L’activité « Mines et Amont » d’Areva représente la moitié du chiffre d’affaires du groupe et conduit ceux qui y travaillent dans le monde entier. Rencontre avec Olivier Wantz (CCI Nuremberg 86, IAE Paris 91), directeur Général Adjoint d’Areva, en charge des Mines et de l’Amont.

 

Pouvez-vous nous présenter les activités Mines et Amont d’Areva ?

Le secteur Mines et Amont couvre l’ensemble des activités d’extraction du minerai, mais aussi sa conversion et son enrichissement jusqu’à l’assemblage du combustible qui alimentera ensuite les réacteurs des centrales nucléaires. Nos mines et projets miniers se trouvent essentiellement au Canada, Niger, Kazakhstan, Mongolie et Namibie et nous menons des explorations dans ces pays bien sûr mais aussi au Gabon, en Australie, etc. Si notre combustible est produit en Allemagne, aux E-U, en France et en Chine, conversion et enrichissement ne s’effectuent qu’en France. Quant au commerce, il couvre le monde entier puisque nous vendons à tous les électriciens nucléaires du monde, excepté les Russes qui produisent eux-mêmes. Nos activités représentent un CA de 3,8 Mds € soit 46 % du CA global du Groupe Areva.

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© AREVA , LARRAYADIEU ERIC

Pouvez-vous nous résumer votre parcours, en partie effectué à l’international, et faire un point sur les perspectives à venir ?

Après avoir achevé mes études en Allemagne, j’ai rejoint les activités médicales de Siemens, suis ensuite parti en Australie, DAF d’une unité de fabrication puis en charge du développement du business pour les réseaux de télécommunication de transferts de données. Celles-ci m’ont alors ramené en France pour y négocier le contrat UMTS avec SFR, avant de passer DAF de Matra Transport racheté par Siemens à l’époque des grands chantiers : VAL, ligne 14, métro de Manhattan… En 2005, j’ai été chassé pour devenir DAF de Framatome ANP, devenu Areva NP. Puis, en 2011, j’ai rejoint le Directoire et pris en charge la première phase du plan de performance avant de reprendre les activités minières auxquelles le secteur Amont s’est ajouté l’an passé. Actuellement, avec pétrole et gaz peu chers, le marché est ralenti. Nous optimisons nos actifs miniers et notre production en restant confiants puisque les besoins en électricité augmenteront de 30 % d’ici 2030 et que le nucléaire devrait représenter 15 % du mix énergétique mondial, c’est-à-dire environ 1/3 de plus qu’aujourd’hui…

« Avoir des convictions fortes n’empêche pas de rester à l’écoute »

 

Au regard de votre propre expérience, qu’avez-vous appris d’essentiel sur le management des hommes ?

J’ai d’abord compris que si l’on ne pouvait être expert dans tous les domaines, on devait parfaitement maitriser le rôle de chaque pièce et le fonctionnement d’ensemble pour définir la stratégie, l’expliquer et en porter le message avec conviction, le voir incarner par les équipes et pouvoir négocier les immanquables aléas de parcours. Il s’agit ensuite de faire tout autant preuve de leadership que d’humilité, guider et challenger ses collaborateurs tout en restant très à l’écoute. J’organise pour ma part des petits déjeuners consacrés à la libre parole et, surtout, je tâche de ne pas me couper du réel : le terrain, les équipes, les clients !

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© AREVA – Jean-Marie TAILLAT

Areva est présente sur les 5 continents. L’expérience internationale étant de plus en plus recherchée par les jeunes diplômés, pourraient-ils avoir l’occasion de réaliser leur souhait chez Areva ?

Grands chantiers, ingénierie, réacteurs et services associés, combustibles bien sûr, de nombreux métiers conduisent chez Areva à l’expatriation avec une tendance forte dans les années à venir sur l’Asie et notamment la Chine, la possession de cette langue étant d’ailleurs particulièrement appréciée. Mais même pour ceux qui travaillent en France, l’ouverture à l’international est une réalité quotidienne compte tenu de l’exposition naturelle sur les marchés internationaux.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’IAE de Paris ?

 

Outre les études de cas vraiment instructives, on y exerce sa capacité de réflexion sur un panel de matières sélectionnées en fonction de l’expérience acquise avec la possibilité très pertinente de faire un focus sur certains domaines. Cela représente un gros investissement personnel, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle car l’enseignement est de grande qualité. Et je ne négligerais pas le fait que je m’y suis fait au moins trois amis proches !

JB

Contact : http://www.areva.com/FR/carriere-495/jeunes-diplomes-recrutement-ingenieurs-techniciens-et-cadres.html