LA FILIALE D’ASSURANCE NON VIE DE NATIXIS POUR LE COMPTE DU RÉSEAU DES CAISSES D’EPARGNE, DES BANQUES POPULAIRES ET DES BANQUES ASSOCIÉES MULTIPLIE CHAQUE ANNÉE LES LABELS D’EXCELLENCE SUR LE MARCHÉ DE LA BANCASSURANCE EN FRANCE. DÉCOUVERTE DU RÔLE CLÉ DE LA DIRECTION FINANCE ET TECHNIQUE AVEC MARION AUBERT (DESCAF OPTION FINANCE 87).

UNE FILIALE INTÉGRÉE DE NATIXIS

Pour comprendre le double niveau de responsabilité de Marion Aubert, Directrice Finance et Technique et Directrice de la Performance de la Direction métier Non Vie du Pôle Assurance de Natixis, un tour d’horizon du groupe s’impose. En 2014, le Groupe BPCE concrétise le projet stratégique de réunir les activités d’assurances dans une plateforme unique : Natixis Assurances. Ce pôle se structure en deux Directions Métier : l’Assurance de personnes et l’Assurance non vie, laquelle se compose de BPCE Assurances et BPCE Iard, et dont la performance est pilotée par Marion Aubert. Une mission qui nécessite d’avoir du recul et une grande visibilité sur les deux compagnies, en parallèle de son poste à la Direction Finance et Technique de BPCE Assurances, qu’elle exerce depuis 2008. « Avec mes équipes, nous fournissons les chiffres indispensables à l’animation commerciale, assurons la conception de l’offre avec le marketing, la tarification des produits, suivons les aspects budgétaires, et l’atteinte des objectifs financiers et techniques. » Etant une compagnie cotée en bourse, Natixis place son niveau d’exigence très haut en termes de suivi des résultats et du plan stratégique, afin de donner aux analystes financiers une bonne visibilité sur le groupe.

UNE STRUCTURE RÉACTIVE AU SERVICE DE L’EXCELLENCE QUALITÉ

« Coopératifs, banquiers et assureurs autrement », une signature qui donne une idée claire des ambitions du groupe : devenir un bancassureur de premier plan en respectant l’essence des valeurs du Groupe BPCE, qui placent le client au centre de toutes ses préoccupations. Afin de proposer un service de qualité, les équipes de Natixis Assurances, métier assurance non vie, font preuve d’une rapidité d’exécution, d’une recherche d’efficacité en collaboration notamment avec le réseau des Caisses d’Epargne, et d’innovation sur le plan digital, digne de l’organisation d’une startup. « Bien que le pôle compte 1 500 collaborateurs, nous avons gardé l’esprit d’une petite structure et c’est ce qui fait son supplément d’âme » insiste Marion Aubert, précisant que cette flexibilité rend possible la recherche d’excellence dans la satisfaction clientèle. « Par exemple, lorsque la comptabilité rencontre un souci lors du règlement d’un sinistre, l’information circule très rapidement. Le dédommagement des clients ne doit en aucun cas se faire attendre ! »

© Fred Marigaux

© Fred Marigaux

UNE DIRECTRICE FINANCIÈRE PASSIONNÉE…

La clé de la réussite de cette adepte de la chorale Gospel : la passion du métier ! « Je voulais comprendre le fonctionnement de l’entreprise, et quelles ficelles tirer pour la faire évoluer. » Un début de carrière en commissariat aux comptes dans un cabinet d’audit, où elle dit avoir tout appris, lui a ouvert les portes du groupe en 1992. Mûe par « l’envie permanente d’aller plus loin », elle fait preuve d’ambition et ne manque pas de coffre. A la question « A quel poste vous voyez-vous dans 5 ans ? » de son N+2, elle répond sans détour : « Directeur Financier ». Un état d’esprit qui portera ses fruits, puisqu’elle accède à ce poste au sein de la Compagnie Européenne de Garanties et de Cautions à tout juste 32 ans. « Je trouve ce métier exaltant, car il implique de travailler avec toutes les équipes de l’entreprise : le commercial, le marketing, la technique (qui analyse les données techniques pour fixer les prix des différentes garanties)… Quand vous construisez la stratégie d’une entreprise vous devez savoir où vous vous voulez aller. Quels nouveaux produits développer ? Pour quelles cibles ? Quels risques y sont liés et comment les contourner ? »

