Après un premier Bachelor créé en 2016, l’ICD International Business School et l’EPF – École d’ingénieur-e-s remettent le couvert avec une deuxième formation commune prévue pour septembre 2019. Ce nouveau cursus s’inscrit dans le cadre de « Future Innovators », une nouvelle dynamique impulsée par les deux institutions qui souhaitent bousculer l’enseignement supérieur.

 

Avec leurs deux Bachelors, l’ICD et l’EPF brouillent les lignes de l’école traditionnelle. À la fois 100 % scientifique et 100 % management, le Bachelor Business Innovators (créé en 2016) et le Bachelor Digital Innovators (prévu pour la rentrée 2019) sont de véritables OVNIs dans le paysage de l’enseignement supérieur.

Jean-Michel Nicolle, directeur de l’EPF

Au rythme de 2 jours par semaine à l’EPF et 2 jours à l’ICD, les étudiants sont baignés dans cette double culture aujourd’hui essentielle sur le marché du travail, pour Jean-Michel Nicolle, Directeur de l’école d’ingénieurs. « En observant les offres d’emploi avec l’ancien directeur de l’ICD [Tawhid Chtioui, NDLR], nous nous sommes aperçus que les formations actuelles ne répondaient pas aux besoins des entreprises. Les technologies sont de plus en plus complexes et personnalisées et les sociétés ont besoin de managers capables de comprendre ces outils, de les vendre et de les adapter aux besoins des clients, avec une dimension internationale. »

Nouveaux métiers, nouveau cursus

Fort du succès du Bachelor Business Innovators, les deux écoles lanceront le Bachelor Digital Innovators, pour former des managers sensibles à la collecte et à l’analyse des datas, dès septembre 2019. « L’objectif de cette formation est de réconcilier managers et ingénieurs, front-office et back-office. Il y a un véritable fossé entre les connaissances que les chefs de projets ont sur les technologies et l’utilisation qui en est faite par les marketers. Ce Bachelor s’articule également autour de la sensibilisation au design. Nous voulons que nos diplômés puissent déceler les futures tendances grâce aux notions d’arts insufflées dans notre programme », précise François Nicolle, Assistant Enseignant-Chercheur de l’ICD.

Bachelors de tous les possibles

Benoît Aubert, Directeur de l’ICD

Pourquoi proposer des formations hybrides ? Car c’est ce que veulent les entreprises ! En effet, pour construire ses programmes, l’ICD et l’EPF ont réalisé un audit auprès de grands noms de l’industrie. « Les sociétés sont à la recherche de diplômés de niveau Bachelor sensibles aux nouveaux enjeux digitaux : la big data, l’intelligence artificielle… La haute professionnalisation de notre programme, qui compte plus d’un an d’expérience en entreprises sur 3 ans est également un atout majeur», explique Benoît Aubert, directeur de l’ICD.

Et c’est un pari réussi, car les étudiants qui rejoignent ces programmes voient leurs opportunités démultipliées. Outre les perspectives d’emploi, dès leur diplôme en poche, l’ICD propose aux élèves des Bachelors de poursuivre leurs études en intégrant le PGE. Quant à l’EPF, elle a mis en place des passerelles, comme l’indique Jean-Michel Nicolle : « les étudiants qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un coaching et d’un renforcement disciplinaire pour intégrer la première année, voire la deuxième année de notre cursus ingénieur selon leur niveau ». Et ce n’est pas tout ! Les étudiants du Bachelor peuvent également poursuivre vers un Master professionnel en université.

« Future Innovators »

Ces deux Bachelors s’intègrent dans « Future Innovators », une dynamique insufflée par les écoles qui travaillent actuellement sur des Mastères Spécialisés® et des MSc, dont certains seront prêts pour la rentrée 2020. « Nous comptons aller plus loin que la seule création de programmes en développant un axe Recherche et Valorisation. Cela passera notamment par des rencontres où nous réunirons chercheurs, entreprises et étudiants. Le premier événement aura lieu en janvier et portera sur l’influence dans le marketing, un sujet en plein essor avec les big data. Notre label « Future Innovators » a deux objectifs : se positionner sur les métiers de demain et bousculer l’ordre établi dans l’enseignement supérieur », affirme Benoît Aubert.

 

Alors ce Bachelor ?

Nicolas Auffret, étudiant en 3eannée du Bachelor Business Innovators souligne la qualité d’un cursus qui a su répondre à ses attentes. « Après le Bac, je me suis orienté vers une formation d’ingénieur traditionnelle, mais il me manquait ce côté vente que j’apprécie beaucoup. Ce Bachelor m’a permis d’acquérir des notions scientifiques, mais également en technique de vente très utile. J’ai constaté les bénéfices de cette formation hybride dès ma première expérience professionnelle en première année chez Uniper [fournisseur d’électricité, NDLR], où j’ai été élu meilleur commercial de l’entreprise lors de mon dernier mois de stage. »