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POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
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Vous avez envie de trouver ? Venez chercher au CEA ! Interview de Christophe Poussard

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Il court au CEA, organisme de recherche mythique totalement connecté aux enjeux de l’époque, un dicton qui en dit long sur sa magie propre : « On sait pourquoi l’on entre au CEA. Mais ensuite… » C’est ainsi que Christophe Poussard (ENIM 91, PhD, Bristol University, UK 95) entré comme chercheur en mécanique des structures et matériaux, y dirige aujourd’hui la direction des Ressources Humaines et des Relations Sociales. « Avec bonheur, pour pouvoir rendre aux autres tout ce que cet organisme m’a donné ». Rencontre.

Cerner l’ADN d’un organisme comme le CEA pour définir sa marque employeur ne doit pas être simple !

Raison pour laquelle nous nous donnons du temps et travaillons de manière collaborative. Notre ADN « De la recherche à l’industrie » résonne toujours mais nous souhaitions aujourd’hui montrer l’évolution qui a été la nôtre et formaliser nos valeurs essentielles. Nous sommes donc actuellement en pleine élaboration de notre nouvelle marque employeur et notre raison d’être qui devraient aboutir dans les prochains mois.

Pourquoi le CEA résonne-t-il avec la mentalité des Millennials ?

Les étudiants doivent savoir qu’ils s’inscrivent ici dans un cadre de recherche, de développement et d’innovation ancien, possédant une culture, un patrimoine et des installations uniques inscrits aujourd’hui dans un esprit de responsabilité et de durabilité. Nos quatre piliers principaux ? Énergies, dissuasion, recherche fondamentale et recherche technologique. Ils permettent à chacun d’envisager un parcours riche et varié, ne laissant pas la place à la monotonie. Et s’appuyant sur un mangement responsable.

Et la qualité de vie au travail ?

Elle fait officiellement l’objet d’un accord. C’est ainsi que (bien inspirés !), nous nous sommes intéressés au télétravail dès 2019. Les lieux de travail sont agréables, et l’équilibre vie privée/vie professionnelle est au centre de nos préoccupations. Côté temps de travail et RTT, nous nous situons dans le haut du classement. Et côté égalité professionnelle, notre index est de 89/100. Cet indicateur progresse, et doit encore être amélioré. Mixité, égalité des rémunérations, handicap… nous nous sentons concernés et nous agissons. Notre programme « Oser ! » est là par exemple pour inciter les femmes à prendre des responsabilités et évoluer.

DES – Vitification des déchets – PF. GROSJEAN

Qu’en est-il du sens, un mot très présent dans votre communication ?

Le CEA est, de fait, un organisme de recherche totalement connecté aux enjeux sociétaux de notre époque, comme le secteur de la santé où nos salariés s’engagent fortement pour apporter expertise et soutien. Mais aussi le développement des énergies, problématique pour laquelle nous sommes extrêmement investis, de la transformation numérique, des questions de cyber-sécurité, ou encore de la défense qui occupent un quart du personnel. Notre mission ? Apporter, par la recherche et l’innovation, des solutions concrètes à ces enjeux fondamentaux.

De même, transition écologique et renouvelable importent beaucoup à cette jeune génération.

Ce n’est pas pour rien que la « Direction de l’Energie Nucléaire » a été renommée début 2020 « Direction des Energies ». Un quart des effectifs de notre organisme œuvre aujourd’hui au dans cette direction  du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives). À la demande de l’État, nous nous sommes positionnés comme conseil dans ce domaine depuis 10 ans déjà. Et si nous continuons bien entendu à travailler sur le nucléaire civil (sur toute la chaine, jusqu’au recyclage des combustibles et au démantèlement des installations en fin de vie), nous nous intéressons à toutes les énergies décarbonnées : hydrogène, solaire, etc. Car il est essentiel d’avoir une vue d’ensemble cohérente sur la question.

En quoi le CEA représente-il une bonne base de départ à un parcours professionnel ?

interview Christophe Poussard CEA
crédits P. Rhodes

Parce qu’avec plus de 60 familles de métiers, 360 emplois et un budget formation considérable (près de 8 millions d’euros de frais d’inscriptions et 276 000 heures dispensées en 2020), le CEA offre un éventail de possibilités considérable. Dès les premières années de son parcours, l’ouverture vers une multitude d’emplois différents est possible, étant entendu que la mobilité interne est largement favorisée, encouragée. Si je résume, je pense pouvoir dire que l’on sait pourquoi on entre au CEA, mais… je pense qu’il est moins facile de prévoir où le CEA va nous amener ! Cette grande variété de possibilités représente l’une des grandes richesses du CEA en tant qu’employeur.

Quelle « CEA’s touch » fait de vous un employeur pas comme les autres ?

