Acteur référent sur le marché de l’épargne immobilière et de la gestion d’actifs immobiliers, PERIAL doit son succès à trois qualités majeures imprégnant son ADN : une expertise reconnue, un solide esprit entrepreneurial et une capacité à innover constituent un formidable outil de développement. Un triptyque fondamental que son Président du Directoire, Eric Cosserat (ISG 87), a coiffé d’une vision « customer centric » liant durablement les clients « associés des fonds gérés » à cette belle épopée collective.

 

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Bâtiment C du site Velizy Plus, Velizy-Villacoublay (78) © Imagera

 

Pouvez-vous nous présenter PERIAL, entreprise incarnant un solide esprit d’innovation et devenue l’un des grands spécialistes de l’épargne immobilière ?

PERIAL est une entreprise indépendante à capitaux familiaux créée par mon père il y a 50 ans. Innovant dès le départ en démocratisant un produit alors très novateur, les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), l’entreprise a prospéré et de nouveau innové plus récemment en créant les OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier) à destination des investisseurs institutionnels. Enfin, en 2009, nous avons lancé avec succès la première SCPI « verte » du marché, PFO2. Acteur majeur de l’épargne immobilière et de la gestion d’actifs immobiliers, PERIAL est également engagé dans deux activités corolaires : la promotion immobilière spécialisée dans le tertiaire (en restant très axée sur le développement durable et les bâtiments à énergie positive) et le property management (gestion d’immeubles de bureaux). Nous gérons ainsi 1,3 million de m2 de bureaux répartis en région parisienne ainsi qu’à Toulouse, Nantes et Bordeaux. Enfin, nous développons des actifs d’hébergements sous gestion (résidences hôtelières, étudiantes, pour personnes âgées, etc.) dans une optique d’alternative au tertiaire.

« Sans innovation, il n’y a pas de développement possible de l’entreprise »

 

Quel a été votre parcours et quel en est le fil rouge, qui vous a guidé dans vos choix professionnels ?

Après deux années passées à New-York comme analyste financier, j’ai rejoint l’entreprise familiale en 1989 pour participer à sa diversification en créant et distribuant des produits financiers et d’assurance-vie auprès des conseillers en gestion de patrimoine. La crise immobilière de 1993 ayant eu un fort impact sur les SCPI (le marché immobilier était alors en surproduction), j’ai alors pris en charge d’une part le service clients et d’autre part le service locations qui souffraient beaucoup à l’époque. Une période rendue plus difficile encore par l’accident de santé de mon père qui m’a contraint à reprendre la direction générale de l’entreprise en 1996. En 1999, le marché redémarrant tout doucement, j’ai lancé la première SCPI « d’après crise », baptisée PFO (Participation Foncière Opportunité) et n’ai cessé, depuis, de développer l’entreprise. Mon fil rouge : placer le client au centre (certification ISO depuis 2001). Ce positionnement est essentiel à mes yeux car nous vivons pour et par le client. Il doit non seulement être satisfait de nos produits, mais également de nos services et de son expérience client.

Quelles sont vos missions à la présidence du directoire du groupe ? Quelles stratégies successives avez-vous mises en place et comment voyez-vous votre activité évoluer dans les années à venir ?

Mes missions en tant que président sont clairement de garantir le bon fonctionnement de l’entreprise ainsi que la bonne gestion de l’épargne de nos 36 000 clients associés, puis d’assurer le développement du groupe. Une aventure qui, pour moi, a consisté stratégiquement, dans un premier temps, à reconquérir la clientèle. Même dévalorisées par la crise, je savais que les SCPI restaient des produits attractifs car adaptés aux problématiques de la retraite (distribution trimestrielle, actif solide et tangible, etc.). Et nous avons en effet contribué à leur démocratisation avec succès, dans l’intérêt de tous. Pourtant, après avoir lancé très récemment le premier Baromètre de l’Epargne Immobilière (avec l’institut de sondages OpinionWay), nous nous sommes aperçus que ces produits étaient encore très peu connus (3 % des personnes interrogées), alors qu’ils plaisent également beaucoup aux jeunes générations qui y trouvent un outil d’épargne très pertinent. A l’avenir, la stratégie consistera donc à continuer de les faire connaître tout en développant davantage des produits et services à destination de la clientèle institutionnelle (banques, fonds de placements, etc.). La gestion immobilière est en effet devenue si complexe que ces institutions font désormais appel dans ce domaine à des experts externes.

