Pas d’actionnaires à rémunérer, ni de logique lucrative. Rejoindre un acteur de l’ESS qui marie valeurs historiques et innovation donne un vrai sens au travail confie Sandrine Avon (Université Grenoble Alpes 95), Directeur Gouvernance & Risques d’AÉSIO mutuelle. Rencontre.
Comment AÉSIO mutuelle se distingue-t-elle des autres assureurs de complémentaire santé ?
Notre ADN est vraiment marqué par la diversité comme facteur de solidarité. Nous assurons et protégeons toutes les personnes, quels que soient leur âge, leur origine ou leur activité. AÉSIO mutuelle possède même un fonds de solidarité pour ses adhérents en situation de fragilité financière, afin de les aider à régler leur reste à charge dentaire par exemple. L’idée est d’éviter le renoncement aux soins. Au-delà des aides financières, nous proposons également de l’orientation vers des acteurs sociaux, du soutien aux aidants… et nous sommes pleinement impliqués dans le dispositif HDS (Haut Degré de Solidarité). En parallèle, nous menons des actions de prévention et des campagnes de sensibilisation, tant auprès des particuliers qu’au sein des entreprises. Je citerais par exemple la pièce de théâtre Ex UTERO comme action de prévention nationale vers les femmes.

En quoi votre ancrage régional est-il un atout ?

Notre présence dans tout l’Hexagone nous permet d’organiser des ateliers et des actions locales au plus près des problématiques d’accès aux soins et des besoins spécifiques de nos adhérents. Nous nous appuyons pour cela sur nos 500 délégués mutualistes qui recueillent leurs attentes et développent ce lien de proximité. Avec 12 sites et 260 agences, notre ancrage territorial est un vrai atout, qui fait partie de notre histoire : AÉSIO mutuelle est le fruit de la fusion en 2021 de trois mutuelles, elles-mêmes issues du rapprochement de petites mutuelles souvent leaders dans leur département. Loin de les renier, nous cultivons ces racines.
Pourquoi travailler chez un acteur du monde mutualiste fait-il sens pour les jeunes diplômés ?
En tant que mutuelle d’assurance, nous faisons partie de l’économie sociale et solidaire (ESS). Cela nous confère un statut particulier : pas d’actionnaires à rémunérer, pas de logique lucrative. Chaque année, 77 % des cotisations perçues sont réinvesties dans les actions sociales et les prestations santé versées à nos adhérents, le reste couvrant nos charges fixes. Solidarité, bienveillance, écoute… Dans le contexte actuel de notre pays, fragilisé et fracturé, le monde mutualiste est un vecteur d’espoir, que nous devons absolument faire perdurer collectivement. Cette ambition raisonne et fait forcément sens, pour les jeunes comme pour les moins jeunes. Loin d’être un secteur vieillot, le monde mutualiste représente au contraire l’avenir : en réussissant à combiner valeurs historique et innovation, c’est un secteur à fort impact social, en pleine mutation, qui a tout pour plaire à la jeune génération.
Qu’est-ce qui vous pousse à vous lever le matin ?
Même si je ne suis pas aussi utile qu’une infirmière ou un pompier, œuvrer au quotidien pour l’accès et l’égalité aux soins est très important pour moi. Cela correspond à mes valeurs et à ce que je recherchais au sortir de mes études : un engagement citoyen avec le sens du collectif.
Particuliers, salariés, chefs d’entreprises… la diversité de vos interlocuteurs nécessite-t-elle des jeunes talents caméléons ? Les skills incontournables pour vous rejoindre ?
Des profils caméléons, c’est une bonne définition de ce que nous recherchons. Le plus important à mes yeux, c’est l’intelligence situationnelle, celle qui permet, selon l’environnement et l’interlocuteur, d’adapter son langage, sa posture et les solutions proposées. Ensuite, je dirais l’esprit d’équipe, une écoute active et une capacité à communiquer clairement. Et bien sûr, une éthique et des valeurs qui correspondent au monde mutualiste. Lors des recrutements, je regarde moins le parcours académique que l’énergie et l’envie qui se dégagent du candidat.
