Interview Stéphanie Kien et Elodie Izydorczyk Endress+Hauser
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Prêts pour une carrière sur mesure chez Endress+Hauser ? l’interview de Stéphanie Kien et Elodie Izydorczyk

Prêts à faire des étincelles dans l’industrie 4.0 ? Plongez chez Endress+Hauser, pionnier mondial de l’instrumentation et de l’automatisation industrielle. Dans cette entreprise familiale, la méritocratie et l’innovation propulsent les jeunes talents vers des aventures uniques. Laissez-vous inspirer par Stéphanie Kien (IUT de Mulhouse 04) et Elodie Izydorczyk (Université de Strasbourg 96) respectivement Directrice Administrative & Financière de la filiale française et Responsable de production de débitmètres électromagnétiques de grande dimension.

Quelle est la place d’Endress+Hauser dans l’Hexagone ?

Stéphanie Kien et Elodie Izydorczyk. Endress+Hauser France est une filiale du groupe familial suisse éponyme présent dans plus de 50 pays. Installée en Alsace depuis 62 ans, elle excelle dans l’instrumentation et l’automatisation industrielle et commercialise des instruments de mesure de pointe (niveau, débit, pression, température, analyse liquide et optique) pour le marché français et d’Afrique francophone. Ses solutions – destinées à des secteurs aussi variés que la chimie, la pétrochimie, le traitement de l’eau, l’agroalimentaire ou l’énergie – assurent à ses clients une optimisation des procédés, une amélioration de l’efficacité économique, une réduction de l’impact environnemental, tout en garantissant la sécurité des installations. Notre site de production basé à Cernay abrite quant à lui la plus grande usine européenne de débitmètres électromagnétiques, Vortex et ultrasons. Le groupe est également présent en France avec Endress+Hauser Process Analysis Support localisée sur le campus de Saint-Priest près de Lyon, et Analytik Jena France basée à Saint-Aubin en région parisienne.

Stéphanie, comment accompagnez-vous la croissance de la filiale à travers la gestion des ressources financières et humaines ?

Interview Stéphanie Kien et Elodie Izydorczyk Endress+Hauser
Stéphanie ©Endress+Hauser

Le rôle du DAF a profondément évolué, bien au-delà d’une simple fonction support. Il s’inscrit désormais comme un véritable partenaire stratégique, capable d’accompagner la croissance de l’entreprise tout en assurant sa durabilité. Ce rôle consiste à orienter les décisions, trouver l’équilibre entre profits, risques, et dynamisme commerciale. Il implique également la sécurisation des comptes, le pilotage de la performance et le renforcement des équipes. Cet aspect m’intéresse particulièrement : faire évoluer le travail collectif, tout en faisant grandir les talents individuels.

Quid de vos dossiers stratégiques ?

Stéphanie Kien. Cette année, l’équipe et moi-même avons été activement impliquées dans deux gros dossiers. Le premier est l’intégration des collaborateurs et de l’offre gas measurement de SICK (expert allemand de l’automatisation industrielle). Le second concerne le déménagement du siège de la filiale (Huningue), prévu début 2026, vers notre futur campus de Cernay, qui réunira les équipes supports, commerciales et la production, pour laquelle Elodie travaille. A long terme, je contribue à la stratégie 2027 du groupe, qui vise une croissance durable, en relevant les défis de la décarbonation et de la digitalisation. Et c’est justement le sujet de digitalisation qui m’occupe sur le moyen terme. En effet, grâce à la digitalisation, nous allons optimiser nos outils et faire évoluer nos métiers de la finance et du contrôle de gestion.

Élodie, décrivez-nous votre quotidien de manager et leader à l’usine de Cernay.

