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Entreprises, obtiendrez-vous la palme de l’attractivité ?

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Comment être sur le podium de l’attractivité ? Face à la guerre des talents, la question est primordiale pour beaucoup d’entreprises qui cherchent à recruter. En effet, la crise n’a pas entaché la volonté des jeunes dip’ de trouver l’entreprise de leur rêve pour débuter leur carrière. Ambiance de travail, engagements, rémunération…. Quelle est pour eux la définition d’une Best Work Place ? Eléments de réponses avec la 9e édition du Palmarès des entreprises préférées des étudiants et jeunes diplômés d’EPOKA et Harris Interactive.

A l’heure de la relance, quel est l’état d’esprit des étudiants et jeunes diplômés ? Et surtout quelles sont leurs attentes en termes d’emploi et envers les entreprises qui recherchent leurs talents ? Après 18 mois de crise, il est primordial de faire un point sur les attentes des jeunes actifs puisque 42 % des jeunes ingénieurs, 52 % des étudiants en management et 49 % des universitaires déclarent que le Covid-19 a changé leurs critères de choix d’employeurs. Best Work Place : mode d’emploi.

Inter web : La recherche de sens : un critère d’attractivité dans les entreprises

Plus que la recherche d’une satisfaction personnelle, les jeunes actifs veulent donner du sens à leur quotidien professionnel et trouver un emploi qui ait un impact sur la société. Les chiffres le prouvent : 41 % d’entre eux souhaitent travailler sur des sujets à gros enjeux, pour aujourd’hui et pour demain et 37 % choisiront un métier qui a du sens pour eux, la société et le bien commun. Un critère qui passe avant celui de la rémunération, qui reste tout de même important à leurs yeux puisque il est cité comme prioritaire pour 34 % des sondés. Viennent ensuite, les opportunités de travail à l’international (33 %) ou encore l’ambiance de travail et la réputation de l’entreprise (27 %). « On pouvait penser qu’avec la crise, les jeunes allaient ouvrir leurs choix mais ils ont résisté à cela, analyse Delphine Martelli-Banégas, directrice du département Corporate chez Harris Interactive. Dans ce contexte incertain, ils ont au contraire continué à structurer et consolider leurs choix sur des critères qui leur semblent les plus importants. »

Plus de flexibilité depuis la crise

La crise a d’ailleurs été une période propice à la réflexion sur leurs choix de vie personnelle et professionnelle. Ainsi, 64 % des jeunes actifs disent que la flexibilité des horaires et du travail est devenue plus importante pour eux depuis la crise, tout comme les conditions de travail (63 %). « On observe même que la flexibilité du travail est le critère qui a le plus progressé » précise Delphine Martelli-Banégas. Pour aller plus loin, s’ils doivent choisir, les jeunes actifs optent pour la qualité de vie au travail plutôt qu’un bon salaire (à 34 % pour les ingénieurs, 21 % pour les diplômés d’une école de management et 24 % pour les universitaires). Attention cependant, la rémunération reste un critère important puisqu’un « boulot de rêve » doit, pour 68 % des diplômés de business school, 69 % des universitaires et 55 % des ingénieurs, combiner les deux. A bon entendeur !

Secteurs : les tops et les flops

Côté secteur, quels sont les plus attractifs ? Roulement de tambour… Sans surprise, pour les ingénieurs, c’est l’ingénierie (47 %) suivi du secteur des énergies (28 %) et des technologies (27 %). Pour les diplômés des écoles de management, le top 3 est composé du luxe (30 %), du conseil (24 %) et du e-commerce (17 %). Enfin, en sortant de l’université, on se dirige prioritairement vers la santé (28 %), le luxe (21 %) et les médias (19 %). Concernant les fonctions qui attirent le plus, la R&D et l’innovation se placent en tête pour les ingénieurs et les universitaires et la stratégie en 2e position pour les ingénieurs et diplômés d’écoles de commerce. « Pour attirer les jeunes, il faut travailler sa communication, faire bouger des lignes mais surtout garder le lien et la proximité avec eux, analyse Mathieu Gabai, président d’EPOKA. Certains secteurs comme l’assurance ou l’audit sont absents, alors qu’ils ont de très forts besoins de recrutement. D’où la nécessité de faire comprendre ces métiers. » Même si « beaucoup de secteurs sont néanmoins cités, il n’y a pas de fatalité » conclut Delphine Martelli-Banégas. 

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