Vous ne verrez plus jamais votre airbag ou votre ceinture de sécurité de la même manière en rejoignant AUTOLIV NCS, filiale de l’équipementier suédois AUTOLIV. « La sécurité automobile est aujourd’hui un concentré de technologies, de recherches et innovations impliquant une palette très large de métiers », lance aux jeunes talents féminins Hadhoum Hamida (ICS Bégué 90), sa DRH. Oubliez tous vos clichés et préjugés sur ce secteur, et suivez les conseils de cette manager passionnée.

 

Safe car

SAVING MORE LIVES. Plus qu’un slogan, c’est l’ADN d’AUTOLIV, devenu en 65 ans le leader des systèmes de sécurité automobile. « Dans un secteur en pleine transformation motivée par l’évolution des comportements de conduite, la réglementation des émissions de gaz et les technologies émergentes, notre valeur clé c’est de sauver toujours plus de vies en fabriquant des produits à la qualité irréprochable accessibles à tous. » AUTOLIV aujourd’hui, c’est 65 000 collaborateurs, dans 27 pays et 41 % de part de marché. Autoliv c’est aussi : 30 000 vies sauvées par an, 300 000 blessures évitées grâce à ses différents produits : airbag, prétentioneurs de ceintures, volants et produits spéciaux.

 

Protection garantie

Entrée dans le giron du Groupe AUTOLIV en 1997, l’entreprise NCS Pyrotechnie et Technologies a acquis au fil du temps une expertise dans la sécurité passive. Ses produits sont des dispositifs de protection des occupants des véhicules et des piétons qui s’activent dès l’instant où le choc devient irrémédiable. « Notre savoir-faire pyrotechnique centenaire a eu de multiples applications au travers des années. Aujourd’hui, nous le mettons au service de la sécurité automobile pour apporter notre contribution à la sécurité des citoyens grâce à nos initiateurs pyrotechniques, nos dispositifs de prétention de ceinture, d’airbags, et des coupes batteries sur les véhicules hybrides et électriques. 2.5 millions de pièces sortent chaque semaine de notre site de production, d’industrialisation et de R&D basé à Survilliers. »

 

La mobilité source d’innovation

Une usine visitée par tous les candidats qui postulent, même s’ils ne sont pas retenus. Le but ? Leur faire découvrir la richesse de la filière. « Les métiers de cette industrie sont méconnus. Il est temps de casser les stéréotypes. Aujourd’hui l’automobile c’est de la technologie de pointe, de la recherche et de l’innovation très en amont. Nous imaginons les dispositifs de sécurité adaptés aux nouveaux moyens de mobilités pour la société de demain. Les nouvelles générations de véhicules offrant plus de mobilité et de liberté dans l’habitacle appellent nécessairement à réinventer les dispositifs traditionnels de sécurité automobile. Pour des usagers de la route vulnérables, les motards, les passionnés de trottinettes et de mono-roues électriques et pourquoi pas les taxis volant. Il y a un champ de protections à imaginer, à développer pour ces nouveaux moyens de locomotion. Notre société est en pleine mutation, notre mission est de continuer à toujours sauver plus de vies en accompagnant à sa transformation ; et pour cela, les nouvelles générations seront notre source d’inspiration…» Ces nouveaux produits s’inscriront dans une industrie en pleine transformation pour évoluer vers l’usine 4.0.

 

Génération numérique

Une aubaine pour la nouvelle génération qui excelle dans l’utilisation des nouvelles technologies et des outils digitaux. « Les jeunes nous apportent beaucoup par leur vision des choses et du monde, leur compréhension de la société et des clients futurs. Leur perception est essentielle pour nous aider à créer de nouveaux produits. Cette année, j’ai embauché une alternante en RH en contractant avec elle un deal d’échange de compétences. Nous lui apprenons le métier et elle nous apporte sa vision à 360°, et ses idées sur l’utilisation du digitalUn contrat gagnant-gagnant. »

 

Des métiers en quête de féminité

L’occasion pour la DRH de rappeler que le ratio hommes / femmes dans l’entreprise est de 60 – 40 %. Pas mal pour une industrie de la métallurgie ! « Chez AUTOLIV NCS, il y a des femmes partout : opérateurs, techniciens, ingénieurs, chefs de projets, logistique, comité de direction…. Le seul métier restant exclusivement masculin à ce jour est celui de technicien de maintenance en production qui consiste à réaliser des diagnostiques de panne, des opérations maintenance curative, préventive et prédictive. Pour que cela puisse changer, il faut œuvrer très en amont : d’abord à l’école, puis dans le second degré, pour inciter les femmes à choisir ces métiers, par une meilleure communication.  Avis aux étudiantes : venez grossir les rangs des techniciens de maintenance, des ingénieurs plasturgistes ou mécanique, des chimistes, des responsables d’unités autonomes de production, des experts plasturgistes ou en injection. Et si ces métiers ne vous attirent pas, alors vous trouverez surement à vous dépasser dans la programmation d’automates et robots, dans l’analyse de l’image appliquée à l’industrie, les métiers de la qualité et de la sécurité, la pyrotechnie, la mécatronique. Si vous aimez les challenges dans un environnement apprenant, dynamique, challengeant, exigeant dans la bienveillance alors rejoignez-nous en stage, en apprentissage ou en embauches, vous apprendrez à chaque instant.

