Travailler chez Renault Group, c’est rendre la mobilité décarbonée abordable. C’est innover sans arrogance et vivre l’international à 100 %. Et surtout garder cette âme française qui fait qu’une R5 ou une Twingo restent toujours des histoires d’amour. Emmanuel Bouvier (ESCP 88), VP déploiement marketing monde Renault et VP marketing services Groupe, nous en dit plus.
Quand on demande à un étudiant aujourd’hui « Renault, c’est quoi pour toi ? », il répond souvent « la Clio de mes parents » ou « la marque française de référence ». Mais c’est bien plus que ça !

Renault Group est plus qu’une madeleine de Proust. C’est certes un groupe qui a un lien affectif unique et fort avec les Français, mais – avec près de 98 000 collaborateurs à travers 114 pays – c’est aussi et surtout un groupe très internationalisé. Ce qui tombe bien car évoluer dans un contexte international est une motivation qui m’anime depuis ma sortie de l’ESCP. J’ai aussi eu la chance d’être aux premières loges de notre virage de l’électrification il y a quinze ans, en préparant en tant que Directeur de gamme commerce le lancement de Zoé, Kangoo ZE et Twizy. Le marché a certes mis un peu de temps à décoller, mais le résultat est là : aujourd’hui, deux véhicules particuliers Renault sur trois vendus en Europe sont électrifiés. Renault, c’est enfin cette capacité particulière à avancer avec agilité. Nous multiplions les collaborations intelligentes qui nous rendent plus rapides et efficients dans un monde où l’électrification exige des moyens financiers et technologiques colossaux. Les exemples récents parlent d’eux-mêmes. Nous venons d’annoncer au Brésil un partenariat gagnant-gagnant avec Geely, offrant à chacun l’opportunité de bénéficier d’effets d’échelle technologiques à l’échelle mondiale pour proposer les meilleurs produits sur le marché. Un accord du même esprit a été conclu en Corée du Sud. Une étroite collaboration entre les équipes du Technocentre en région parisienne et notre centre R&D de Shanghai a permis de concevoir la future Twingo E-Tech en moins de deux ans. Résultat : une technologie de pointe, un prix accessible, mais aussi un design fidèle à l’ADN de Twingo, tout en maintenant la production en Europe.
Le déploiement d’un nouveau concept de points de vente Renault participe à préserver cette identité aux quatre coins du monde. Dites-nous en plus.
Il y a deux ans, nous avons décidé de revenir au cœur des métropoles, là où les gens vivent, travaillent, et consomment. C’est ainsi qu’est né le concept RNLT : des espaces compacts, chaleureux et qualitatifs, que nous avons ouvert aujourd’hui dans une quarantaine de grandes villes dans le monde. L’ambiance y est délibérément plus intimiste et raffinée que dans une concession en périphérie. Et ce nouveau standard d’accueil ne sera pas réservé aux seuls centres-villes : nous en déployons l’identité visuelle progressivement sur l’ensemble de notre réseau.
La force des véhicules électriques, c’est aussi leur connectivité. Comment Renault aborde-t-il ce paramètre clé ?
Si la connectivité est présente sur tous nos modèles, c’est sur l’électrique qu’elle déploie toute sa valeur. Depuis son smartphone, le conducteur consulte l’état de charge de son véhicule en temps réel, programme la recharge, le préchauffage de l’habitacle et bénéficie d’une navigation qui intègre automatiquement les arrêts aux bornes. Nos clients électriques utilisent donc intensément les services connectés. Nous avons une conviction : l’innovation doit rester accessible. Résultat : nos systèmes connectés offrent le même niveau de prestation que les premiums allemand – tout en restant abordable. C’est ça être une marque pop : offrir le meilleur de l’innovation au plus grand nombre.
Vous pilotez à la fois le déploiement global des campagnes Renault et les services au marketing du Groupe. Quel est le mode d’emploi de cette double casquette ?
D’un côté, je pilote avec mon équipe le déploiement et les plans media des campagnes de la marque Renault. Plusieurs enjeux : faire en sorte qu’on parle d’une seule et même voix partout dans le monde, accompagner nos filiales pour que leurs campagnes collent à leurs ambitions business tout en construisant une Marque attractive et respectée. Ceci demande d’être bienveillant, à l’écoute, mais aussi intraitable sur les lignes rouges (pas de hard promo par exemple). Ce travail – très opérationnel et front office – se fait en mode coaching et en lien avec la Direction des Ventes Internationales. De l’autre côté, je pilote les services au marketing pour les quatre marques du groupe : Renault, Dacia, Alpine et Mobilize. Là, c’est plus long terme et plus transverse : nous négocions les contrats-cadres avec les grands acteurs marcom et martech pour donner à chaque marque les moyens et outils les plus efficaces et les plus compétitifs pour être créative et efficiente dans son activité marketing. C’est le back office de la fonction marketing.
Le conseil N°1 que vous donneriez à un talent qui rêve de percer dans la branche marketing d’un groupe comme Renault ?
Se lever chaque matin avec cette conviction simple : « je viens apporter des idées concrètes et faire avancer les choses de façon décisive. » Être assertif mais sans arrogance. Dans l’automobile, les responsabilités ne s’atteignent pas toujours en ligne droite. Il faut accepter – et c’est une chance – de passer par des expériences variées, toucher à plusieurs métiers pour acquérir une véritable crédibilité. C’est précisément ce que propose Renault Group : une mobilité fonctionnelle et géographique qui forge les leaders de demain. Personnellement, j’ai été sur le terrain (France et importateurs), directeur marketing en pays (UK), en central sur une gamme (électrique) directeur marketing de région (Asie) et directeur commercial (gamme électrique à nouveau) avant de prendre mon poste actuel. Ce parcours m’a énormément nourri tant sur le plan professionnel que personnel.
Quelle porte n’auriez-vous jamais pu ouvrir sans votre passage à l’ESCP ?
Sans aucun doute l’international. « Une école internationale au cœur de Paris », c’était la pub de l’ESCP dans les années 80 ! Renault m’a permis de concrétiser la promesse sous-jacente à cette pub de l’école. Je cultive cette fibre – la motivation pour l’international – continument depuis mon entrée à l’ESCP. Par ailleurs, l’ESCP, ne se résume pas à son excellence académique. Ce sont aussi et surtout les stages à l’étranger, la vie associative, la Junior-Entreprise, qui offrent à ses étudiants une ouverture sur le monde et un sens du concret extrêmement précieux.
Elitisme ou ouverture : qu’y a-t-il vraiment derrière les portes des Parisiennes aujourd’hui ? Je ne pense pas qu’on puisse opposer élitisme et ouverture. Je préfère parler de recherche d’excellence. Mes parents n’étaient pas cadre supérieurs et, pourtant, j’ai pu entrer et réussir grâce à l’ESCP. L’ESCP, c’est avant tout la richesse de son environnement. Ce melting pot d’étudiants venant de pays et de milieux divers qui permet d’avoir une autre perspective sur le monde, cette exposition facilitée avec le milieu de l’entreprise qui permet d’avoir un pied à l’étrier pour démarrer et orienter son parcours selon ses motivations profondes.
Contact : renaultgroup.com/carrieres-renault