En avril 2011, je mettais pour la toute première fois les pieds dans une entreprise danoise. Je devais alors, effectuer un stage à l’étranger dans le cadre de ma dernière année de licence. Ce que je ne savais pas, à cette époque, c’est que l’ambiance danoise me séduirait tellement, que je déciderais d’y rester pour de bon.

 

Pourquoi le Danemark ?

Intéressée par les cultures étrangères depuis toute jeune, je me suis dirigée vers une formation anglais / allemand en Langues Étrangères Appliquées.

La formation LEA requiert trois stages, de préférence à l’étranger. Un pays anglophone ou germanique était une orientation naturelle au regard de ma formation. Cependant, une connaissance danoise m’avait déjà proposé de venir lui rendre visite. Elle m’avait, de plus, affirmé que les Danois étaient très bons en anglais. De nature curieuse, j’ai donc arrêté mon choix sur ce pays que je ne connaissais pas vraiment pour mon premier stage.

 

Le choc culturel

L’égalité entre les citoyens est un élément très important au Danemark. Dans le cadre des entreprises, cela se reflète par un style de management peu hiérarchique et des structures très transparentes et plates.  En tant que jeune stagiaire française, le choc culturel peut être intense. Qu’il s’agisse d’un collègue, d’un stagiaire ou du directeur de l’entreprise, le tutoiement et l’appellation par le prénom sont de norme. En France, chacun a le droit de s’exprimer… dans la mesure de son statut hiérarchique ! Pas au Danemark. Stagiaire, employé de bureau, aide-ménagère ou directeur peuvent apporter leurs avis, partager leurs frustrations ou prendre des initiatives sans avoir besoin de se cacher sous un statut.

Les entreprises danoises sont, de plus, caractérisées par la flexibilité de leurs horaires. Un rendez-vous chez le coiffeur en début d’après-midi ou besoin de dormir plus un matin ? Il suffit de rattraper les heures perdues plus tard. Les managers accordent, en ce sens, une grande confiance en leurs employés.

 

Une multitude d’opportunités professionnelles

Un Français pourra être effrayé par la flexisécurité qui caractérise le marché de l’emploi au Danemark. Une entreprise pourra en effet assez facilement licencier un employé.

Toutefois, il y a beaucoup moins de contrats intermittents comme le fameux CDD en France. Lors de la recherche de travail, avec ou sans expérience, avec ou sans diplôme, il sera beaucoup plus facile de trouver un CDI. Les entreprises n’ont pas peur de laisser une chance aux candidats.

Il faut dire qu’avec un taux de chômage situé à 6,2 %, ainsi qu’une excellente sécurité financière en cas de chômage, démissionner pour de nouvelles opportunités professionnelles et la prise de risque ne font pas si peur.

 

A quoi ressemble mon quotidien aujourd’hui ?

Je travaille actuellement pour MONEYBANKER une petite fintech danoise composée de 4 employés : ses deux fondateurs et gérants, mon collègue responsable du marché danois et moi-même, responsable du marché français.

MONEYBANKER est un comparateur de crédit en ligne. Les comparateurs ont la côte depuis quelques années et la concurrence est rude. Mon rôle est d’implanter MONEYBANKER en France, de manière à ce qu’un jour, les utilisateurs à la recherche d’un crédit l’utilisent instinctivement.

L’entrepreneuriat est très populaire au Danemark. Ainsi, il n’est pas rare de travailler pour des petites startups. L’ambiance y est différente. L’avenir est incertain, mais l’expérience reste enrichissante dans la mesure où beaucoup de responsabilités vous sont laissées. Les relations y sont également plus informelles.

 

Mon job & moi

Etant la seule à parler français, je suis, également, seule responsable du développement en France. La stratégie de communication, les partenariats, la traduction, le contenu du site, les ventes, ainsi que la communication avec les clients reposent sur mes épaules.

Je choisis moi-même comment organiser mes journées… et j’aime quand elles ne se ressemblent pas ! Je commence par répondre aux mails des clients et partenariats, puis je gère le contenu du site, de notre blog, j’essaie de trouver de nouveaux partenariats pour notre stratégie de communication, je communique avec les freelancers français avec lesquels nous travaillons régulièrement. Je leur donne de nouvelles missions, je supervise le travail qu’ils ont réalisé. Les journées passent vite.

Mon quotidien est assez libre. Nous travaillons sur une base de 37 heures par semaine et je peux adapter mon emploi du temps en fonction de mes préférences.

 

Un maximum de challenges !

Etant la seule Française, je n’ai personne à qui me référer. Les stratégies et les lois en vigueur au Danemark ne sont pas toujours applicables en France, notamment lorsqu’on travaille dans l’univers de la fintech. Je suis également confrontée aux codes de communication, ainsi qu’aux codes culturels qui sont différents des miens. La culture danoise, très informelle et peu hiérarchique, fait qu’il y a également très peu de formules de politesse. Venant d’une culture où la politesse est primordiale, il est important de garder cette différence culturelle en tête afin de ne pas mal interpréter les échanges avec mes collègues.

 

Pourquoi pas vous ?

Après avoir effectué mes 3 stages dans des entreprises danoises et une fois mon master LEA en poche, je me suis installée au Danemark où je vis depuis 5 ans.

J’ai effectué 4 stages dans 4 entreprises différentes et j’ai travaillé en CDI dans 3 entreprises différentes. Je reste toujours prête à sauter vers de nouvelles opportunités professionnelles pour développer mes compétences.

J’ai trouvé mes stages, ainsi que mon premier emploi sans parler danois. Je ne suis pourtant pas située au cœur de la capitale, mais dans une petite ville. Le fait est, que l’anglais n’est pas un problème. Et pour les plus courageux, des cours de danois gratuits sont proposés aux nouveaux arrivants. Ainsi, je communique, aujourd’hui, exclusivement en danois dans le sein de mon entreprise.

Vous aussi, vous avez envie d’améliorer votre anglais ? Vous êtes désespérés par votre recherche de stage ou de premier emploi en France ? Ou simplement envie d’une belle expérience ? Alors pourquoi pas le Danemark ?