A 23 ans, Laura a déjà 7 ans de rugby derrière elle. Actuellement étudiante À SKEMA à Lille, elle est également capitaine de l’équipe de rugby de Villeneuve d’Ascq. Appelée à passer deux mois au Centre National de rugby en vue d’une sélection pour la Coupe du monde de rugby à 7 de l’été dernier, Laura revient sur son parcours et son ascension dans ce sport d’équipe .

Laura Di Muzio, ballon en main !

Laura Di Muzio, ballon en main !

Le rugby… l’école de la vie !
« Mais c’est tellement vrai comme définition ! » confie Laura. « Le rugby : c’est le groupe, la cohésion. Chaque membre de l’équipe est prêt à se mettre en danger pour l’autre, pour marquer le point et mener le groupe vers la victoire. C’est la plus belle preuve de solidarité. Non que je n’adhère pas à la philosophie de Coubertin, participer c’est très bien ! Mais quand on est toutes ensemble sur le terrain, l’objectif c’est de gagner et chacune d’entre nous est prête à tout pour atteindre ce but ! Nous sommes animées par un esprit de solidarité unique. Le rugby est le seul sport de combat… Collectif ! »

 

Quand tout a commencé…
Laura s’est essayée au rugby à l’âge de 16 ans avec sa soeur jumelle, après avoir fait 7 ans de football. « Quand on a eu 14 ans, l’ambiance du football ne nous a plus convenu. La concurrence bien trop palpable entre les joueuses ne correspondait pas à ce que l’on attendait du sport. Je me sens beaucoup mieux dans l’univers du rugby, l’atmosphère est magique ! » L’élément déclencheur ? Sa rencontre avec le coach sportif du lycée, Monsieur Laurette. « C’était un coach extrêmement moteur ! La formation qu’il m’a apportée a vraiment marqué mon parcours », raconte-t-elle.

 

Je me sens beaucoup mieux dans l’univers
du rugby, l’atmosphère est magique !

Quand le rugby rencontre les études !
« Pour être une super rugbywoman, il faut être passionnée et très organisée ! » D’ailleurs, en prépa, Laura n’a pas eu le choix : « J’avais trois entrainements par semaine et des matchs tous les week-ends ! » Mais pour Laura, pratiquer un sport à haut-niveau en prépa s’est révélé être une force fondamentale. « Cela m’a imposé une discipline encore plus grande, ce qui m’a apporté un excellent équilibre. J’en profite pour remercier l’administration de SKEMA qui aujourd’hui m’apporte une aide et un soutien précieux afin de pouvoir concilier mon emploi du temps d’étudiante et celui de sportive. »

 

La Coupe du Monde cet été ?
Une liste de 22 joueuses a été établie. Ces espoirs du rugby féminin ont été réunis à Marcoussis au Centre National de rugby afin de les entrainer pendant tout le mois de mai et de juin, en vue de choisir parmi elles les 14 finalistes sélectionnées pour disputer la Coupe du Monde ! Pendant ces deux mois où les jeunes filles vivent au rythme du rugby, elles sont constamment observées par leurs entraineurs en quête des meilleures performances. Les élues seront choisies par rapport à leur performances en club, et aux tournois de préparation.

 

La 3ème mi-temps !
Lorsqu’elles reviennent d’un match en train, Laura et ses acolytes n’ont qu’un seul but : prendre le micro du contrôleur pour inviter tout le compartiment à se réunir dans le wagon bar pour boire un verre ! « Pendant la 3ème mi-temps, nous faisons l’élection du talon d’or, mais aussi la boulette d’or ! »

 

Anne-Sophie Mathieu