5G, fibre optique, IoT, cloud, big data, intelligence artificielle, cybersécurité, etc. Le secteur des télécommunications a de quoi séduire les accros de la tech… mais pas que ! L’influence des GAFAM oblige les acteurs des télécoms à entamer une profonde mutation dans laquelle les soft skills sont clés. 

 

Connectez-vous avec le monde

Depuis le début des années 2000 et l’explosion d’internet, les télécommunications ne cessent d’occuper une place centrale au sein de l’économie mondiale. Et ça n’est pas près de s’arrêter : en 2025, 71 % de la planète aura accès à un réseau mobile.

  • 3,4 milliards de dollars d’actifs et 1 500 milliards de dollars de recettes[1]
  • Plus de 4,6 milliards d’abonnés uniques à un réseau mobile en 2020[2]
  • Plus de 4,54 milliards d’individus ont accès à internet en 2019[3]
  • 2,5 trillions de bytes de données générés par jour, soit 25 000 Go par seconde[4]

 

Les 5 technologies qui vont transformer les métiers

D’ici 2022, 5 technologies vont disrupter le secteur des télécoms… et ses métiers :

  1. Le big data et l’analytique avancée vont généraliser les solutions de design prédictif des offres ou de gestion de l’engagement des salariés.
  2. L’intelligence artificielle (chatbots, scripts intelligents automatisés…) permettra de converser en temps réel avec le client.
  3. Les objets connectés permettront à un très grand nombre de supports différents de communiquer entre eux et avec vous.
  4. Les réseaux virtualisés transformeront la gestion des réseaux à distance.
  5. Les espaces de travail virtuel ou en réalité augmentée, les outils d’optimisation de flux de travail ou les plateformes d’innovation collaborative.

(source : étude de l’Observatoire des Métiers des Télécommunications, 2019)

 

Un chiffre clé du secteur

Vers 100 milliards d’objets connectés en 2030 !

 

Les softskills pour évoluer dans ce secteur ?

  • La créativité et la prise de risque (et son corollaire : la promotion de l’échec).
  • La capacité à travailler dans un environnement professionnel multiculturel.
  • La conscience des enjeux de sociétés, des enjeux sociaux et environnementaux du numérique.

(source : Bertrand David, Télécom ParisTech)

 

Le salaire annuel moyen

  • Ingénieur télécom : 57 600 €
  • Chef de projet : entre 45 et 50 000 €
  • Fonction cadre : 63 000 €
  • Architecte réseau télécoms : 76 000 €
  • En moyenne, un jeune dip’ gagnera autour de 35 – 40 000 € par an.

 

3 questions à Bertrand David, Professeur et Doyen de Télécom ParisTech

Comment se porte le secteur des télécoms ? Le secteur est très porteur, en évolution rapide et plein d’opportunités pour nos étudiants. Aussi bien sur des aspects « Télécom » (5G, réseaux et IoT, sécurité des réseaux…) que sur les aspects de transition numérique des entreprises (science des données, machine learning, IA, confiance numérique, cryptographie…). Avec cette acception large du mot « télécom » s’étendant au numérique, le secteur est en demande de talents.

Quelles sont les tendances clés ?  L’augmentation des débits, la diminution des temps de réponse (latence), la croissance du nombre d’objets connectés… Du côté traitement : la virtualisation, le « edge computing » et les réseaux intelligents.

Quels sont les enjeux du secteur des télécoms ? Sans être exhaustif, je citerai :
Des enjeux matériels : l’augmentation des fréquences utilisées pour la 5G impose une multiplication des sites radio qui peut poser des questions d’investissements et de déploiement d’infrastructures.
Des enjeux de confiance numérique et, par corollaire, de souveraineté nationale. On a bien vu la réaction des États-Unis vis-à-vis de Huawei par exemple.
À plus long terme, l’advenue de l’ordinateur quantique peut sonner le glas des codes de protection des données actuels. Avec l’augmentation des débits et de la réactivité et la multiplication des objets connectés, de nouveaux usages et de nouvelles techniques vont également être à imaginer.
Enfin, l’augmentation du nombre de données collectées, de leur transport et des traitements afférents appelle une consommation croissante d’énergie, ce qui pose clairement la question de l’impact environnemental de ces évolutions. L’ingénieur du numérique devra donc se montrer capable d’éco-concevoir des dispositifs innovants.

[1] Forbes, 2018, « Beyond connectivity: three strategies for telecom growth »

[2] Statista, 2020 – https://fr.statista.com/statistiques/574715/abonnes-mobiles-uniques-dans-le-monde-2008-2020/

[3] Baromètre Hootsuite – We Are Social, 2020 – https://www.blogdumoderateur.com/50-chiffres-medias-sociaux-2020/

[4] IBM Marketing Cloud, 2017, 10 key marketing trends for 2017

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