Dépendant, moi ? Pas du tout ! 24h chrono, c’est le moment de faire le test ce 28 février, date anniversaire de la « Journée mondiale sans Facebook ». Action boycott fondée il y a presque 10 ans par des utilisateurs du réseau social, elle sonne l’alerte de la cyberdépendance et du ciblage publicitaire à outrance. Entre digitalisation, addiction et protection des données, cette déconnexion d’un jour de la plateforme aux 3 milliards d’abonnés interpelle.

Déconnexion de 24h : alors, accro ?

Utilisateur occasionnel, régulier ou complètent addict, le « Bergen Facebook Addiction Scale »  permet d’évaluer son degré de dépendance à la plateforme. Avec en moyenne un temps de connexion d’environ une heure par jour pour la majorité, les plus épris ne peuvent plus s’en passer. L’addiction devient alors une réalité. Les signes d’alerte ? L’impossibilité de se déconnecter, les publications excessives et le plaisir d’interagir qui laisse place à la souffrance.

Journée mondiale sans Facebook, place à la réalité !

Créé à l’origine pour partager des photos et des actualités entre amis, Facebook favorise de plus en plus la digitalisation des relations au détriment parfois de l’humain. Un appel remplacé par un commentaire, une chaleureuse parole qui devient une simple mention « J’aime », ces interactions virtuelles peuvent aussi susciter malentendus et réactions disproportionnées. Alors ce 28 février, déconnexion et retour à la vraie vie ! #JournéeSansFacebook

Sans Facebook, bye bye les bons plans

Pas toujours facile de retourner aux fondamentaux car la journée mondiale sans Facebook ne se résume pas seulement à louper les derniers posts de ses amis. Offres promotionnelles, informations pratiques ou horaires d’ouverture de son magasin préféré peuvent être utiles au quotidien ! Les professionnels sont en effet aussi de grands utilisateurs du réseau social, qui recense désormais plus de 60 millions de pages d’entreprises. Côté étudiants, les groupes publics ou privés pullulent et la messagerie instantanée Messenger fonctionne à plein régime.

Action boycott du réseau social : « Trop de pub tue la pub »

Le revers de la médaille pour la plateforme ? La monétisation de son audience. Conséquences d’un ciblage publicitaire trop intrusif, de piratages et faux profils, la gestion des données personnelles de ses utilisateurs est montrée du doigt. Et plus préoccupant pour le réseau social, la suppression massive de comptes, comme en témoigne le mouvement #SupprimezFacebook lancé après le scandale Cambridge Analytica en 2018.

Mise en quarantaine de Facebook : auto-promo limitée ?

Au-delà de ses enjeux publicitaires et de sa MarketPlace, Facebook s’est aussi lancé dans le défi du recrutement. Si les entreprises décuplent d’imagination pour attirer les « fans » sur leur page et booster leur marque employeur, les candidats doivent à leur tour soigner leur e-réputation, autrement dit leur identité numérique. Même si Facebook est toujours considéré comme une plateforme sociale, à l’inverse de LinkedIn, les recruteurs y font régulièrement des recherches pour découvrir le candidat au-delà de son CV. Et c’est prouvé, photos, commentaires et publications peuvent changer la donne !

D comme digitalisation et déconnexion

La digitalisation est bel et bien un enjeu majeur et les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Snapshat sont de la partie. L’émergence de nouveaux métiers (Community Manager, Social Media Strategist…) et les stratégies de transformation digitale des entreprises illustrent bien cette évolution. Alors dans ce contexte d’hyperconnectivité, la story de la journée mondiale sans Facebook aura-t-elle vraiment le succès escompté ?