En reprenant Roxel, leader européen des systèmes de propulsion tactique, Jacques Desclaux (Centrale Paris 78) lui a fait retrouver le chemin de la croissance et le porte aujourd’hui au niveau des meilleurs standards aéronautiques. Passionné d’innovation, il invite les jeunes ingénieurs à venir inventer chez lui et à se forger, dans cette PME, une expérience incomparable. Rencontre…

 

© ROXEL

Lorsque l’on demande à Jacques Desclaux quelles bonnes raisons pourraient inciter un jeune diplômé talentueux à venir faire ses armes dans son entreprise, il n’est pas en peine pour répondre… « Je ne citerais que les deux raisons majeures. La première étant que nous sommes une ETI de 650 personnes où l’hyperspécialisation ne fait pas la loi. Les postes ont des périmètres plus larges et plus variés ; on apprend davantage, devenant polyvalent, agile et évoluant plus vite en management. Seconde raison : nous sommes en mutation profonde pour tutoyer les meilleurs standards aéronautiques ; les opportunités se multiplient et nous avons besoin d’idées neuves ! »

Progresser

Il faut dire que depuis qu’il a repris les commandes de l’entreprise, Jacques Desclaux lui a proposé une belle cure de jouvence pour l’aider à retrouver le chemin de la croissance. « J’ai analysé la situation, repéré les points faibles et nous avons mis en place un plan de progrès pluriannuel, travaillant sur 5 curseurs phares : davantage de rigueur, de pro-activité, de sens du client, de leadership et d’innovation. »

Innover !

Avec un accent particulièrement important mis sur les deux derniers. « Nous avons la chance, en propulsion, de travailler à la limite de la chimie et de la mécanique, croisement où les innovations sont potentiellement plus nombreuses. Nous innovons donc non seulement à un niveau technique : nouveaux matériaux par exemple, mais également sur les procédés : la fabrication additive ou encore ce mélangeage par résonance acoustique qui nous fait gagner un temps considérable. Là aussi, nous nous sommes fixés des objectifs datés, mais le plus grand bonheur, c’est de voir avec quel enthousiasme les équipes ont pris le relais de l’impulsion donnée et su créer une vraie dynamique d’innovation ! »

Gestion de conflit

Envieuses de faire bouger les choses, les équipes se sont emparées avec le même appétit des outils mis à disposition pour travailler sur le leadership. « Nous avons mis en place des cercles franco-anglais : formation aux soft skills, gestion de conflit, démarche de progrès… nous créons notre propre modèle de management avec une vision du leadership intégrant la dimension collective : solidarité, entraide, partage, tout le monde avance en même temps ! Et si, un jour, on veut changer de terrain de jeu, eh bien des passerelles sont ouvertes vers d’autres horizons, d’autres groupes… »

En quoi l’école Centrale vous a-t-elle préparé à ce « changement continu » devenu la règle aujourd’hui ? « La diversité de l’enseignement reçu y est pour beaucoup qui conduit les Centraliens à devenir relativement polyvalents. Même ceux qui s’orientent vers un domaine particulier, conservent cette vision globale et l’agilité mentale apportée par la diversité. Ce qui explique que l’on voit les Centraliens évoluer tous azimuts, de la mécanique à la finance. Loin de quitter l’école avec un mode de pensée figé : centralien, c’est au contraire un état d’esprit fait d’ouverture d’esprit et de capacité à se remettre en cause qui nous y a été inculqué. »

Des chiffres et des êtres : CA 2017 : 120 M€ / 640 collaborateurs / 3 sites industriels en France, 1 au Royaume-Uni, siège en région parisienne

 

« Le travail collectif effectué sur le leadership nous amène à développer notre propre modèle de management »

 

Contact : r.roxelfrance@roxelgroup.com

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Dans la peau d’Hervé Biausser, directeur général de CentraleSupélec