Rejoignez le pionnier de la télémédecine en France, membre de la Frenchtech 120 et placé par Time Magazine parmi les World’s Top HealthTech Companies. Vous travaillerez aux côtés de Nathaniel Bern (X 11), Co fondateur et CTO de Medadom. Rencontre.
Medadom a été la première société de téléconsultation agréée par le ministère de la Santé. En tant que pionnier, quelle est votre feuille de route à venir ?
Lorsque nous avons lancé Medadom en 2017, la téléconsultation n’était pas encore rentrée dans le droit commun. Il a fallu attendre septembre 2018 pour qu’elle soit reconnue et remboursée par la Sécurité sociale. Dès le début, nous avons fait le choix de proposer des consultations sans RDV avec notre réseau de médecins, en visio à domicile ou dans des dispositifs physiques (cabines, bornes, consoles). Notre levée de fonds en 2020 nous a permis de recruter et de nous déployer rapidement. Aujourd’hui, nous avons 130 collaborateurs, 5 500 cabines et avons réalisé plus de 8,5 millions de téléconsultations. Notre feuille de route est simple : continuer à nous développer en France, en installant nos cabines dans les pharmacies mais aussi les cabinets de soins infirmiers, les laboratoires d’analyse, les centres de santé, les mairies… Nous avons également commencé à élargir notre offre il y a deux ans en proposant des téléconsultations d’ophtalmologie : 400 magasins d’optique sont déjà équipés, sur un potentiel de 13 000 au total.
E-santé et jeunes X, une rencontre qui matche forcément ? Pourquoi leur profil est-il en adéquation avec les ambitions de développement de Medadom ?
Les jeunes X aiment le secteur de la santé, car ils voient que des innovations de rupture technologique majeures sont en train d’arriver. De nombreuses startups, souvent montées par des X, voient le jour. En outre, impacter la vie des gens en facilitant l’accès aux soins est une challenge passionnant. La rigueur des X et leur esprit analytique sont particulièrement adaptés aux applis de santé, qui brassent beaucoup de données. La formation en datascience et en machine learning de l’école est un bagage idéal.
Avant de co-fonder Medadom avec deux médecins, vous avez travaillé dans l’assurance. En quoi cette expérience vous a-t-elle inspiré ?
C’est mon stage de fin d’études qui m’a offert ce premier poste de data scientist au sein du Data Innovation Lab d’AXA. En 2015 c’était les balbutiements de l’exploitation de données et ce lab était très novateur pour l’époque. L’environnement était enrichissant, plein de jeunes ingénieurs. Nous cherchions des business cases sur la détection de la fraude, la télématique embarquée dans les véhicules… Puis, en partant en mission à Singapour, j’ai rencontré un manager qui m’a donné le goût de l’autonomie et de la liberté d’entreprendre. A mon retour, j’ai décidé de fonder Medadom avec un ami médecin. Au début, mes missions étaient très techniques : implémenter, coder, développer la plateforme… tout en recrutant pour monter une équipe. Huit ans après, je suis surtout dans la supervision technique et produits. Une belle aventure.
Sur quelles fonctions avez-vous besoin de jeunes X pour renforcer vos équipes ?
Nous recherchons des ingénieurs logiciels (backend ou full stack) pour développer de nouvelles fonctionnalités, mais aussi des passionnés de data analyse, IA et machine learning. Nous sommes également très friands de profils « ops », agiles dans l’analyse transverse des équipes, afin d’accélérer nos process.
Quels souvenirs gardez-vous de votre formation à l’X ?
Excellents ! J’ai apprécié de pouvoir choisir mes cours et d’avoir des professeurs de très haut niveau. Pratiquer le tennis tous les jours sur le campus était également un vrai plaisir. Quand je suis arrivé à l’X, après trois ans de prépa, je dois reconnaître qu’à la Courtine on a fait les 400 coups avec un de mes camarades de promotion. On dénotait un peu dans cette organisation militaire, mais ensuite on est rentrés dans le rang !

Mon conseil
L’école donne une sécurité sur le CV, qui peut aussi être un piège pour suivre une carrière toute tracée, dans les corps d’Etat ou les grandes entreprises. Or, on est meilleurs quand on fait ce qu’on aime. Si vous avez envie d’entreprendre, lancez-vous, ne réfléchissez pas en ingénieur, plusieurs coups à l’avance. N’ayez pas peur de l’échec, ça fait partie de l’aventure !
Contact : nath@medadom.com