Qui a instauré les bornes de commande dans la restauration rapide du monde entier ? C’est Acrelec ! Une société française qui mise tout sur l’expérience client… et la diversité, comme nous l’explique Ira Prifti (Ecole des Ponts ParisTech 10), Chief Strategy Officer d’Acrelec.

 

« Nous réinventons l’expérience client dans les restaurants et les commerces » résume d’entrée Ira Prifti, Chief Strategy Officer d’Acrelec. Qui se souvient en effet du temps des fast-foods sans borne de commande, où l’on faisait la queue au comptoir ? Une ère qui semble bien loin, tant ces écrans tactiles géants sont entrés dans les habitudes. A l’origine de cette innovation de taille, deux français, les deux fondateurs d’Acrelec. « Acrelec a été pionnier en co-inventant avec McDonald’s les bornes de commande. Aujourd’hui, ces bornes équipent tous les restaurants de la marque dans le monde, ainsi que nombre de ses concurrents ».

 

Rechercher les innovations de rupture

Mais Acrelec ne s’est pas arrêté là. Si la borne de commande reste son produit phare, le groupe continue sans cesse d’innover. « Nous sommes une société à la recherche constante de rupture technologique. Actuellement, nous travaillons sur les « restaurants intelligents ». Grâce à l’IA, ils seront capables de suggérer des  commandes à partir d’une petite caméra qui détectera votre âge, votre sexe, et même votre humeur. On pourra aussi vous reconnaître si vous êtes un habitué, et vous reproposer votre dernière commande ou même prendre votre commande à la voix. Le champ des possibles est immense ! » s’enthousiasme Ira Prifti.

 

La gestion de projet comme fil conducteur

D’origine grecque, ingénieure en informatique, Ira Prifti s’est vite tournée vers la gestion de projets et n’était au départ venue en France que pour suivre pour un an le MBA de Business International de l’Ecole des Ponts ParisTech. Mais quand le cabinet Robert Walters, attiré par son profil international, lui propose de travailler dans le recrutement de responsables informatiques, elle tente l’aventure. « Ma première mission : recruter le DSI de la banque Lazard ! Puis d’autres missions ont suivi. Au total, une expérience difficile mais réussie, que je ne regrette pas du tout». Parmi les clients qui lui confient leurs recrutements informatiques, les dirigeants de KFC lui proposent un jour de les rejoindre comme Directrice de projets, puis comme DSI, 3 ans après. Petit à petit, elle se rapproche du business et de la stratégie. Puis décide il y a 2 ans de s’investir à part entière dans la stratégie d’entreprise en prenant la direction de la stratégie d’Acrelec.

 

Diversité à tous les étages

Pour garder la main sur la fabrication de ses bornes de commande, le développement de ses logiciels et l’innovation, Acrelec conserve tout en interne : usines, centres de R&D et services de maintenance. « La palette de métiers possibles dans le groupe est donc très large, avec des postes aux quatre coins du monde. Nos effectifs sont très diversifiés, tant par leur culture que leur localisation géographique ». Et d’ajouter : « C’est sûrement pour ça que nous sommes aussi très vigilants sur la mixité de nos équipes. Nous croyons à l’importance et à la richesse de la mixité, quelle qu’elle soit ». La preuve : on retrouve deux femmes à la tête des filiales Benelux et UK/Allemagne. Sans parler d’Ira, qui siège au Comité de Direction. « J’ai toujours évolué dans des environnements masculins et ça ne m’a jamais posé de problème. Les « soft skills » des femmes (empathie, résilience, écoute) sont complémentaires à celles des hommes (ténacité, côté guerrier). Chacun s’inspire de l’autre. A toutes les jeunes filles, je conseillerais d’être curieuses, patientes, courageuses… et de ne pas se mettre de limites ! »

 

Chiffres clés

900 collaborateurs dans le monde

17 filiales à l’international

2 usines (France et Chine)

2 centres de développement logiciels (Roumanie et Brésil)

2 départements Innovation (Paris et Chicago)

Des recrutements permanents

 

L’empowerment féminin pour moi…

« C’est avant tout la prise de conscience de la possibilité de faire ce que l’on décide. Cela relève d’un devoir individuel : il faut se battre, être tenace et ne pas renoncer. Mais faire carrière n’est pas la recette du bonheur, à chacune de trouver sa voie. »

Contact : info@acrelec.com