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Le Grand Témoin – Interview de Pauline Laigneau, cofondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo

Pauline Laigneau Gemmyo
©Gemmyo

Diplômée de l’ENS et de HEC Paris, entrepreneure et cofondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo, Pauline Laigneau ne s’arrête pas là. Elle partage également les conseils, astuces, principes ou philosophie de personnes parmi les plus brillantes dans leur domaine grâce à son podcast Le Gratin créé en 2018 et aujourd’hui renommé “Le podcast de Pauline Laigneau”. Rencontre.

Bijoux et innovation, ça matche ! Pauline Laigneau nous le prouve avec sa marque de joaillerie Gemmyo dont l’innovation fait partie intégrante de l’ADN. Et si son parcours est inspirant, l’entepreneure aime aussi se nourrir des expériences des autres et les partager.
Plus de 3 ans après la création de son podcast Le Gratin, elle s’est lancée il y a un an dans la formation pour aider les entrepreneurs, freelances et CEO à “mettre de l’ambition dans leurs projets”. Forte de son experience, elle revient sur son parcours de chef d’entreprise mais aussi sur la place de l’innovation en France et  dans l’enseignement supérieur.

Pauline Laigneau Gemmyo
Pauline Laigneau. ©Gemmyo

Vous avez créé en 2011 la marque de joaillerie Gemmyo : pourquoi vous êtes-vous lancée dans l’entrepreneuriat ?

Mon parcours initial n’avait pas pour vocation de m’orienter naturellement vers l’entrepreneuriat. Mes études littéraires me prédestinaient à un métier dans l’enseignement, le journalisme ou la recherche.  Mais comme beaucoup de jeunes, je n’avais pas véritablement réfléchi à ce que je souhaitais faire plus tard. Après des études à rallonge pour faire plaisir à mon entourage, je décide de m’écouter et de faire ce qui m’anime. Je prends alors conscience que je veux créer, produire et vivre une aventure. L’entrepreneuriat m’est apparu comme le métier le plus proche de mes aspirations.

Quand on parle innovation, on ne pense pas naturellement à la joaillerie. Comment avez-vous dépoussiéré ce milieu ?

Gemmyo a été construit sur l’idée d’être une marque innovante. Nous avons gardé l’innovation comme faisant partie de l’ADN de notre marque. Cela se traduit dans la fabrication de nos bijoux dans laquelle nous allions savoir-faire artisanal et innovation. Nous voulions faire de la joaillerie de qualité française, mais en la modernisant avec une marque vivante, authentique, dans l’air du temps. L’innovation se perçoit également au niveau de la distribution, puisque Gemmyo est ce qu’on appelle une “DNVB” : une marque qui vend ses produits en grande partie via le digital.

Parlez-nous de votre plus grande fierté en tant que chef d’entreprise mais aussi de la plus grande difficulté à laquelle vous a confronté l’entrepreneuriat ?

En tant que chef d’entreprise, ma plus grande fierté est de réussir à faire travailler plus de 150 artisans dans toute la France. Des artisans qui ont besoin que des marques s’engagent pour faire rayonner leur savoir-faire. Un ancrage local et un sens de l’humain qui donne du sens à l’action.

L’entrepreneuriat m’a aussi confrontée à des moments d’inquiétude, de doute et à des échecs. Je me rappelle notamment du tout début de l’aventure Gemmyo : nous n’étions pas du secteur, nous n’avions aucune connaissance en joaillerie et nous n’avions pas encore de nom sur la place. Il a fallu se battre pour convaincre des ateliers de croire en notre projet et d’accepter de travailler avec nous. J’ai sûrement appelé au moins une centaine d’ateliers avant de décrocher une réponse positive. Tout le monde nous prenait de haut ou se demandait si on était carrément fous… certes à l’époque le projet n’était pas très attirant ! Mais ça n’a pas empêché un atelier de nous faire confiance et de permette à Gemmyo de démarrer enfin.

Vous avez créé le podcast Le Gratin : un moyen d’inciter à entreprendre ?

Oui, l’envie de créer un podcast m’est venue d’un constat : j’écoutais des podcasts sur l’entrepreneuriat. Essentiellement américains, car je trouvais l’offre en français un peu décevante. Or, j’ai la chance de rencontrer beaucoup de personnes passionnantes et je trouvais dommage qu’il n’y ait que moi qui apprenne de toutes ces conversations alors qu’en parallèle on me posait beaucoup de questions. J’ai eu envie de réunir les deux : rencontrer des personnes auprès desquelles j’allais apprendre et, au passage, faire apprendre à d’autres. Créer mon propre podcast était pour moi une  manière de  partager  les  astuces,  les  principes  ou  philosophies de personnes parmi les plus brillantes  dans  leurs  domaines.  En  mars 2018 j’ai donc lancé Le Gratin qui s’appelle aujourd’hui  Le podcast   de   Pauline   Laigneau , et est numéro 1 de l’iTunes store français dans la  catégorie business.

Selon vous, incite-t-on assez à innover en France ?

Comme l’a rappelé Luc Julia dans  un  épisode  récent  du  podcast, nous avons en France les meilleurs ingénieurs du monde. Je suis intimement convaincue que l’innovation est au cœur des objectifs de notre pays, aussi bien dans le monde de l’ingénierie que dans le monde de l’entreprise. Toutefois, on ne peut pas nier qu’en termes d’innovation, on peut toujours faire plus !

Si on considère la culture de l’échec en France, on constate que l’innovation n’est pas en odeur de sainteté. Pour innover il faut tester en permanence et donc inévitablement être capable de tirer des enseignements de ses échecs. L’innovation, ce n’est pas innover une seule fois, c’est construire quelque chose de durable et pérenne au niveau de l’entreprise.

Pour vous, l’enseignement supérieur insuffle-t-il assez un esprit créatif et d’innovation aux jeunes générations ?

Je pense que l’enseignement supérieur choisit de plus en plus d’insuffler un esprit créatif et innovant à ses étudiants. HEC Paris  fut une succession d’ouvertures de portes et d’ouvertures d’esprit. A HEC Paris j’ai appris à oser et à me libérer de certaines idées reçues ou limitations que je me mettais à moi-même. Normale Sup m’a appris à ne rien prendre pour acquis. A aller au bout des choses. A avoir du discernement. Et ça, c’est absolument clé pour savoir innover !

Les 5 conseils de Pauline pour se lancer dans l’entrepreunariat

#1 Etre passionné par sa “mission”

#2 Tester le plus vite possible auprès de vrais clients

#3 Être prêt à y donner tout son corps et toute son âme

#4 Ne pas attendre de résultats immédiat. Rome ne s’est pas faite en un jour

#5 Commencer par des petit projets, des petits objectifs qui grandiront avec le temps et l’expérience

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