Rat de laboratoire des séries policières ou geek à lunettes… Cassons les clichés sur le Directeur des systèmes d’information ! Car la gestion informatique, bien que nécessaire, n’est désormais plus suffisante pour occuper la fonction de DSI. Voici les compétences insoupçonnées du pro de la data avec Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique.

 

Les systèmes d’information ont toujours été un domaine en mouvement. Aujourd’hui, le DSI doit s’adapter en permanence et avoir une vision globale de l’écosystème dans lequel il travaille. Objectif : impacter positivement l’ensemble des activités de son entreprise. Comment ?

La business touch

Le DSI, un ambassadeur du numérique et… un accélérateur de business ! Il porte la technologie et l’innovation au sein de l’entreprise mais fait aussi respecter les exigences commerciales. Comment ? En assurant par exemple la gestion des contrats de son département et le suivi de qualité de services auprès des utilisateurs. Pour une performance IT au top. « Le DSI saisit les sous-jacents technologiques pour permettre l’émergence de nouveaux business models. Car il a une compréhension des enjeux à la fois techniques et stratégiques. Et l’avenir de tout business model s’appuie sur la data », explique le président de Syntec Numérique, syndicat professionnel des entreprises du numérique. Faire parler les données, c’est justement la spécialité du Directeur des systèmes d’information.

Le leadership

« Le DSI doit évidemment s’appuyer sur son background technique mais c’est aussi quelqu’un capable d’accompagner une direction générale dans sa vision pour faire pivoter l’entreprise face à la transformation numérique. » Management et stratégie doivent donc entrer dans les compétences du DSI, afin d’anticiper les évolutions à venir. Il doit en effet accompagner la direction générale dans son orientation stratégique et sa politique informatique. Puis, insuffler la vision d’entreprise à ses équipes internes / externes, les superviser, les coordonner et les coacher. Le DSI, un manager (pas) comme les autres.

La communication

« Il doit avoir la capacité de suivre cette transformation numérique aux côtés de la direction générale mais aussi des directions opérationnelle, du service marketing, de la logistique, des ressources humaines… », indique Godefroy de Bentzmann. Alors adieu le jargon technique, aujourd’hui le DSI doit se faire comprendre par tous. A la fois par la direction générale, les autres services de l’entreprise et les clients. Car son rôle est également de faire respecter les normes juridiques / écologiques des projets informatiques, prévenir des changements technologiques et donc préconiser de nouveaux usages. Pour cela, encore faut-il être un as de la communication pour rendre sa démarche efficace !

Le conseil de Godefroy de Bentzmann : « Pour avoir un coup d’avance, il faut surtout être curieux et savoir ce qui se passe sur le marché pour mieux s’adapter, accepter de changer et développer de nouvelles compétences. Soyez agiles ! »

Selon une enquête de l’agence de conseil Edelman Intelligence, 57 % des DSI interrogés déclarent que leur rôle a profondément changé ces 5 dernières années : 31 % se perçoivent avant tout comme des experts IT, 24 % comme des leaders et 22 % comme des stratèges.

Yes Weglot ! Misez sur une startup multilingue

En 2016, Rémy Berda (Supélec 2011) créé sa start-up Weglot, un service de traduction de sites Internet. Aujourd’hui, l’entreprise a déjà traduit 50 000 sites.

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

[#PopTaCulture] Ce que la série Big Little Lies nous révèle des nouveaux enjeux de notre génération

Camille Clot, étudiante de KEDGE Business school – Bordeaux, décrypte la série à succès Big Little Lies (HBO) : le reflet de toute une génération.

Décryptons-les : les statuts des grandes écoles de commerce

Public, privé ou consulaire : tour d’horizon des trois statuts juridiques en vigueur pour les grandes écoles de commerce françaises.

La géopolitique, nouveau must have des business schools ?

Comment dompter un monde où la technologie fait loi sans la culture ? C’est pour répondre à cette question que les business schools font désormais de la géopolitique un des meilleurs atouts de leurs formations. Mais comment mettent-elles la culture au service de l’action ?

Agri, agro : il y a du boulot !

Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Les écoles doivent alors adapter leurs programmes pédagogiques.

Ingénieur et apprenti : pourquoi pas moi ?

15% des étudiants en école d’ingénieurs passent aujourd’hui par l’apprentissage. Une voie privilégiée pour entrer facilement dans le monde de l’emploi.

Ingénieur mais pas que : zoom sur les doubles formations

Face à des entreprises qui apprécient de plus en plus les profils hybrides, terminer son cursus avec un double diplôme en poche est un atout pour les ingénieurs.

Les ingés ont la santé

Robot chirurgiens, prothèses ou encore respirateurs, derrière se cachent les ingénieurs. Mise en lumière de cet allié de l’ombre du personnel soignant.

Crypto-monnaies : quand la monnaie change de main

Les crypto-monnaies ont émergé en 2008 et font depuis parler d’elles. De grandes entreprises comme Facebook projettent de créer la leur ainsi que des banques centrales.