L’INSEAD, The Business School for the World,annonce le lancement de Botipedia, le plus grand portail de connaissances encyclopédiques au monde. L’intelligence artificielle ouvre une nouvelle ère du savoir avec la création d’un portail 6 000 fois plus vaste que Wikipédia
Des volumes imprimés du XIXe siècle aux CD-ROM des années 1990, jusqu’à Wikipédia et sa rédaction collaborative en ligne, les encyclopédies ont toujours reflété les avancées technologiques de leur époque. La prochaine étape s’appelle Botipedia.
Conçu par Phil Parker, professeur de sciences de gestion à l’INSEAD et pionnier de l’intelligence artificielle générative, Botipedia s’appuie sur des centaines d’algorithmes pour reproduire — et dépasser — le travail de milliers de contributeurs humains.
Chaque entrée est produite grâce à la technologie DMG (Dynamic Multi-method Generation), qui combine une vaste bibliothèque d’archives et des flux de données satellitaires afin de générer un contenu vérifiable, sourcé et de haute qualité. Botipedia cite directement des sources fiables ou crée du contenu original à l’aide de techniques de génération de langage naturel conçues pour éviter les erreurs factuelles et garantir la fiabilité des informations.
Là où Wikipédia compte quelque 64 millions d’articles en anglais, Botipedia peut produire plus de 400 milliards d’entrées dans plus de 100 langues. Aucun sujet, événement, territoire ou idiome n’est trop obscur pour échapper à sa couverture.
« Nous avons créé Botipedia pour offrir à chacun un accès égal à la connaissance, sans qu’aucune langue ne soit laissée de côté », explique Phil Parker, créateur de Botipedia.
« Notre approche privilégie les données traçables et les sources vérifiables, afin de permettre aux utilisateurs d’explorer la pluralité des points de vue plutôt qu’une vision unique et potentiellement biaisée. »
Contrairement aux modèles génératifs généralistes tels que les grands modèles de langage (LLM), Botipedia adapte sa méthode à chaque type de contenu.
Les textes et tableaux relatifs à la météo, par exemple, sont générés pour toutes les coordonnées possibles à l’aide de méthodes géospatiales, garantissant une précision et une exhaustivité inédites.
Cette architecture permet également à Botipedia d’être plus économe en énergie, en consommant une fraction de la puissance de calcul nécessaire aux approches fondées sur les GPU, comme ChatGPT.
Botipedia vise à réduire les déséquilibres linguistiques dans l’accès à l’information.
Alors que Wikipédia recense plus de 7 millions d’articles en anglais, mais seulement 40 000 en swahili, Botipedia ouvre la voie à une démocratisation réelle du savoir pour des millions de locuteurs de langues aujourd’hui sous-représentées.
Enfin, l’INSEAD déploie déjà la technologie DMG à des fins internes, notamment pour le développement de carrière des étudiants et la recherche académique de son corps enseignant et de son personnel.
« Botipedia s’inscrit parmi les nombreuses initiatives du Human and Machine Intelligence Institute (HUMII) que nous développons à l’INSEAD, » déclare Lily Fang, doyenne de la recherche et de l’innovation à l’INSEAD. « Il s’agit d’une application concrète de notre propriété intellectuelle, conçue pour aider à la prise de décision grâce à des connaissances enrichies par la technologie.
Notre ambition est de créer des technologies qui donnent plus de sens et de qualité à notre travail comme à notre vie, tout en préservant la liberté et la valeur de l’humain à l’ère de l’intelligence. »
