Nos doctorants ont du talent ! C’est pourquoi le Journal des Grandes Ecoles et Universités les met à l’honneur. Aujourd’hui, Lucile Druel, doctorante au sein de l’équipe du Cemef (Centre de Mise en Forme des Matériaux) de MINES ParisTech présente son travail sur les aérogels biosourcés. Des matériaux respectueux de l’environnement et qui disposent, entre autres, de propriétés de super isolants thermiques.

 

Le Prix Innovation imagin’maïs !

Le prix Imagin’maïs a été lancé par les intervenants de la filaire du maïs dans le but de valoriser cette denrée. Le projet du Cemef MINES ParisTech, réalisé dans le cadre de mon stage de fin d’études, sur les « Matériaux innovants et fonctionnels à base d’amidon : les bio-aérogels » a reçu à cette occasion, en février dernier, le Prix de l’Innovation imagin’maïs. Je réalise à présent mon doctorat sur les aérogels de cellulose, dans le cadre du projet européen Nanohybrids.

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Un procédé 100% vert

Le procédé de fabrication des aérogel est 100% vert, il n’utilise aucun produit toxique ou nocif pour l’environnement. Les aérogels qui en résultent disposent de propriétés d’isolation thermique exceptionnelles (aérogels d’amidon), d’une structure très poreuse, ainsi que d’une forte résistance en compression, pour des débouchés industriels prometteurs : du bâtiment à l’industrie pharmaceutique en passant par le biomédical.

 

Spécialiste des « bio-aérogels »

A l’issue de mon stage de fin d’études, j’ai saisi l’opportunité de continuer à évoluer parmi les spécialistes mondiaux des aérogels biosourcés, et notamment aux côtés de Tatiana Budtova, Directeur de recherche au Cemef MINES ParisTech, pôle Polymères et Composites BIO-sourcés. Doctorante depuis janvier 2016, je prépare ma thèse sur les aérogels de cellulose avec pour objectif de développer des procédés de fabrication pour les produire sous forme de particules et de pouvoir envisager leur utilisation à l’échelle industrielle. Réalisée dans le cadre de Nanohybrids, projet européen sur les aérogels nanostructurés organiques et hybrides effectué dans le cadre du programme Horizon 2020, l’objectif général de Nanohybrids est le développement de nouvelles générations d’aérogels organiques et hybrides pour des applications industrielles.

 

Ma thèse, et après ?

A l’issue de ma thèse, en janvier 2019, je souhaiterais poursuivre mon parcours dans le secteur de la recherche fondamentale, dans le public ou dans le privé, éventuellement à travers un post-doc à l’étranger, pour découvrir un nouveau pays, de nouveaux laboratoires et une nouvelle façon de travailler. Je pense que les matériaux biosourcés ont un très bel avenir devant eux puisqu’ils seront très certainement les matériaux les plus utilisés dans un futur proche. La recherche l’a bien compris et de plus en plus de laboratoires s’intéressent désormais à ce sujet.

 

Mon parcours, en quelques mots

Niçoise d’origine, j’ai suivi des études d’ingénieur à l’Université de technologie de Troyes (UTT), avec pour spécialisation « Matériaux : Technologie et Economie ». Je me suis également spécialisée via un double diplôme, un master dans les Technologies et Mécanique des Matériaux Avancés. Animée par la volonté de mettre ces connaissances d’ingénieur au profit de projets utiles pour l’avenir de la planète, j’ai ensuite choisi de rejoindre, pour mon stage de fin d’étude, le centre de recherche Cemef – MINES ParisTech, basé à Sophia Antipolis, pour travailler sur les aérogels d’amidon. L’opportunité d’effectuer une thèse sur les aérogels de cellulose s’est ensuite présentée à moi.

Pour en savoir plus :

https://www.linkedin.com/in/lucile-druel-ab181ba8/?ppe=1