Précisément, cette très large variété des sujets abordés et des métiers qui correspondent à ces Millennials. Les transversalités possibles entre nos différentes grandes missions sont une particularité forte, génératrice d’intérêt. Et de sens ! Pour proposer des solutions, il est en effet important de pouvoir rapprocher, connecter disciplines et connaissances. C’est même le turbo qui donne toute sa puissance au moteur de progrès que nous sommes. D’autant plus que cela nourrit la dimension du « collectif », essentielle dans l’exercice des métiers de la recherche.

Vous êtes au CEA depuis plus de 25 ans. Comment expliquer cette indéfectible fidélité ?

Bonne question. Je pense que j’y suis encore parce que le CEA a parfaitement accompagné mon évolution personnelle au cours du temps. Au départ, je voulais me consacrer aux thématiques de recherche qui m’intéressaient et pour lesquelles j’ai été formé, tout en me donnant la possibilité de consacrer du temps à la famille que je fondais. Le CEA m’a permis de respecter cet équilibre vie professionnelle/vie personnelle, à cette période importante de ma vie. Ayant retrouvé davantage de liberté (les enfants ont grandi), j’ai souhaité prendre plus de responsabilités. Le CEA a continué à me faire confiance et m’a soutenu. Et mon exemple vaut pour beaucoup de salariés aux parcours bien différents. Raison pour laquelle, sans doute, les salariés restent généralement au CEA pour y réaliser leur carrière professionnelle.

Vous avez débuté comme chercheur. Le CEA : un organisme soucieux de l’évolution de ses collaborateurs ?

J’ai débuté comme chercheur en mécanique des structures. J’ai ensuite travaillé sur les matériaux, avant de souhaiter pouvoir manager une petite équipe, puis conduire des projets. Manager des hommes me plaisait davantage, je l’ai dit, et le CEA m’a confié des équipes plus importantes. J’ai eu l’opportunité de faire un petit tour par un ministère qui m’a permis de prendre de la hauteur sur les sujets abordés, avant de revenir ici, aux Ressources Humaines et Relations Sociales. Tout est fait en interne pour détecter les compétences, aider les collaborateurs à se former, à se mettre en mouvement, oser, évoluer… C’est pour cela qu’ils restent !

Depuis deux ans aux ressources humaines. Qu’est-ce qui fait le bonheur du poste ?

« Bonheur », oui, le terme est bien choisi ! Ce que je dois (beaucoup) au CEA, je suis heureux de pouvoir le rendre aux autres. Ma mission est de moderniser notre direction et je m’y emploie, avec tous mes collaborateurs, avec cœur et énergie. Améliorer nos outils, entretenir une relation sociale forte répondant aux attentes de tous, faire évoluer la machine sans lâcher des yeux l’essentiel : se tenir au service de chacun.

Une procédure, une tradition ou un événement donnant une bonne idée de l’ambiance régnant au CEA ?

Avec la crise sanitaire et le télétravail exceptionnel qui est actuellement de mise, il me tarde que l’on puisse revenir à des modes d’échanges collaboratifs en présentiel. Vous me demandez si nous avons des traditions ? Nous en avons ! Vivement que l’on puisse reprendre nos fêtes annuelles de la musique et du sport ! Nous allons participer pour la 1ère fois je l’espère à un Bike & Run, événement sportif où nos managers seront en duo avec des étudiants. Il y a notre Comex miroir, le Co’JITE réservé à des jeunes qui remettent des propositions au Comex. Et, d’une manière générale une approche bottom-up liée à notre devenir commun qui se déploie de plus en plus, dans une logique d’échanges, de transversalité et de transparence.

Vous accueillez 1 500 stagiaires chaque année. Un tuyau pour des étudiants motivés ?

L’une des missions du CEA et de contribuer à la formation des étudiants en leur ouvrant les portes de nos laboratoires. Les candidats doivent montrer leur curiosité, leur envie, leurs motivations. Ils doivent pourvoir démontrer pourquoi cela a de l’importance de faire ce stage au CEA, en quoi ce stage nourrit leur projet  personnel. Ils doivent pouvoir convaincre qu’à travers la réflexion personnelle et l’investissement qu’ils sont prêts à consacrer, ils vont apporter leurs contributions à nos projets. En apportant leur originalité et, essentiel, leur capacité à innover.

Le CEA en 5 qualificatifs ?

  • Curiosité
  • Ouverture d’esprit
  • Transversalité
  • Collectif
  • Innovation

Chiffres clés

  • 20 572 salariés
  • 4 missions fondamentales
  • 9 centres de recherche
  • 900 recrutements annuels
  • 1 000 alternants (1jeune-1emploi)
  • 1 400 doctorants

Contact : florence.lenoa@cea.fr

Jérôme Bourgine

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