Interview Rolando Quintas Groupama Assurances Mutuelles
© Rolando Quintas

Oubliez le top-down, place au team-up Chez Groupama Assurances Mutuelles – L’interview de Rolando Quintas

Et si votre futur métier vous ouvrait toutes les portes à la fois ? Chez Groupama Assurances Mutuelles, la stratégie et les partenariats s’entrecroisent pour inventer les modèles de demain. Rolando Quintas (Université Paris Dauphine-PSL 07, HEC Paris 08), Responsable des Partenariats Groupe, redessine les contours de l’assurance, le terrain de jeu idéal pour les diplômés d’HEC.

Au croisement de la stratégie et du partenariat, pitchez-nous votre job.

Notre particularité est de réunir la réflexion stratégique et l’action concrète. Notre mission consiste à identifier les leviers qui permettront au groupe de se renforcer sur ses marchés, d’en conquérir de nouveaux et de créer de la valeur partagée. À titre d’exemple, parmi nos concurrents, les bancassureurs font de plus en plus de l’assurance une priorité stratégique. Pour y faire face, Groupama a noué, depuis trois ans, de nouveaux partenariats bancaires, comme celui avec la Société Générale, pour proposer à nos clients des solutions de financement (crédits à la consommation, crédits de trésorerie, etc.) directement depuis nos agences. Ce type d’accord nous permet de défendre nos portefeuilles d’assurance, tout en allant chercher de nouveaux clients. Par ailleurs, nous travaillons aussi avec des acteurs qui cherchent à proposer des produits d’assurance pour lesquels Groupama pourrait être l’assureur partenaire.

Qu’est-ce qui vous challenge le plus ?

C’est justement cette transversalité. Les partenariats touchent à tous les métiers de l’assurance : automobile, habitation, santé, agricole, innovation… Je travaille autant avec des banques que des acteurs en dehors du monde de l’assurance, des startups ou d’autres mutuelles. Ce contact permanent avec des acteurs externes est une formidable source d’ouverture et de remise en question. Et surtout, l’assurance a un impact direct sur la société : nous faisons face à des enjeux très concrets – changement climatique, assurabilité, émeutes – qui donnent un vrai sens à nos actions.

Les soft skills pour évoluer dans ces fonctions transverses ?

Il faut être capable de comprendre rapidement des sujets nouveaux, de les analyser et de les synthétiser. C’est pour cela que nous recrutons des jeunes diplômés issus d’écoles comme HEC, qui ont une solide formation en finance d’entreprise et une culture stratégique. Au sein de la Direction Stratégie et Partenariats Groupe, nous accueillons généralement des personnes qui ont entre trois et cinq ans d’expérience, souvent passées en cabinet de conseil. Elles ont les bons réflexes analytiques et la hauteur de vue nécessaire. Mais au-delà des chiffres, c’est aussi un métier d’écoute et de co-construction. Chez Groupama, la stratégie ne se fait pas top- down, elle se construit ensemble, avec les caisses régionales, les filiales et les équipes terrain.

Quid des opportunités pour les jeunes dip’ ?

Groupama leur conseille d’être curieux, d’oser sortir du cadre de leurs études et de saisir toutes les opportunités de développer leurs talents et savoir-faire. Des thèmes comme la stratégie et le partenariat sont des tremplins incroyables. On touche à tous les sujets de l’entreprise, on apprend vite, et on garde toujours un regard ouvert sur le monde. Les entreprises du groupe Groupama proposent de multiples autres occasions aux jeunes diplômés : ils peuvent commencer dans l’audit, des postes qui permettent d’avoir une vision globale et d’être à des bons niveaux de séniorité dans les échanges. Il y a aussi les postes de chargés d’actuariat ou de projet au sein des équipes du marketing stratégique, au niveau des directions métiers, sans oublier des postes avec des responsabilités plus opérationnelles, du management d’équipe et de projet, etc.

Dans quelle mesure le MS Affaires international d’HEC a-t-il été un boosteur pour vous ?

Je suis diplômé en finance et actuariat à Dauphine. Un parcours très quantitatif donc, que ma formation à HEC a complété, en m’ouvrant sur le monde et en m’apportant une compréhension des grands équilibres géopolitiques et des risques globaux. L’école m’a aussi donné une vraie légitimité professionnelle et un réseau solide, notamment via le club des jeunes assureurs.

Qui y a-t-il vraiment derrière les portes des Parisiennes ?

Il y a une réalité statistique : la plupart des étudiants viennent de milieux plutôt aisés. Certes, il y a une politique d’inclusion et de diversité et une vraie volonté d’ouverture sociale. Mais les frais de scolarité restent un frein majeur. Étant moi-même issu d’un milieu modeste, j’ai dû emprunter 15 000 € pour suivre ce MS, somme que j’ai remboursée une fois dans la vie active.

Contact : rolando.quintas@groupama.com