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Vive allure – Portrait d’Etienne de Testa, mannequin

Du haut de ses 1m85 et de ses 25 ans, Etienne de Testa est mannequin. Tout juste diplômé d’un Master en Management du Luxe à Paris School of Business (PSB), il nous raconte son histoire avant de s’envoler pour des essayages en Espagne. Portrait. 

 

Tom Ford, Gucci, Givenchy, A.P.C., AMI Paris, Hermès… Etienne a travaillé avec plusieurs marques de luxe. « Un univers loin de là où j’ai grandi », nous confie le jeune homme originaire de la campagne suisse. Lorsqu’il entame ses études dans la capitale française en septembre 2014, Etienne était loin de se douter que sa carrière de mannequin allait décoller quelques mois après.

Dans la cour des grands

A la base, ce n’était qu’un job alimentaire pour payer ses études. D’abord vendeur dans un magasin de vêtements sur les Champs-Elysées « avec des horaires qui ne collaient pas du tout aux cours », ce passionné de mode tente sa chance dans le mannequinat.

Surprise : une agence parisienne le recrute et lui fait passer avec succès un premier casting. Et pas n’importe lequel ! « C’était une présentation interne chez A.P.C. qui avait lancé une collection capsule en collaboration avec Kanye West. J’ai donc défilé devant 15 personnes et le rappeur. J’étais en sueur ! » Un coup de stress mais un coup de boost à ses débuts en tant que mannequin. Grâce à cette entrée fracassante dans la cour des grands, Etienne est rapidement contacté par d’autres directeurs de casting. « Mon physique est adapté au marché français de la haute couture », a-t-il constaté.

>>> Décryptage : le boom des collections capsules

« Devenir mannequin, c’est avoir de la chance : être au bon endroit au bon moment. »

Etienne de Testa, mannequin d’essayage

Etienne de Testa, mannequin, se fait tirer le portrait !
©L’Officiel Hommes

Son physique longiligne se fait aussi remarquer sur le marché italien. Sa plus ancienne collaboration ? Un fournisseur de tissu basé à Milan, où il se rend une fois par mois depuis 2015. Etienne essaye les prototypes textiles avant que ceux-ci ne soient vendus aux grandes marques comme Tom Ford et Gucci. « J’adore découvrir la mise en place d’une collection : voir le processus de création et de fabrication, essayer les pièces avant qu’elles ne soient retravaillées et commercialisées. »

Des cours de marketing aux castings

Un milieu intéressant pour ses études dans le luxe à PSB. Sustainable practices in the italian fashion industry : c’était d’ailleurs l’objet de sa thèse de fin d’études.

Ce n’était pas toujours simple de jongler entre ses cours et les castings et défilés. « La fashion week homme tombait toujours au moment de mes partiels ! » Il remercie son école d’avoir été compréhensive quant à ses activités professionnelles. Tout comme ses agents comprenaient que le mannequinat n’était pas sa priorité n°1 !

Mannequin d’un jour

Diplômé depuis septembre 2020, Etienne ne souhaite toujours pas devenir mannequin à temps plein. « Le plus intéressant, ce n’est pas le job mais les voyages et les rencontres avec des gens d’horizons différents que j’ai pu faire au Japon, en Russie, aux Etats-Unis, en Suède, en Italie… », apprécie cet ancien introverti qui a ainsi réussi à s’ouvrir aux autres et au monde.

Aujourd’hui, le jeune diplômé veut troquer la mode pour la haute gastronomie. « J’aimerais retourner en Suisse et lancer une gamme de produits locaux, avec un minimum de transformation, pour les restaurants étoilés », rêve Etienne. Une idée qui a germé dans sa tête lors du premier confinement alors qu’il s’intéressait aux produits fermentés (vinaigre, choucroute, cornichons japonais…). « J’ai toujours considéré le mannequinat comme un job comme un autre. Je n’avais rien à perdre. » Il avait même tout à gagner !

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