Entre la stabilité du CAC 40 et l’esprit startup, les PME restent de grandes discrètes. Et pourtant, la France en compte près de 4 millions. Elles représentent 99,9 % des entreprises, 48,3 % de l’emploi salarié, réalisent 42,7 % de la valeur ajoutée et 15,4 % du CA à l’exportation. Les + et les – d’un job dans une PME et dans un grand groupe.

 

côté PME

Pour les touche-à-tout

« La PME c’est une structure en constante émulation. On a besoin d’avancer rapidement et en équipe. De fait, les collaborateurs remplissent une multiplicité de tâches. Chacun est à son poste mais peut apporter des problèmes à résoudre ou des solutions aux autres en fonction de son expérience. L’échange et l’agilité y sont permanents : même si des process sont établis, on peut en dévier sans pour autant changer la dynamique de la structure. Si on a besoin d’être stimulé, de donner son avis et d’évoluer en même temps que l’entreprise, c’est le premier emploi idéal », affirme Sandra Cambianica, responsable Développement Entreprises & Partenariats du groupe Planeta (EDC Paris).

 

C’est bon le risque !

Si la PME est faite pour celles et ceux qui veulent changer les choses à 300 %, ce n’est pas une option dénuée de risques. « C’est une expérience qui fait envie, mais qui fait peur aussi. Elle renvoie à des valeurs qui poussent les collaborateurs à faire preuve d’un engagement très fort, mais les conditions de travail sont moins stables. Il faut faire sa place et construire sa fonction, qui n’est pas toujours stabilisée. Et côté rémunération, le salaire est souvent moindre quand dans un grand groupe » insiste Isabelle Barth, DG de l’INSECC School of Business & Economics.

 

Un management de proximité

C’est une évidence, il est beaucoup plus simple d’aller voir son N+2 dans une PME que d’entrer franc battant dans le bureau du DG d’un groupe de 5 000 personnes. Une proximité que les dirigeants de PME essayent de cultiver au maximum en allant saluer les équipes le matin, en organisant des réunions interservices… De vrais atouts pour la circulation de l’information.

 

 

côté grands groupes

Si on aime être focus

Vous avez une vraie volonté de carrière et d’avancement et vous n’avez pas envie de mettre les mains partout : le grand groupe est fait pour vous ! D’autant plus si votre choix se porte sur un secteur très codifié, comme la banque ou la finance par exemple. « Des parcours qui renvoient souvent à des plans de carrière demandant d’être très compétitif par rapport aux autres. Mais attention, il ne faut pas avoir peur des « process à l’infini. Plus la structure est importante, plus les codes sont établis et plus il est difficile d’en dévier » prévient Sandra Cambianica.

 

Objectif secure

Si parfois les grands groupes ne proposent pas des missions ou une transversalité aussi excitantes que les plus petites structures, leur stabilité offre un cadre non négligeable en début de carrière. « Un CDI, de l’intéressement, un comité d’entreprise, des congés plus importants… contribuent aussi au bien-être au travail tant plébiscité par les jeunes », indique Isabelle Barth. Des atouts sécurisants et d’autant plus importants pour celles et ceux qui prévoient de fonder une famille notamment.

 

Des process pour performer

Plus de structure, moins de prise de risque, plus de codes, moins d’autonomie… les process ont aussi du bon. « Les PME faisant appel à plus d’échanges et de transversalité, le travail à distance est parfois plus difficile à mettre en place. A contrario, le télétravail et la flexibilité des horaires font souvent l’objet d’accords au sein des grands groupes, permettant ainsi aux collaborateurs d’y accéder plus facilement », affirme Sandra Cambianica.

 

 

TPE et PME : premiers employeurs des diplômés

Selon la dernière enquête insertion de la Conférence des Grandes Ecoles, 38.9 % des diplômés 2018 des grandes écoles travaillent dans une entreprise de moins de 250 salariés. Ils sont 31.2 % à travailler dans une grande entreprise de 5 000 salariés et plus, et 29.8 % à évoluer dans une ETI (250 à 4 999 collaborateurs).

 

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

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