Pépite ou géant du business ? Sécurité ou liberté ? C’est le dilemme que beaucoup de jeunes diplômés rencontrent au moment de se jeter dans le monde du travail. Alors, startup ou grand groupe : qui remportera le match ? Nos pronostics.

 

Difficile de s’orienter quand on ne sait pas vraiment sur quels points ces deux structures diffèrent exactement. Taille, environnement de travail, flexibilité, croissance, business model, innovations, technologies… « La startup vous mettra au cœur de l’action tandis que le grand groupe vous donnera une vision plus globale » explique Sébastien Cauwet, directeur d’IMT Starter, l’incubateur des écoles Télécom SudParis, IMT Business School et l’ENSIIE.

Quelles différences ?

Business is business. Par définition, une grande entreprise a pour but d’optimiser son business model et en tire un maximum de profit pour supporter ses coûts et rémunérer ses actionnaires. De l’autre côté de l’échiquier, la jeune pousse. La startup qui expérimente son business model et teste son marché. « Les grands points disruptifs entre ces deux types de structures ? L’organisation, la taille et les nouvelles technologies. Les startups n’ont pas ou peu de hiérarchie. Les prises de décisions y sont rapides et les méthodes de travail innovantes : l’action est permanente ! Elles n’ont pas d’autres choix que d’être efficaces et les technologies sont leurs meilleures alliées. Dans les grands groupes, place à une organisation millimétrée… et à des processus de décisions plus longs et complexes. Mais de par la variété des métiers et des fonctions qu’ils proposent, ils constituent le terrain de jeu idéal pour vivre des expériences multiples et des carrières longues ». Face aux nouveaux enjeux, c’est pour eux inspiration obligatoire du côté de la méthode startup pour gagner en agilité.

L’union fait la force

En mode reverse mentoring. « On a toujours besoin de plus petit que soi » disait La Fontaine dans sa fable « Le lion et le rat ». Une morale qui illustre parfaitement la relation startup / grand groupe. Pour faire face à l’ubérisation de l’économie, ceux-ci ont en effet un besoin vital d’accélérer leur rythme d’innovation. « Les incubateurs se multiplient depuis 10 ans. Leur but ? Faire infuser les méthodes de travail des startupeurs dans celles de leurs collaborateurs ». De plus en plus de grands groupes externalisent ainsi des projets internes dans des incubateurs. « Des équipes partent travailler dans des espaces de co-working. Des lieux propices à l’échange de compétences mais aussi aux échanges intergénérationnels, les salariés de startups étant généralement plus jeunes. Une chance pour les grands groupes qui récupèrent des profils plus dynamiques. »

And the winner is…

Alors, startup ou grand groupe ? A l’IMT Starter, on souhaite « déconstruire l’idée selon laquelle la ssécurité résiderait uniquement dans les grands groupes. Car un passage dans une startup vous assure un profil hyper recherché par les entreprises ; une personnalité entreprenante, sachant réfléchir à une vision globale de l’entreprise et maitrisant de nombreux outils ». Alors n’hésitez plus et lancez-vous ! « Les startups intéressent beaucoup plus les jeunes,qu’il y a 15 ans. En profitant de vos études pour créer une startup, vous avez tout à gagner. Plus vous essayez tôt, mieux c’est ! » conclut Sébastien Cauwet.

Les startup ont le vent en poupe auprès des jeunes ! Selon un sondage BVA, 54 % des 15-29 ans sont séduits par les startups, contre seulement 34 % des salariés âgés de plus de 50 ans. Un choix guidé par la liberté, l’autonomie dans le travail, la perspective de travailler dans un environnement professionnel agréable et détendu et l’attrait d’une rémunération plus attractive.

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

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