Currently set to Index
Currently set to Follow
POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
Menu

Marché de l’emploi en 2022 : on fait le point

Marché emploi 2022
Zoom sur le marché de l'emploi en 2022 - Crédit Unsplash

La confiance est de retour. Après une année 2020 complexe, 2021 s’annonçait comme une période de reprise pour des employeurs français bien décidés à faire de cette crise une opportunité. Et la tendance se confirme pour 2022 ! Taux de chômage au plus bas au 3e trimestre 2021 flirtant avec les records de 2008 (8 %), intentions de recrutement exceptionnelles en Ile-de-France ET en régions : qu’on se le dise, la reprise est bel et bien là ! Un climat de confiance nourri par les 100 milliards du Plan de Relance visant à relancer l’économie et favoriser l’emploi. Mais surtout, un climat de confiance qui booste les entreprises de nos secteurs d’excellence pour recruter encore plus et encore mieux les jeunes diplômés dont elles ont besoin pour relever les défis d’innovation et de transformation qui sont plus que jamais face à elles. Emploi en 2022 : on fait le point !

Sur le marché de l’emploi 2022, les recrutements sont en hausse

Les prévisions incitent à l’optimisme. Au 4e trimestre 2021, le Baromètre ManpowerGroup a enregistré des chiffres record avec + 37 % d’intentions de recrutement (soit + 28 points en trois mois), un taux jamais atteint depuis la création du Baromètre en 2003. Et l’année 2022 s’annonce sous les mêmes auspices notamment pour les cadres. C’est en tout cas ce que prévoit la dernière enquête de l’Apec. Tour d’horizon.

« 2022 pourrait être une année record pour l’emploi cadre, malgré des incertitudes sanitaires, dépassant même l’avant-crise », annonce Gilles Gateau, directeur général de l’Apec. Le (bon) ton est donné ! L’Apec a dévoilé fin janvier 2022 ses prévisions d’embauche des cadres pour cette année et les signaux sont en vert. « Nous sommes confiants sur le fait que la dynamique est positive pour 2022. Cette tendance avait d’ailleurs déjà commencé à se dessiner dès 2021 » confirme Gilles Gateau.

Un niveau d’avant-crise quasiment retrouvé dès 2021

En effet, après une année 2019 record avec 526 400 offres d’emplois postées sur le site apec.fr, ce nombre avait drastiquement baissé en 2020 (371 600 offres) en raison de l’onde de choc du Covid-19, avant de remonter dès 2021, avec 522 000 offres d’emploi. Les embauches suivaient la même tendance : 280 000 en 2019 (record à battre !), 230 000 en 2020 et une estimation de 250 000 embauches en 2021. « Nous pensons même que ces estimations sont en dessous de la réalité, fait remarquer le directeur de l’Apec. L’année 2021 a tout de même été assez contrastée avec un premier semestre relativement plat au niveau des offres puis un 2e et 3e trimestres très dynamiques. Nous avons observé un niveau d’offres jamais connu jusque-là dans notre Jobboard. » A noter tout de même que tous les secteurs d’activité ne connaissent pas la même dynamique. Entre 2019 et 2021, le nombre d’offres d’emploi cadre a ainsi augmenté de 46 % dans le secteur de la santé/action sociale, de 21 % dans l’industrie pharmaceutique et de 27 % dans l’immobilier. A contrario, le nombre d’offres a baissé de 22 % dans le conseil et la gestion des entreprises, de 18 % dans la communication et les médias et de 24 % dans l’automobile et l’aéronautique.

La guerre des talents s’accélère sur le marché de l’emploi en 2022 !

Autre signal positif : la confiance des entreprises en l’avenir. En janvier 2022, 8 entreprises sur 10 affirmaient être confiantes dans l’évolution de leur carnet de commande pour les trois prochains mois, dont 91 % pour les ETI. Une confiance qui s’illustre aussi dans leur volonté d’embaucher : en décembre 2021, 13 % des entreprises envisageaient de recruter au moins un cadre dans les trois prochains mois. « Il n’y a pas eu d’effet de démoralisation avec la 5e vague de Covid-19 et cela se mesure notamment dans les services à forte valeur ajoutée. » Aujourd’hui, les entreprises sont même confrontées à une difficulté de recrutement qui accroit la guerre des talents. En décembre 2021, 78 % des entreprises anticipaient comme « difficiles » leurs recrutements de cadres dans les trois prochains mois. Pour 87 % d’entre elles, c’est le manque de profils disponibles sur le marché qui rend le recrutement le plus problématique. Pour attirer les talents, les entreprises vont alors devoir s’aligner sur les attentes des cadres sur le marché. 38 % des cadres ont en effet déjà refusé une proposition d’embauche à cause du niveau de salaire, 35 % car ils ont eu une meilleure proposition ou encore 1 5% à cause du temps de transport domicile-travail.

