a des cours de langues au même titre que les autres matières et surtout, les promotions sont hyper variées par rapport aux nationalités et aux langues parlées ». Le Bachelor offre également la possibilité d’un semestre d’études à l’étranger: « Nous avons des partenariats au niveau undergraduate avec des universités de premier plan mondial telles que l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne ou ETH Zurich, en Suisse, McGill ou l’Université de Toronto, au Canada, Georgia Tech, UC Berkeley ou UC San Diego, aux États-Unis, Peking University, en Chine ou University of Melbourne, en Australie » conclut Claire Lenz.

Claire Lenz (crédit – Ecole Polytechnique / Jérémy Barande)

Trouver un job ou poursuite en Master ?

 Faites votre choix ! Après un Bachelor, vous êtes opérationnel pour entrer sur le marché du travail, avec de très bons taux d’insertion. Parmi les diplômés qui décident de se lancer dans la vie active, en moyenne 8 sur 10 décrochent un contrat 3 à 6 mois après leur sortie. C’est le cas de Justine Altmeyer-Wagner : « Idéalement, j’aimerais avoir un peu d’expérience professionnelle. Beaucoup de diplômés du Bachelor trouvent un emploi. » D’autres étudiants poursuivent en master afin d’affiner leur orientation professionnelle. « J’aimerais poursuivre mes études au Canada ou aux États-Unis et me spécialiser dans une technologie de pointe. Je voudrais rejoindre un Master en Big Data, IoT ou bien en intelligence artificielle », explique Meryem Bennani, étudiante en Bachelor BX2021.

24H dans la peau d’un étudiant en Bachelor – Meryem Bennani
« Réveil chaque jour à 7h en écoutant de la musique. Cela m’aide à être toujours de bonne humeur durant la journée. Je prends mon petit-déjeuner en regardant les infos. La journée de travail démarre avec des cours magistraux, eux-mêmes suivis par des travaux dirigés ou pratiques au cours desquels nous travaillons en petits groupes pour résoudre les exercices et problèmes reliés au cours. Je déjeune au restaurant de l’École, le Magnan, avec mes amis. Je profite d’heures creuses entre mes cours pour aller à la bibliothèque. À la fin de la journée, quelques minutes me suffisent pour rejoindre ma chambre située sur le campus et m’accorder une pause avant de travailler mes cours. Les cuisines sont partagées entre plusieurs étudiants du Bachelor, ce qui nous permet de rester en contact et d’organiser des diners communs lorsqu’on ne fait pas notre propre repas. La cuisine me passionne et j’ai lancé un club culinaire au sein de la promotion qui se réunit autour de « cooking meetings » et d’un concours, le Bachelor Chef ! Je consacre aussi mon temps libre à d’autres activités, comme le rugby que j’ai découvert à l’X, la course à pied et le théâtre. Je profite généralement des soirées pour travailler et partager du temps avec mes amis et il m’arrive de regarder une de mes séries préférées avant de me coucher. »

 Les concours pour intégrer un Bachelor

 – Atout+3 Bachelor (3 ans) pour BSB, EM Normandie, GEM, ESC Clermont, ICN BS, La Rochelle BS, Télécom EM

– EGC Bachelor (3 ans) sur 22 campus

– Ecricome Bachelor (3 ans) pour d’EM Strasbourg et Kedge BS à Bordeaux, Marseille, Avignon, Bastia, Bayonne et Toulon

– Pass BBA (4 ans) pour l’INSEEC Bordeaux et Lyon et de l’EDHEC Lille et Nice

– Sésame BBA (4 ans) pour l’ESSEC, Kedge BS, La Rochelle BS, NEOMA BS, SCBS

-Le concours Audencia Bachelor pour la business school nantaise

 Le saviez-vous ? EDHEC Business School lance son premier Bachelor 100 % digital de niveau bac+3 : EDHEC Online. Ce parcours pédagogique propose des modules innovants tels que : Enjeux du Big data et de l’intelligence artificielle, Stratégie et design thinking ou encore nouveaux business models. Dès le printemps 2020, les participants pourront intégrer une spécialisation en innovation et entrepreneuriat avec Stanford (SCPD).

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