Interview Stéphanie Kien et Elodie Izydorczyk Endress+Hauser
Elodie ©Endress+Hauser

Je suis l’une des six responsables de production du site de Cernay et supervise la production de débitmètres standards ou sur-mesure. Ce rôle demande une analyse fine, une gestion claire des priorités, mais aussi une grande flexibilité. Le client est au centre des décisions dans un contexte où le respect des délais de livraison est crucial. En ce sens, je valorise l’intelligence émotionnelle et situationnelle et place l’humain au cœur de mon management afin de bâtir un collectif soudé, motivé et aligné. Je n’hésite pas à remettre les choses en question et à adapter mon management pour redynamiser les équipes afin d’atteindre nos objectifs.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’instrumentation et l’automatisation industrielles ?

Elodie Izydorczyk. Après 28 ans dans l’industrie pharmaceutique, où j’ai régulièrement utilisé les débitmètres de grande qualité d’Endress+Hauser, j’ai voulu relever un nouveau défi en rejoignant le groupe. Passer d’utilisatrice à productrice était l’opportunité de sortir de ma zone de confort, de me remettre en question et de progresser. Ce challenge a été mon moteur. En découvrant le site de production de Cernay, un outil industriel remarquable, j’ai tout de suite été conquise par son potentiel et motivée à contribuer activement à son développement.

Dévoilez-nous quelques secrets d’un leadership gagnant dans l’industrie !

Elodie Izydorczyk. À 23 ans, j’ai pris en charge mon premier service de 70 personnes dans l’industrie, un milieu très masculin où mes équipes étaient techniquement plus expérimentées. Pour gagner leur respect et établir ma légitimité en tant que jeune femme manager, j’ai adopté une approche terrain. Je me suis immergée dans leurs métiers en passant du temps à chaque poste pour comprendre leurs expertises et leurs défis quotidiens. J’ai écouté activement, tout en communiquant clairement sur mes attentes et le cadre de travail que je souhaitais mettre en place. En étant facilitatrice, exemplaire et juste, j’ai instauré un climat de confiance et de respect mutuel. Cette approche humaine et structurée, m’a permis de m’intégrer avec succès et de fédérer mes équipes chez Endress+Hauser.

Stéphanie Kien. En 2023, j’ai été la première femme à rejoindre le comité de direction d’Endress+Hauser en plus de 60 ans d’histoire. Intégrer ce comité a représenté un beau défi, notamment en raison de mon ancienneté récente. Pour gagner en crédibilité et en légitimité, la clé a été de démontrer mon expertise technique et mon savoir-faire dans la fonction de DAF. Faire preuve d’assertivité tout en restant empathique et bienveillante a aussi été essentiel, car les messages livrés avec spontanéité et franchise peuvent être perçus différemment, selon qu’ils viennent d’un homme ou d’une femme.

Être une femme TalenTueuse en 2025, c’est…?

Elodie Izydorczyk. C’est concilier aptitudes, compétences, objectifs et valeurs, tout en étant assertif. Cela signifie développer l’intelligence collective dans les équipes, identifier les talents et leur donner confiance. C’est placer les intérêts de l’entreprise avant les siens. C’est également trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle pour s’épanouir pleinement.

Stéphanie Kien. C’est exiger l’égalité tout en étant différente, être ambitieuse sans être arrogante, être exigeante sans être parfaite, être vulnérable sans être faible. Démontrez une excellence technique sur votre poste pour vous protéger des stéréotypes de genre et consolidez votre légitimité. Osez prendre la parole, bâtissez un réseau pour accroître votre visibilité, engagez-vous dans des projets transverses et entourez-vous de mentors et d’alliés. Restez surtout fidèles à vous-mêmes, sans chercher à copier un leader masculin ou féminin.

Bon à savoir

  • Endress+Hauser mise sur des profils à double compétence ingénieur/commercial pour répondre à la haute technicité de ses produits.
  • Le groupe promeut la loyauté et la fidélisation de ses talents, soutenant des parcours professionnels enrichissants. Sa devise : Servir le client d’abord, gagner ensuite.
  • Son programme mondial Women Integrated Network (WIN) promeut l’empowerment des femmes et leur ascension aux plus hauts postes.
  • La culture du groupe – incarnée par des rapports directs et l’implication des membres de la famille himself pour former les futurs managers, est rapidement palpable.

Contact : careers.endress.com/france