interview Mathilde Maillard RATP Infrastructures
La ligne 10 du métro est la première ligne adaptée au nouveau train MF19, désormais en circulation. - ©RATP-Estelle Revesche-Pucharski

RATP Infrastructures : le métro ne s’arrête jamais. L’ingénierie non plus – L’interview de Mathilde Maillard

Derrière chaque rame de métro, une ingénierie invisible travaille à transformer le réseau sans jamais l’arrêter. À RATP Infrastructures, business unit du groupe RATP, cette mission est au cœur du rôle de Mathilde Maillard (X07, Ecole nationale des Ponts et chaussées 12), responsable de l’entité d’intégration des maîtrises d’œuvre des modernisations de lignes de métro. Une fonction stratégique, à la croisée des grands projets et des enjeux du quotidien.

interview Mathilde Maillard RATP Infrastructures
©RATP Infrastructures-Sarah Vincent

Derrière l’arrivée des nouveaux trains MF19 sur huit lignes de métro, c’est une transformation en profondeur du réseau de transport francilien qui se joue. « On renouvelle quasiment la moitié de la flotte actuelle, avec un rythme inédit : une ligne équipée par an » explique Mathilde Maillard. Loin d’un simple changement de matériel, ce programme mobilise l’ensemble des expertises du groupe. « Accueillir un nouveau train, c’est revoir les quais, la voie, l’énergie, la signalisation, les systèmes de pilotage, de supervision et d’informations. Tous les corps de métier sont concernés. » À cela s’ajoutent les centres de maintenance, eux aussi transformés pour s’adapter à cette nouvelle génération de trains. Mais la vraie singularité de la RATP se joue ailleurs : dans la contrainte. Ici, pas question de repartir de zéro. « On travaille sur un réseau existant, très dense, qui doit continuer de fonctionner. Il faut que tout soit prêt et fonctionne le lendemain matin, en toute sécurité. » Un défi d’autant plus complexe que les temporalités s’étirent. « Il faut environ dix ans entre les études initiales et l’arrivée du premier train. Pour celui-ci, l’infrastructure et le système de transport doivent avoir été adaptés et modernisés. Et ensuite, pendant quelques années, anciens et nouveaux matériels cohabitent. » Une ingénierie de précision, où chaque modification doit s’intégrer sans rupture.

L’ingénieur RATP, chef d’orchestre de systèmes complexes

Dans cet environnement exigeant, le métier d’ingénieur à la RATP dépasse largement la technique pure. « On conçoit, on déploie, on pilote, mais surtout, on intègre. Notre rôle, c’est de faire en sorte que tous les systèmes fonctionnent ensemble » détaille Mathilde Maillard. Un travail d’orfèvre, au cœur d’une organisation intégrée où les équipes d’ingénierie collaborent étroitement avec les exploitants et les mainteneurs. « On ne s’arrête pas à la conception : on accompagne les projets pour toutes les mises en service, et même au-delà. » Cette proximité avec le terrain impose des arbitrages permanents, dans des environnements contraints où chaque décision engage la sécurité, la performance et la continuité du service. Dans un secteur encore en mutation, Mathilde observe une féminisation progressive des équipes, tout en rappelant que, sur le terrain, c’est avant tout la maîtrise technique et la capacité à faire avancer les projets qui font la différence. Une approche pragmatique, où l’exigence collective prime. « Ce qui compte, c’est l’intérêt du projet et son impact. Transporter des millions de voyageurs, ça donne du sens. »

Rejoindre RATP Infrastructures : des projets à grande échelle, un impact immédiat

Cette dynamique s’accompagne d’un besoin massif de talents. Entre le déploiement du MF19, la modernisation du réseau et l’arrivée en gestion technique du réseau du Grand Paris Express, les projets s’enchaînent à un rythme soutenu. « On a un programme de recrutement important, avec des besoins en ingénieurs systèmes, en énergie, en génie civil, mais aussi en gestion de projet. » Des profils capables d’évoluer dans des environnements complexes et de coordonner une multitude d’acteurs. « Les projets imposent de relier l’ingénierie, l’exploitation et la maintenance. Il faut des profils polyvalents et curieux. » Mais au-delà des compétences, c’est une expérience singulière qui est proposée. « On travaille sur des projets à fort impact, visibles du public, avec ce défi permanent : faire évoluer un réseau en continu. » Et les perspectives sont là. « Sur la modernisation, on a de la visibilité au moins jusqu’à 2035. » Sans compter les passerelles internes, qui permettent de naviguer entre conception, maintenance ou exploitation. « On peut concevoir et déployer un système, puis le maintenir. On n’est jamais enfermé dans un seul métier. » Dans un secteur où l’impact concret devient un critère clé, la promesse est claire : participer à des projets d’envergure, qui façonnent les transports publics, essentiels à des millions de personnes.

Être utile ou être influent : faut-il vraiment choisir ? Je ne pense pas qu’il faille choisir. Être utile, c’est le moteur, être influent, c’est le moyen.

Chiffres-clés du groupe RATP : Présence dans 16 pays sur 5 continents / 3ème opérateur de transport urbain / 3 500 postes à pourvoir en IDF

Contact : Découvrez les opportunités sur le site ratp.fr/carrieres