Dans une période de récession économique où le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter, le recrutement et par suite l’entretien d’embauche, prend une dimension exceptionnelle. En effet, les recruteurs ont le choix et ne se priveront pas d’utiliser au mieux le potentiel de demandeurs d’emplois qu’ils ont sous la main. Il faut donc la jouer malin !

Le top classique
Notre but n’est pas de vous donner la liste exhaustive des postures à tenir lors de l’entretien que vous trouverez sur tous les sites et journaux spécialisés (habillement correct – langage soigné – éviter de gaffer – questions à ne pas poser – aborder des sujets négatifs sur l’entreprise, etc…) mais de vous fournir quelques « trucs » de spécialistes qui peuvent faire la différence. Et d’abord…

 

Eviter le blocage majeur !
Le problème de l’expérience minimale, voire minimaliste à présenter au recruteur interpelle souvent le candidat. Les experts des agences pôle emploi vous rassurent : « Vous êtes à la recherche de votre premier emploi et vous pensez n’avoir aucune expérience valable à mettre en avant ? Faux ! Vous avez des savoir-faire et des qualités : connaissances et techniques acquises au cours de stages, travaux personnels ou activités extraprofessionnelles… » C’est moins, bien sûr, qu’un candidat expérimenté… Mais l’employeur le sait et votre candidature l’intéresse puisqu’il a voulu vous rencontrer. Pensez-y !

 

A vouloir trop en faire…
Un entretien de recrutement est un échange. Pour Marie-Claire Lemaître, directrice générale du groupe Mercuri Urval France, « certains candidats ont la fâcheuse tendance à l’oublier. » (site Keljob). Elle estime que les candidats peuvent se révéler extrêmement envahissants en posant une flopée de questions. Elle en précise l’aspect négatif. « Ce comportement peut dénoter un manque d’écoute, un caractère dominant, une agressivité… »

 

Dire ou ne pas tout dire, telle est la question
Suivant l’expertise du site de recrutement etnoka.fr. « Si le recruteur est amené à te questionner sur tes parents, tes loisirs, ton tempérament, c’est pour mieux te cerner, mon enfant ! Et non pour étaler au grand jour tes petites manies et secrets dans Gala ou Voici ! » En conséquence de quoi, vous spécificités pouvant vous desservir. Pour le reste, à vous de jauger votre recruteur pour en pas en dire trop ou pas assez.

 

Conseils de pro !… fesseurs de matières professionnelles
Ils ont leur idée sur la question, notamment en étant à l’écoute des conseils prodigués par les recruteurs lors des forums d’entreprise.

 

Trop sûr de soi mais complètement out of entreprise
Chantal De Villechaise, professeur de matières professionnelles en BTS au lycée Carcado-Saisseval insiste sur les attitudes « d’autosatisfaction que peuvent prendre les candidats trop sûrs de leur capacité à correspondre au poste proposé » ou encore qui « ricanent » devant des questions posées qui leur paraissent sans grande importance. Elle note également « qu’il est essentiel que les candidats s’intéressent à l’entreprise. Trop souvent, ils ne la situent que de façon générale. De plus, il faut connaître le secteur d’activité dans laquelle elle l’intérêt que l’on porte au poste à pourvoir. » Bien évidement elle met en garde sur la forme du discours. « Il ne faut surtout pas donner l’impression que l’on a appris par coeur les informations du site de l’entreprise… »

 

Emotionnal rescue
De son coté, Muriel Boyer, professeur de gestion en STS dans ce même lycée et partie prenante dans une PME, qui prépare les étudiants avec des mises en situations (jeux de rôles à l’aide d’une offre d’emploi et d’un CV, utilisation de sites de jeux par ex. « monentretiendembauche.sfr.com » …), insiste sur le point suivant : « Sans passion, rien n’est possible, il faut une écoute sincère et un regard qui montre cette écoute et l’envie d’avoir envie. »
Alors, on y va !

 

Patrick Simon