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« Le Panoramic », Clamart (92) © Imagera

L’innovation est devenue une dimension essentielle pour les entreprises. Est-ce le cas sur votre secteur d’activité et comment appréhendez-vous cette dimension du business ?

L’innovation est un vrai sujet. Pour moi, pas de développement d’entreprise sans innovation ! Heureusement, l’innovation, chez PERIAL, est une tradition. Tradition puissamment confortée en 2009 lorsque nous avons créé PFO2 la première SCPI « verte » du marché, intégrant les données énergétiques et donc la durabilité des immeubles dans le modèle. Une prise de risque qui s’est révélée payante (plus d’1,4 Md € de capitalisation au 31/12/2015). Notre métier consiste à créer de la valeur. Les immeubles dont l’énergie est maîtrisée sont d’ailleurs davantage porteurs de valeur et les locataires, de leur côté, sont de plus en plus vigilants en la matière (moins les charges sont élevées, plus l’immeuble est attractif). Encore fallait-il pour cela que la performance financière égale la performance énergétique. En mariant les deux, nous avons inscrit le produit lui-même dans la durée… Enfin, en cette époque de mutation globale, l’immobilier, tout en devenant de plus en plus un « produit de consommation », n’en reste pas moins au coeur des enjeux de développement de notre société (construction de crèches, de bureaux, maisons de retraite…). Nous ne cessons donc de chercher et de trouver de nouvelles manières d’accompagner, collectivement, cette dimension « constructive » et avons d’ailleurs reçu plusieurs prix de l’innovation.

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« Le Flavia », siège social de la FNAC, Ivry-sur-Seine (94) © Imagera

PERIAL ne cesse de croître. Une extension à l’international estelle envisagée ? Par ailleurs, quels profils l’entreprise recherche-t-elle aujourd’hui et quels atouts majeurs celle-ci peut-elle faire valoir de son côté ?

En croissance rapide depuis plusieurs années, nous envisageons d’investir sur différents marchés européens et avons commencé à le faire en Allemagne. L’un de nos objectifs, à terme, est de créer un produit d’épargne immobilière paneuropéen. L’un des grands enjeux pour nous, à présent est d’être compétitif sur le plan des performances financières tout en conservant notre ADN immobilier. Pour cela, nous avons développé des postes plus financiers (analyste financier, Fund manager…) ainsi que des postes plus spécialisés dans l’immobilier (Asset manager, Property manager…). Et nous recrutons naturellement également des commerciaux, ayant de l’appétence pour le marché de l’épargne. Nos atouts : PERIAL, devenu une référence, demeure une société entrepreneuriale où l’esprit d’initiative est vivement encouragé, le talent reconnu et la prise de responsabilité favorisée. Demeurant à taille humaine, l’entreprise bénéficie en outre d’un atout capital : une gouvernance familiale garante de son indépendance lui permet de penser et d’agir sur le long terme.

Conseils AUX JEUNES DIPLÔMÉS

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés qui vont se lancer dans la vie professionnelle sur l’art et la manière de se bâtir un parcours riche et épanouissant ?

Dans un premier temps, il faut oser, ne pas avoir peur de l’échec. Savoir également conserver intact son enthousiasme et ses valeurs en dépit des aléas inévitables. Il faut ensuite chercher, expérimenter, changer, jusqu’à trouver la place qui soit en adéquation avec ses aspirations personnelles les plus profondes.

Chiffres clés : 65 M€ de CA – 2,2 Mds€ d’actifs sous gestion – Plus de 400 immeubles gérés – 150 collaborateurs 36 000 « clients » associés des fonds

 

JB

Contact : debora.alves-silva@perial.com