Un diplôme d’une grande école : LE sésame pour entrer sur le marché de l’emploi en 2022 ?

L’employabilité et la qualité de l’emploi « sont des forces des écoles de la CGE qui, de fait, ont bien résisté à la crise. En 2021, le taux d’emploi des jeunes diplômés des grandes écoles à moins de six mois s’élève à 79,1 % (vs 88,1 % en 2020) et reste au-dessus des chiffres des dernières crises, notamment celle des subprimes en 2010 (76.5 %) » indique la 29e édition de l’enquête de la Conférence des Grandes Ecoles sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Mais si les offres d’emploi sont un peu moins nombreuses, les emplois proposés sont toujours de qualité. En baisse, la part des CDI reste toutefois largement majoritaire (77.1 % vs 82.2 % en 2020). Même constat au niveau de la rémunération avec un salaire moyen (hors prime) de 35 433 euros. Le salaire d’embauche étant déterminant pour la suite de sa carrière, cette stabilité est un signal positif pour l’avenir. Autre indicateur encourageant : la durée de recherche d’emploi. 57.4 % des diplômés en 2020 ont trouvé un emploi avant la fin de leurs études, 77.7 % en moins de deux mois après l’obtention de leur diplôme et 91 % en moins de 4 mois. Plus que jamais en cas de gros vent, un diplôme d’une grande école reste la meilleure des boussoles.

Comment le Plan de Relance 2030 peut-il booster le marché de l’emploi dès 2022 ?

L’optimisme des fleurons français est notamment nourri par le Plan de Relance France 2030. Son objectif ? Transformer l’économie en investissant prioritairement dans les domaines les plus porteurs et faire en sorte que la France puisse retrouver son niveau économique d’avant crise. Comment ça fonctionne ? On fait le point !

marché emploi 2022
Comment le Plan de Relance peut-il concrètement accompagner le marché de l’emploi en 2022 ? – Crédit Unsplash

Pourquoi un Plan de Relance ?

Le 3 septembre 2020, le Gouvernement a lancé son Plan de Relance « France 2030 » dans le but de redresser l’économie et d’esquisser « La France de demain », dans un contexte inédit de crise sanitaire. Inscrit dans la continuité des mesures de soutien aux entreprises et salariés lancées au début de la crise Covid-19, ce plan vise à soutenir les entreprises, redresser rapidement l’économie française mais voit aussi plus loin. A plus long terme, il prévoit en effet de transformer durablement l’économie et de créer de nouveaux emplois en proposant une feuille de route pour la refondation économique, sociale et écologique du pays.

Concrètement, que prévoit-il ?

D’un montant de 100 milliards d’euros, le Plan de Relance s’articule autour de trois priorités : la transition écologique (30 milliards d’euros), la compétitivité (34 milliards d’euros) et la cohésion (36 milliards d’euros).

Le volet écologique

30 milliards d’euros sont consacrés à l’écologie dans le but d’accélérer la conversion écologique de l’économie française pour qu’elle soit plus durable et plus économe de nos ressources naturelles. Le but ? Atteindre la neutralité carbone d’ici 2025. Pour cela, plusieurs actions seront engagées : la rénovation thermique des bâtiments, la décarbonation de l’industrie, l’incitation à l’achat d’un véhicule propre, la transformation du secteur agricole, etc.

Le volet compétitivité

Pour favoriser le développement d’activités à forte valeur ajoutée en France et créer des emplois, le Plan de Relance vise à engager des transformations qui rendront l’économie plus compétitive : baisse des impôts de production, investissement dans les technologies d’avenir, renforcement du soutien à la recherche, formation, développement des compétences ou encore valorisation des savoir-faire nationaux existants.

Le volet cohésion

Pour éviter la flambée des inégalités en France, la relance est également sociale et territoriale. Le Plan de Relance prévoit donc, à travers le Ségur de la santé, l’accompagnement vers l’emploi de jeunes et des plus vulnérables, le soutien aux personnes précaires, le renforcement de la cohésion territoriale etc.

