Quel est le meilleur endroit pour suivre Continental Automotive ? Le CES de Las Vegas plus que le salon de l’automobile ! Voiture connectée, conduite autonome, électronique embarquée… Le groupe allemand est un expert de l’innovation. Antoine Jouin (DEA, université d’Orsay 81), son président, montre la route qu’il a tracée pour Continental Automotive France.

 

CREDITS CONTINENTAL

Voiture autonome, véhicule connecté, auto partagée… le monde de l’automobile vit une mutation sans précédent à laquelle Continental Automotive est préparé. Comment ? Grâce à une innovation constante depuis près de… 150 ans !

Mobility as a Service

Aujourd’hui, l’heure est à la mobilité intermodale. Une profonde mutation qui impose de transformer l’entreprise. « Je suis sans cesse à l’écoute du client, des salariés mais aussi du consommateur pour concevoir les nouveaux business models basés sur l’usage. C’est pourquoi l’entreprise évolue vers la fourniture de services. » De plus en plus, le véhicule devient un support ouvert : Continental Automotive a ainsi développé un partenariat avec Météo France pour utiliser la voiture comme capteur météo en temps réel !

Les jeunes deviennent moteurs : Continental Automotive France a mis en place des groupes transverses intégrant de jeunes potentiels en relation directe avec le top management. « Tous les ans, nous proposons à de jeunes potentiels qui ont déjà fait leurs preuves de travailler en groupe sur des thèmes sur lesquels ils ne travaillent habituellement pas.  Mais ils peuvent aussi amener leurs propres sujets, souvent très différents. »

L’innovation pour garantir le futur

Continental Automotive figure dans le top 20 des entreprises les plus innovantes de France (classement INPI 2016). À sa tête depuis 8 ans, Antoine Jouin pousse ainsi à une innovation interne pour permettre aux équipes de rester en permanence ouvertes aux nouvelles technologies. « Nous avons de multiples contacts avec les laboratoires de recherche, les start-ups, les PME… soit un écosystème complet autour de l’innovation pour que nos équipes R&D ne restent pas concentrées sur elles-mêmes. » Objectif : se disrupter soi-même !

Continent Digital Services France : Preuve de cette innovation constante, le groupe a ouvert Continent Digital Services France en 2016 sur le véhicule connecté et autonome. « Demain, la voiture sera connectée au cloud pour y remonter des informations telles que la présence d’une zone de travaux, d’un objet sur la route, etc., les analyser et les restituer pour ainsi éviter l’accident. »

Les métiers du futur

Le véhicule actuel n’est pas compatible avec la rapidité avec laquelle le monde change. C’est pourquoi l’automobile intègre un certain nombre de métiers nouveaux, notamment autour de de l’IT et des systèmes connectés. « Nous avons besoin en France de redévelopper tous les systèmes d’alternance pour renforcer la diversité des profils et conserver cette richesse dans l’approche. » Outre les axes classiques de formation, le groupe offre aussi des dispositifs innovants à ses collaborateurs. Par exemple, des conférences sont proposées aux managers par des experts spécialistes du marché français qui appréhendent les sujets du management mais qui travaillent aussi dans le monde du sport ou de l’art. À la clé : les ouvrir au monde extérieur. Une nécessité pour l’entreprise qui crée 1 000 emplois chaque année !

Démystifier les métiers industriels : Continental Automotive France s’investit dans de nombreuses associations pour promouvoir les métiers de l’industrie auprès des jeunes. Parmi elles : Elles bougent qui, dès le collège, valorise l’industrie auprès des jeunes filles ; Nos Quartiers ont du Talent qui offre du mentoring et du coaching ; et l’École de la 2e chance. « Nous leur avons confié un robot collaboratif avec la mission de le configurer pour le rendre opérationnel en une semaine. Et ils ont réussi ! Il faut démystifier ce monde qui fait peur pour faire en sorte que les jeunes l’adoptent. »

Une culture commune

Confiance, passion de gagner, liberté d’action, esprit d’équipe, voilà les 4 piliers de la culture interne du groupe. Et ça marche ! 85 % des collaborateurs et collaboratrices interrogés déclarent les soutenir pleinement. De quoi faciliter les passerelles dans les 56 pays du groupe ! « En France, nous envoyons une trentaine de jeunes en VIE chaque année. Nous avons ainsi plus de 50 collaborateurs à l’international en permanence. Certain-e-s partent en délégation pendant 3 ans, d’autres restent plusieurs années en Chine, au Brésil, aux États-Unis… Nous accueillons également plus de 50 nationalités différentes ! »

We l.o.v.e. Europe – Europa without Borders : À travers son programme We l.o.v.e. Europe, Continental envoie pendant quelques semaines des jeunes chômeurs sur ses sites en Europe. En 2017, plus de 50 d’entre eux ont ainsi tenté l’aventure. « Cela nous permet de comprendre les freins potentiels à la mobilité de demain. Certains postulent ensuite en alternance chez nous ou complètent leur formation. C’est pour eux une découverte du monde du travail. »

Se sentir bien pour travailler

La formation n’est pas le seul axe d’attention que la marque porte à ses collaborateurs. Le groupe a ainsi développé la flexibilité au travail dans ses 56 pays autour de 3 axes : le travail à domicile, le temps partiel et le congé sabbatique. Objectif : résoudre les problèmes liés à la mobilité de demain. « Nous travaillons beaucoup sur le développement du bien-être au travail pour anticiper le futur. Nous avons ainsi un grand nombre de salariés en télétravail en France, des collaborateurs en horaires décalés… En parallèle, nous déployons en interne des salles de sport, des services de conciergerie… » Une initiative réussie puisque le taux de turn over est inférieur à 1 %.

Votre 1er défi : apprendre tout au long de votre vie

Comment alors réussir dans un monde qui se transforme aussi vite ? En continuant à apprendre tout au long de votre carrière ! Mais pas uniquement. La maîtrise d’au moins 2 langues étrangères est la clé de l’ouverture à l’international. Un plus indispensable pour avoir une vraie capacité à changer d’environnement ou de métier. « Le diplôme, c’est bien en début de carrière mais il est nécessaire ensuite de démontrer votre personnalité et votre capacité à vous intéresser pour avancer. Le savoir-être prime sur la maîtrise des technologies. » Un dernier conseil ? Changez de poste tous les 7 ans maximum sinon vous aurez plus de mal à évoluer par la suite.

« Placer l’Homme au centre de l’industrie du futur »

 

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