interview Damien Vielliard Eurofins CEREP
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Innovez à haute dose avec EUROFINS CEREP – L’interview de Damien Vielliard

Chez Eurofins CEREP, Damien Vielliard (NEOMA BS 02) pilote une entreprise de 200 personnes qui accélère la recherche de nouveaux médicaments tout en réduisant son empreinte carbone. Entre agilité, curiosité et impact sociétal, le directeur général partage sa vision d’un secteur pharmaceutique qui donne envie de se lever le matin.

Chez Eurofins CEREP, Damien Vielliard dirige une entreprise qui teste chaque année des milliers de molécules pour aider les laboratoires à développer de nouveaux médicaments. « CEREP fait partie de la division Discovery d’Eurofins, celle qui est le plus en lien avec la recherche amont des sociétés pharmaceutiques » explique-t-il. Concrètement ? Elle teste les molécules sur des modèles in vitro dès leur conception pour évaluer leur efficacité et leur sécurité avant les phases cliniques. CEREP s’est ainsi forgé une réputation mondiale grâce à son panel de 44 tests de safety, réalisés dans des délais très courts. « Aujourd’hui, le parcours d’un client sur notre offre standard va de 6 à 15 jours. Notre industrialisation nous permet d’être plus rapide et efficace que ce que nos clients peuvent faire en interne » souligne-t-il. De fait, l’agilité est au cœur du modèle : standardisation, mais aussi projets tailor-made grâce à une équipe de scientifiques qui adaptent les tests aux besoins des clients. Le tout dans une vision long terme : « les composés que l’on teste aujourd’hui arriveront sur le marché d’ici dix ou douze ans » explique-t-il.

L’innovation, une question de curiosité et d’adaptation

Mais pour Damien Vielliard, pas question de se reposer sur ses lauriers, il ne voit pas l’innovation comme un slogan, mais comme un moteur quotidien. « Nous employons une quinzaine de docteurs et des ingénieurs qui développent de nouvelles idées et échangent avec les clients » détaille-t-il. L’objectif : suivre les évolutions thérapeutiques, qu’il s’agisse de thérapies ciblées, de médicaments contre l’obésité ou de travaux innovants sur le microbiote intestinal. Innover, c’est aussi adapter l’outil industriel  : création d’un laboratoire de biophysique, recours à la spectrométrie de masse pour développer nos technologies et limiter l’impact environnemental, réflexion sur l’empreinte carbone des sites. Ce sens de l’adaptation est d’ailleurs ce qui attiré Damien Vielliard dans ce secteur. « Je suis tombé dans l’industrie pharmaceutique un peu par hasard. J’ai un profil financier, mais j’ai découvert une industrie aux multiples facettes : recherche, production, commercialisation, international, biotech, financement. Je ne me suis jamais ennuyé. »

Transmettre et préparer l’avenir

Le dirigeant insiste  : dans ce secteur, la curiosité est clé. « Je suis loin d’avoir toutes les connaissances de mes collaborateurs en R&D, mais être curieux me permet de prendre les bonnes décisions pour l’entreprise. » Son deuxième conseil ? Oser : « j’ai osé, parfois je me suis trompé, mais tout cela m’a mené à mon poste actuel. Il y a cinq ans, je ne me voyais pas diriger une entreprise de 200 personnes » se rappelle-t-il. Il invite aussi les jeunes talents à tenter l’aventure du VIE : « une vraie source d’enrichissement. J’ai eu la chance de voyager et cela m’a beaucoup appris dans mes relations de travail. » Vous l’avez compris, n’ayez pas peur de sortir des sentiers battus et de tenter de nouvelles expériences !

Souvenirs de NEOMA Rouen

Damien Vielliard retient de son passage à NEOMA une capacité à résoudre les problèmes étape par étape. « Cette formation m’a appris à réfléchir à des problématiques et à trouver des solutions. Travailler en équipe, apprendre à analyser : ce sont des compétences qui m’ont servi tout au long de ma carrière. »

Manager en 2025 : encore un rêve ?

« Je comprends que certains jeunes n’en aient pas envie de se lancer dans le management aujourd’hui. Car il faut bien avouer que le plus complexe dans une carrière, c’est de gérer l’humain. Mais c’est aussi ce qu’il y a de plus gratifiant !  Faire fonctionner une entreprise de 200, 500, 1000 personnes, s’assurer que les collaborateurs sont heureux de venir travailler, réfléchir à l’empreinte carbone, à la qualité de vie, aux petites attentions comme un potager ou une salle de sport. C’est ça qui fait rêver et qui fait grandir : prendre soin de l’humain, faire attention les uns aux autres. »

Chiffres-clés : 200 collaborateurs

40 millions € de CA

35 ans d’existence

Contact : bdeu002_recrutementcerep@discovery.eurofinseu.com