Interview Aude Esteves Natixis Wealth Management
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Devenez un game changer de la finance chez Natixis Wealth Management -L’interview de Aude Esteves

Innovateurs, curieux, polyvalents : la gestion de fortune recherche de nouveaux profils. Aude Esteves (ESCP 08, Paris IV Sorbonne 1999, Paris III Sorbonne Nouvelle 2000) ), Directrice Marketing de Natixis Wealth Management est la preuve que les parcours atypiques peuvent ouvrir les portes d’un secteur qui a besoin de talents hybrides.

Des lettres à la finance : votre parcours atypique influence-t-il votre façon d’aborder le marketing en gestion de fortune ?

Interview Aude Esteves Natixis Wealth Management
© Amélie Marzouk

Ma formation universitaire, littéraire et intellectuelle m’a appris à structurer une pensée, à analyser, à écrire. J’ai commencé dans le secteur culturel, puis en agence de communication publique sur des sujets sociaux et politiques, avant de rejoindre la finance via l’ESCP. Dans un univers technique et parfois jargonneux, cette capacité à simplifier, à donner du sens, à créer du lien est un avantage précieux. Mon regard extérieur me permet d’aborder le marketing avec un prisme très humain, ancré dans les territoires et dans la compréhension des attentes. La gestion de fortune est un secteur technique et réglementé : mon rôle consiste justement à simplifier, traduire, rendre lisible.

Comment et pourquoi le secteur se transforme-t-il ?

Ce ne sont pas les fondamentaux de la gestion de patrimoine qui changent, mais tout ce qui l’entoure : les outils, les usages, les attentes des clients. Une nouvelle génération arrive, très digitalisée, en quête d’humain, de clarté, d’impact. Notre rôle est de concevoir une expérience mémorable pour des entrepreneurs et leurs familles sur le temps long. Mon équipe réunit des experts en marketing relationnel, des product owners digitaux, des responsables événementiels… Nous sommes au croisement des experts métiers et des clients. Nous avons ainsi créé des comités éditoriaux, lancé un programme de pédagogie financière et recentré notre approche sur la simplicité et la valeur d’usage. Le marketing en gestion de fortune n’est plus un marketing produit, mais d’expérience, de lisibilité et de pédagogie.

La gestion de fortune est donc un terrain de jeu passionnant pour un jeune diplômé ?

A la croisée de la finance, de la tech et de l’humain, c’est un métier qui requiert de la connaissance technique. Il faut s’accrocher pour comprendre les mécanismes des produits financiers, car nous travaillons autant avec la data et l’IA qu’avec des entrepreneurs. Mais c’est aussi un secteur idéal pour les game changers qui souhaitent innover et créer. Les opportunités y sont nombreuses : direction commerciale, sales support, ingénierie patrimoniale, marketing relationnel, veille stratégique, production de contenus… Nous accueillons beaucoup d’apprentis qui peuvent, après deux ans, accéder à des programmes RH plus globaux et découvrir tous les métiers de la banque.

Les soft skills qui font la différence ?

D’abord, l’humilité d’apprendre, car le marketing évolue sans cesse. Ensuite, l’écoute active, indispensable quand on travaille avec des experts techniques. L’adaptabilité, l’éthique et l’intelligence émotionnelle sont aussi essentielles dans un métier de relations humaines où la confiance est centrale. Celles et ceux qui posent des questions et cherchent à comprendre en profondeur progressent très vite.

ESCP Mon premier manager-mentor m’a poussée à suivre le Master spécialisé en Marketing de l’ESCP pour booster ma carrière. Et il a eu raison : j’ai été recrutée juste après chez Generali ! J’y ai apprécié l’ouverture européenne, le mélange des parcours, la richesse multiculturelle. J’y ai appris un leadership très terrain, avec un vrai esprit entrepreneurial. On nous poussait à prendre des initiatives, tout en cultivant l’exigence et la polyvalence.

Élitisme ou ouverture, qui y a-t-il vraiment derrière les portes des Parisiennes ?

Au terme d’élite, je préfère celui d’excellence. Le parcours initiatique des classes prépa apprend le goût de l’effort, le dépassement de soi et cette sélection doit être maintenue. Mais l’enjeu est aussi de mettre cette excellence au service de l’ascenseur social. À l’ESCP, les dispositifs d’ouverture permettent que le coût des études ne soit jamais un obstacle. L’école doit continuer à accueillir des profils variés sans créer de distinctions liées au milieu social. Préserver l’excellence tout en élargissant l’accès est une part essentielle de notre exception française.

Contact : aude.esteves@natixis.com