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Le directeur international / EMEA connecte les entreprises au monde

crédits Unsplash
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Le directeur international / EMEA voit loin, même en période de crise sanitaire mondiale. Son portrait-robot avec Jill Tynan, responsable du MSc International Business de l’EMLV, et Gérard Cazabat, professeur associé au sein du département Management et Stratégie d’EDC Paris Business School. 

 

Le directeur international / EMEA pérennise la croissance des entreprises. « De toute taille », souligne Gérard Cazabat. « Aussi petite et locale soit-elle, une entreprise se retrouve bien souvent en concurrence avec d’autres entités internationales. Les frontières existent de moins en moins. » D’où l’importance de ce manager infaillible.

Un pilier de l’entreprise

Marchés à investir, promotion des produits, veille concurrentielle, négociation auprès des partenaires… Ses missions sont en effet essentielles à la croissance de son entreprise. Et pour cause, sa fonction est crossfonctionnelle. « Management des risques, business international, géopolitique, marketing digital, supply chain, négociations, trade et taxation… Le responsable international doit toucher à tout pour avoir une vue d’ensemble de l’entreprise », confirme Jill Tynan, qui enseigne ces compétences à ses étudiants.

Pour Gérard Cazabat, c’est avant tout « une personnalité qui a une expérience internationale significative et qui est capable de la transposer à n’importe quelle échelle. Dans un grand groupe, ce dirigeant devra par exemple conforter les activités internationales déjà établies selon la conjoncture.  Tandis que dans une PME, il devra surtout vendre les bienfaits de l’export à l’international en interne et développer de nouveaux marchés. »

A l’écoute

Rigoureux, prévoyant, force de proposition, ouvert, « multilingue et capable de travailler avec des équipes crossculturelles » ajoute Jill Tynan, c’est un leader avec une vision globale, un sens commercial, à l’écoute du monde et des différences culturelles. « Il doit être flexible pour réagir rapidement et adapter sa vision stratégique à court ou long terme selon les divers évènements mondiaux : avènement d’internet, décloisonnement de l’économie, croissance des pays émergents… Son réseau est aussi un atout. Online ou offline, personnels ou professionnels, ses contacts à l’étranger peuvent se révéler très utiles », complète le professeur d’EDC Paris Business School, qui compte lui-même une carrière internationale à son actif.

Le succès du made in France

Le savoir-faire frenchy, gage de qualité et d’authenticité, ne connait pas la crise. ENGIE, SNCF, Carrefour, Total… Des mastodontes en France mais aussi à l’international ! D’après la responsable du MSc de l’EMLV, cette tendance s’explique par le fait que « les produits français ont un label qualité mondialement reconnu qui ne semble pas perdre de sa valeur. » Même son de cloche du côté de Gérard Cazabat. « Nos savoir-faire ont une bonne image de marque. Ce qui vient de France inspire confiance. » Pour preuve : la France est le 5e exportateur mondial de biens et services selon le rapport 2020 sur « Le commerce extérieur de la France » du Ministère de l’Economie et des Finances. Et le directeur international / EMEA n’y est pas pour rien ! Il participe ainsi au rayonnement du savoir-faire français à l’international.

Les secteurs qui recrutent

Parmi les secteurs les plus porteurs pour la fonction de directeur international / EMEA, l’IT, le e-commerce, la mode, la santé ou encore l’agroalimentaire tirent leur épingle du jeu. « Nos alumni travaillent pour des entreprises comme Amazon, Biogen, UNESCO, Mazart… », donne pour exemple Jill Tynan. Gérard Cazabat nous donne quant à lui un chiffre intéressant sur un secteur auquel peu de jeunes diplômés pensent. « La croissance du secteur des transports, et en particulier des camions, a augmenté de 35 % en 2020 grâce à son rôle dans l’export des marchandises. » Et vous quel secteur vous intéresse pour une carrière à l’international ?

 

Vous avez dit EMEA ?

EMEA pour Europe Middle East & Africa. Une région qui couvre 1 / 3 du globe et qui est à très forts enjeux économiques pour les entreprises : le Moyen Orient offre le plus d’opportunités en matière de nouvelles technologiques tandis que l’Afrique est un terrain fertile pour l’énergie verte et l’agroalimentaire. L’EMLV a par exemple des partenariats avec de nombreux établissements africains pour permettre à ses étudiants de partir un semestre à l’étranger. « Ce continent a un potentiel énorme pour ceux qui se destinent à une carrière internationale », est convaincue Jill Tynan.

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