Un plan sur-mesure pour les moins de 30 ans qui entreront sur le marché de l’emploi en 2022

Les jeunes ne sont pas en reste ! Le plan « 1 jeune, 1 solution » a également été lancé en juillet 2020 pour aider les jeunes de moins de 30 ans à faire face à la crise en leur permettant de trouver un emploi, un apprentissage, une formation ou d’entrer dans un parcours d’insertion. Le tout avec un budget de plus de 9 milliards d’euros. Un an après son lancement, un premier bilan a été fait par la ministre du Travail, de l’emploi et de l’insertion Elisabeth Borne, en juillet 2021. 800 000 jeunes éloignés de l’emploi sont entrés dans un parcours d’insertion sur mesure entre août 2020 et mai 2021 grâce à l’engagement des Missions locales, de Pôle emploi ou de l’APEC. 350 000 jeunes de moins de 30 ans ont suivi une formation, dont 90 000 ont suivi une formation aux métiers des secteurs stratégiques de la relance comme la transition écologique, le numérique, la santé ou encore l’industrie. 1,8 million de jeunes de moins de 26 ans ont été embauchés en CDI ou CDD de plus de trois mois entre août 2020 et mai 2021 et 525 600 jeunes ont signé un contrat d’apprentissage en 2020 soit 42 % de plus qu’en 2019. 

Les trois must have pour booster votre employabilité

Stage, alternance ou VIE : trois expériences ultra professionnalisantes qui vous ouvrent grand les portes de l’entreprise, en France et à l’international. Pourquoi les recruteurs encouragent-ils les étudiants à se lancer dans l’aventure ? Comment ces derniers arrivent-ils à mener de front formation et professionnalisation ? France ou étranger, quelle option choisir ? Et surtout, comment savoir qu’une opportunité est la bonne pour vous ? On vous dit tout !

En 2022, plus que jamais, le mot d’ordre est de se démarquer ! Pour réussir à se différencier des autres candidats, beaucoup d’étudiants font le choix du stage, de l’alternance ou du VIE pour se construire une carrière qui leur ressemble. Marielle Lassarat, responsable du Parcours Carrière à l’EM Normandie, ne saurait que trop vous recommander ce choix. « L’enjeu, ce n’est pas de trouver un job, mais de trouver un travail qui a du sens pour vous. » Et pour ça, il n’y a pas de secret ! Il faut « réfléchir à ce qui vous anime, ce vers quoi vous voulez aller, et oser aller vers les professionnels. » Heureusement, vous n’êtes pas seuls dans cette quête !

Tirez parti de votre école pour rejoindre le marché de l’emploi en 2022

Vos stages et alternances s’inscrivent dans votre parcours et doivent faire sens par rapport à votre formation. Au sein de l’EM Normandie par exemple, 1 500 étudiants sont actuellement en alternance. Tous les élèves de l’école bénéficient de « douze heures par an d’accompagnement parcours carrière, et ce, dès la première année. » Retour d’expérience d’anciens alternants, mentoring d’alumni, rencontre de professionnels… EM Normandie ne manque pas de leviers pour motiver les étudiants. Première bonne pratique pour vous construire un CV béton : osez solliciter les pros de votre école, ils vous accueilleront à bras ouverts ! « Nous encourageons les étudiants, raconte Marielle Lassarat. Notre but : qu’ils soient capables de se faire un réseau, car c’est par ce biais qu’ils trouvent les meilleures offres, et non sur le marché ouvert ! »

Ouvrez-vous aux belles surprises de la vie pro

Rien de tel que le partage d’expérience d’autres étudiants pour récolter les best practices. Camille Auvray, actuellement en master 2 à l’EM Normandie, a réussi à trouver une alternance chez Decathlon grâce à un jobdating organisé par son école. Elle se souvient : « J’hésitais beaucoup entre le marketing événementiel et la logistique. » Même si l’étudiante était plus intéressée de prime abord par l’événementiel, elle a préféré suivre son instinct. « Je me suis rendu compte que le feeling était bien mieux passé avec ce recruteur que lors des autres entretiens que j’avais passés. » A ce moment-là, elle était en recherche de stage pour valider son année, et d’une alternance sur deux ans pour son master. Bonne nouvelle : son entreprise coup de cœur lui propose d’enchaîner stage et alternance. Une opportunité facilement valorisable sur son CV !