Quels sont les métiers sur lesquels vous recrutez le plus actuellement ?
Nous sommes dans un secteur en pleine évolution, où il n’y pas de routine. Nos métiers changent très vite et on ne risque pas de s’ennuyer, c’est d’ailleurs aussi ce qui me plaît. Actuellement, nous recherchons des spécialistes en data sciences et cybersécurité, en gestion des risques, actuariat, RSE, finance, RH mais également des chefs de projet transverses. La diversité de nos métiers rend les passerelles nombreuses et possibles, de la technique, au pilotage en passant par l’innovation, chacun y trouvera son bonheur.
Racontez-nous votre quotidien en tant que Directeur Gouvernance et Risques.
Dans un monde incertain et volatil, marqué par une profusion de normes réglementaires, la gestion des risques et la conformité sont plus que jamais au cœur de la stratégie des organisations. Mon spectre d’activité est assez large : calcul prudentiel, conformité des achats et contrats, RGPD, continuité d’activité et gestion de crise, juridique, qualité et RSE. J’ai la chance d’avoir de supers équipes autour de moi (plus de cent personnes au total), qui donnent le meilleur dans une ambiance à la fois sereine et productive. Toutes nos actions sont orientées protection client et pérennité de l’entreprise : loin d’être vus comme des empêcheurs de tourner en rond, nous contribuons à la durabilité de notre mutuelle et à sa création de valeurs. En tant que Directeur Gouvernance et Risques et membre du comité de direction, mon quotidien, c’est 90 % de relationnel, beaucoup de réunions et de déplacements. Mon management est basé sur la confiance et je suis heureuse de pouvoir transmettre mes valeurs et mes convictions. Ce qui m’importe avant tout, c’est le bien-être et le développement de mes collaborateurs.
Quels conseils souhaiteriez-vous transmettre aux jeunes dip’ qui s’apprêtent à entrer dans la vie professionnelle ?
Mes conseils s’adressent en priorité aux jeunes femmes, car nous avons tendance à attendre que tout soit parfait avant d’oser. Non ! Comme le disait Sénèque : la chance, c’est quand la préparation rencontre l’opportunité. Croyez en votre légitimité, prenez la parole et saisissez les opportunités, vous avez pleinement votre place ! Et surtout, n’ayez pas peur d’ambitionner des postes à responsabilités. La preuve, mon comité de direction Gouvernance et Risques n’est composé que de femmes. Et même si ça ne s’apprend pas à l’école, commencez très tôt à cultiver votre réseau (camarades, collègues, mentors) car une carrière est le fruit de compétences mais aussi de rencontres. Enfin, restez fidèles à vos valeurs, elles seront votre boussole pour vous aider à faire des choix cohérents et porteurs de sens.
L’UGA pour moi Née à Grenoble, c’est tout naturellement que j’y ai fait mes études, que j’y habite et que j’y travaille. L’UGA est une magnifique université, le cadre y est exceptionnel et propice aux sorties skis l’hiver. Sur le plan académique, cette formation en gestion des risques se distingue de celles des écoles d’actuariat et de finance par sa vision à 360°. Elle m’a permis de prendre très vite de la hauteur, de croiser les disciplines et d’acquérir une curiosité intellectuelle, tout en adoptant une rigueur méthodologique et une capacité d’analyse bien utiles jusqu’à aujourd’hui. Dans un monde en perpétuelle évolution, où tout va de plus en plus vite, cette capacité à continuer d’apprendre est un atout précieux !
Chiffres clés : 2,3 millions de personnes protégées / + de 2 milliards € de CA / + de 3 000 collaborateurs sur 12 sites / 260 agences en France
Contact : sandrine.avon@aesio.fr