 

Management inclusif

Pour Hadhoum Hamida, si l’on peut parler d’une spécificité féminine elle ne se situe pas sur le plan technique, mais managérial. « Pour la gestion de projet par exemple, où il faut piloter une équipe transverse, l’approche féminine sera plus subtile, participative, inclusive et coopérative ; elle produit des résultats là où les hommes peuvent parfois trop user d’une approche plus abrupte voire de confrontationJ’ai pu le constater lors de réunions d’équipes masculines par exemple, ou par l’observation des équipes et des conflits qui peuvent parfois en découler. L’autorité directe, très peu pour moi. Elle est souvent infructueuse, particulièrement si on souhaite construire une coopération pérenne de confiance. Elle l’est d’autant plus avec les milleniums en quête de sens. Ce qui compte c’est d’assoir sa crédibilité par ses compétences pour se faire entendre et donner du sens aux orientations et décisions. »

 

Passage de témoin

Une manager qui met un point d’honneur à valoriser ses collaborateurs et les mettre en pleine lumière. « La taille de mes équipes me permet de cultiver une relation professionnelle de proximité avec elles. Je motive beaucoup les femmes, et je les pousse à ne pas s’autocensurer. Je leur confie des sujets et projets qui sortent de leurs cœurs de métier pour les faire travailler en transverse avec d’autres collaborateurs et d’autres fonctions. Décloisonner, casser les silos :  il n’y a rien de mieux pour multiplier les expériences, faire prendre de la hauteur, changer son angle de vue et apprendre à composer avec chacun pour atteindre la cible commune. Il est naturel de rendre ce que la vie nous a donné : j’ai eu la chance de rencontrer les bons managers aux bons moments qui m’ont fait confiance en me confiant des périmètres conséquents, ils m’ont donné l’opportunité de relever des challenges, ils m’ont laissé la chance de me tromper, pour mieux apprendre et ensuite me dépasser. C’est ce que nous devons faire à notre tour pour ces jeunes qui démarrent leur vie professionnelle que nous devons accompagner avec bienveillante exigence tout ayant l’humilité de  nous nourrir de leur vision  nouvelle du monde de demain »

 

Une femme de cœur

Et des défis, la DRH en a relevé. Entrée à 22 ans chez NCS pour réaliser son stage de fin d’études, elle a gravi un à un les échelons de l’entreprise. D’abord comme contrôleur de gestion, puis responsable de la comptabilité et des finances, puis Directeur Financier, avant de prendre la direction des ressources humaines en 2010 pour être aujourd’hui DRH et HSE. « J’ai eu la chance d’avoir des managers qui m’ont tendu la main et m’ont accompagnée à chaque étape de ma carrière. La dimension humaine est excessivement importante pour moi. C’est de cette relation de confiance dans un environnement stimulant qu’est née ma fidélité à l’entreprise. La féminité ne m’a pas traversé l’esprit, ni empêchée un seul instant. Oui je suis une femme, et alors ? Dans ma tête ce n’était pas un sujet. J’ai suivi mon parcours avec un grand niveau d’exigence et je n’ai jamais eu à choisir entre ma carrière et ma vie personnelle : j’ai pleinement assumé les deux !»

 

Carrière plurielle

Et quand on lui demande de porter un regard sur ses 30 ans de carrière chez AUTOLIV NCS, Hadhoum Hamida répond du tac au tac : « J’ai l’impression d’avoir évolué dans des sociétés différentes tant les challenges ont été nombreux : accompagnement de la croissance exponentielle, transformation des process, accompagnement d’équipes, analyse financière, virage technologique et culturel ! J’ai connu au moins trois sociétés en une ! »

L’envie d’avoir envie !

« Pendant l’entretien, il faut montrer son engagement. Si on a envie d’y aller et qu’on ne se pose pas trop de questions métaphysiques, alors, tout est possible ! Ma ligne conductrice c’est avant tout l’honnêteté et assumer mes engagements, car la confiance se construit grâce à cela. Tout peut s’apprendre, mais l’Envie, la Motivation et l’Energie : il faut les avoir en soi. Il m’est arrivé de recruter une personne qui n’était pas dans la cible du métier, mais qui avait ces valeurs bien ancrées en elle. Ça fait la différence pendant l’entretien. Vous ferez des erreurs, j’en fais moi-même encore. Ce qui est important c’est de savoir apprendre de ses erreurs, pour aller au-delà en s’inscrivant un processus l’amélioration continue. »

 

# Le off de la DRH : « Chaque matin, je m’interroge : puis-je me regarder dans le miroir sans avoir honte de moi ? C’est d’autant plus important en RH où l’on a un rôle clé dans la vie professionnelle des collaborateurs qui sont avant tout des Femmes et des Hommes. Si les décisions que je suis amenée à prendre sont justes, je les assume pleinement et les défends jusqu’au bout mais avec humanité. Ceci implique nécessairement de savoir aller au-delà du cadre strict de la « feuille de mission ». Assumer ses décisions, oui, mais dans le respect de l’humain par l’écoute, l’accompagnement bien au-delà de la fondrière de l’entreprise parfois afin de s’assurer que chacun retrouve une place dans la société avec dignité. L’essentiel est d’être en phase avec ses valeurs. Le jour où je douterai du bien fondé de mes décisions, j’arrêterai, j’irai faire autre chose. »

 

Contact : hadhoum.hamida@autoliv.com