De l’alternance au VIE, il n’y a qu’un pas

Si les stages peuvent servir de tremplin pour décrocher une alternance dans un secteur convoité, il en va de même pour obtenir un VIE. Marc Celindano, fraîchement diplômé d’un master à ICN Business School en spécialité management et marketing, en a fait l’expérience. Il a fait le choix de faire ses cinq ans de formation en alternance. Résultat : il a décroché un VIE à Bruxelles chez Stellantis. Une aubaine pour ce passionné du milieu de l’automobile. « J’ai obtenu le poste par le bouche à oreille, via mon réseau LinkedIn. J’étais intéressé par le secteur de l’automobile. Je me suis donc rapproché de personnes de ce milieu qui m’ont aidé pour ma candidature. » Sa stratégie gagnante : tout miser sur l’originalité de son parcours ! « Mon conseil, c’est d’essayer d’avoir un profil qui se démarque. Il faut sortir du lot. Ce qui a plu dans mon profil, ce sont mes cinq années d’alternance, et surtout le fait que j’ai obtenu un double-diplôme en PGE/MSc. Tout élément différenciant peut aider ! »

Reminder spécial VIE

Vous êtes tenté par l’aventure VIE ? Voici quelques particularités à savoir :

Pour candidater à un VIE (ou VIA, volontariat international en administration), il faut avoir entre 18 et 28 ans et être de nationalité française ou ressortissant d’un pays de l’Espace Economique Européen. Il est également nécessaire d’avoir un casier judiciaire vierge.

La rémunération du VIE dépend du pays où vous êtes affecté, afin de prendre en compte le niveau de vie du lieu. Il y a un indicateur fixe et un autre variable, adapté à la ville dans laquelle vous allez. C’est aussi au bon vouloir de l’entreprise de vous donner certains droits en plus (logement en partie ou totalement financé…). Comme ce n’est pas un salaire, mais une indemnité, vous ne cotisez pas pour la retraite ou l’assurance chômage. A savoir que le montant perçu est tout de même exonéré d’impôts !

En fonction de la destination de votre VIE, il est nécessaire de bien s’informer sur les lois et normes dans le pays. Mieux vaut balayer tous les potentiels risques afin d’éviter de devoir tout annuler au dernier moment ! Un conseil particulièrement d’actualité, puisqu’avec la crise sanitaire certains pays ont fermé leurs frontières et n’ont pas pu accueillir de VIE.

C’est l’organisme Business France qui vous prend sous son aile pour votre recherche et expérience VIE. Même si tout est bien expliqué et que vous êtes bien encadré, Marc conseille de « vous y prendre le plus tôt possible dans votre recherche, et de viser au moins un secteur qui vous intéresse. » Ceux qui s’y prennent au dernier moment pourront vite se retrouver dans un domaine qu’ils n’envisageaient pas dans leurs premiers choix !

Affranchissez-vous de vos peurs et sautez dans le grand bain du marché de l’emploi en 2022 !

Un conseil qu’experts et étudiants partagent : il faut OSER ! Et si des doutes persistent, rien de tel que se confronter à la réalité pour y voir plus clair. « Le mieux, c’est de trouver un stage avant l’alternance pour être sûr que c’est ce que l’on veut faire. Le stage permet de découvrir un métier et un domaine. Si l’on hésite entre plusieurs secteurs, je conseille de faire une année de césure permettant de faire deux fois six mois de stage avant de se lancer dans une alternance » résume Camille. Même constat pour Marc, qui encourage à passer le cap du VIE, malgré les éventuelles barrières de langue. Il est d’autant mieux placé pour le dire qu’il est désormais capable de mener des réunions entières dans la langue de Shakespeare. « Il ne faut pas forcément penser que nous ne sommes pas capables et que la langue va être une barrière. J’ai progressé en anglais, même si ne je me considère pas bilingue. Il y a une grosse différence entre l’anglais appris en cours et celui employé au quotidien au travail. Tout le monde fait des fautes à l’oral, même nos collègues ! Il faut juste avoir les bases du vocabulaire en anglais, ne pas se brider par rapport à la langue et être ouvert culturellement » conclut-il. Alors, motivés comme jamais à booster votre employabilité ?

>>>> Pour aller plus loin sur le marché de l’emploi en 2022, découvrez notre grande enquête sur les 12 secteurs qui recrutent cette année. Agroalimentaire, grande distribution, aéronautique, télécoms, banque / finance, assurance / mutuelle, transports, logistique, luxe, santé / pharma, immobilier / BTP, energie… Découvrez toutes les opportunités qui s’ouvrent à vous et des témoignages de recruteurs qui vous attendent !

Partager sur print
Imprimer

Articles qui pourraient vous intéresser également

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Vous pouvez vous inscrire à notre newsletter en cliquant sur le lien suivant :

inscription à la newsletter