… À L’AFFÛT DE NOUVEAUX TALENTS

Stratégie de la société, pilotage technique et commercial, réassurance, contrôle de gestion, comptabilité et gestion financière… Marion Aubert passe d’un sujet à l’autre comme du tango à la valse, qu’elle pratiquait il y a quelques années. Pour assumer les nombreuses responsabilités qui lui incombent, cette manageuse pétillante a appris à déléguer. Et pour ce faire, il convient de bien choisir ses collaborateurs. « J’exige un haut niveau de compétences et espère toujours avoir dans mes N-1 des collaborateurs qui veulent prendre ma place. » nous confiet- elle avec un sourire espiègle. « Ceux qui ont envie d’évoluer s’investissent d’autant plus. Les aléas d’une société font qu’elle fluctue. Prévoir la relève me semble impératif ! » Un état d’esprit en accord avec celui du groupe, qui met en oeuvre une vraie politique d’identification et de formation des talents.

LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE

Parmi les enjeux auxquels doit répondre la direction finance et technique, la révolution digitale pointe, sans surprise, le bout de son nez. Certes le contrôle de gestion travaille depuis bien longtemps sur des outils informatiques leur permettant de faire des prévisions plus vite que leur ombre, et la numérisation de l’activité est largement enclenchée. Cependant, côté technique (les spécialistes de l’offre), il y a beaucoup à imaginer à partir du big data. « Il ne suffit plus de connaître le nom d’un client et la motorisation de sa voiture. Nous voulons savoir comment il conduit et à quelle fréquence, afin de pouvoir tarifer son offre au mieux. » explique Marion Aubert. Reste à organiser comment récolter ces données et les utiliser. Le revers de cette évolution positive du métier, réside dans la menace d’attaques informatiques. « Plus que jamais, il nous faut redoubler de vigilance et créer des process à même de réduire les risques de fraudes liés à la digitalisation des données en masse. »

L’instant RH :

Pour travailler chez nous, la rigueur et l’efficacité sont de mise. Un bagage technique, avec une formation en contrôle de gestion, en école de commerce spécialité finance, ou un master en mathématiques ou en statistiques s’imposent dans notre secteur d’activité. Au-delà du CV, j’attends d’un jeune qu’il ait envie de s’investir et d’apprendre. Qu’il soit conscient que cette posture lui apportera autant qu’à l’entreprise. Avec l’évolution du numérique, il me semble primordial qu’ils manient avec aisance les nouveaux outils, les réseaux sociaux, le digital. Nous recherchons des têtes bien faites, qui sachent faire parler les chiffres, qui soient imaginatives afin de répondre aux nouveaux enjeux : la création de valeur autour des données.

Vous faites partie du réseau WINN (Women in Natixis’Network). Quel conseil donneriez-vous aux jeunes diplômées ?

D’avoir envie et de montrer que vous avez envie. Un homme postule avec confiance à un poste pour lequel il réunit 50 % des compétences, tandis qu’une femme ne tentera pas sa chance à moins de 80 %, en se demandant si elle arrivera à pallier les 20 % manquantes. Tentez, et croyez en vous ! L’autre qualité qui fait le plus souvent défaut aux femmes est l’aisance dans l’utilisation de leur réseau. C’est pourtant un vecteur indispensable d’évolution. Prenez l’habitude de “ réseauter “, déjeunez avec des pairs et des personnes d’autres univers. Cela permet de réfléchir autrement et à l’occasion d’être au courant lorsqu’un poste se libère. C’est au détour d’un repas avec mon prédécesseur, que j’ai appris son départ et que mon CV s’est retrouvé sur la table du DG le jour de l’annonce officielle !

AM.

Contact : marion.aubert@assurances.natixis.com