Pour avoir toujours un coup d’avance sur les évolutions techniques, règlementaires ou business, le DSI peut compter sur sa team. Mais vers quels domaines se diriger pour atteindre sa garde rapprochée ? Le point avec Grégoire Bénard, consultant au cabinet de conseil Clémentine.

 

100 % data. Pour des profils d’ingénieurs généralistes orientés data sciences ou titulaire d’un master en maths appliquées ou en statistiques. Un Phd en IA et robotique peut aussi être un plus. Dotés d’un background technique en béton armé, ils n’oublient pas pour autant l’implication business des masses de données traitées.

Sécurité maximale. Dans un monde où les SI sont interconnectés et les données stockées de plus en plus sensibles, la protection de ces ressources est absolument centrale. La preuve, en 2017 le coût moyen d’une cyberattaque a été évalué à 3.62 M$ par le World Economic Forum. Un coût total qui devrait dépasser les 6 Md$ d’ici 2021. Profil idéal pour les addicts à la cybersécurité : un ingénieur informaticien à même de devenir un pro de la sécurité offensive. Un métier au top ? Pen tester, un white hack travaillant généralement en cabinet de conseil et qui teste la résistance d’un réseau aux attaques externes. 

Recherche Data scientists désespérément. C’est LE métier clé de la data !  Il analyse et fait parler les données, il met en place des algorithmes pour créer, entre autres, des modèles prédictifs sur la base du machine learning. Sa compétence clé : un gros bagage en maths et statistiques appliquées couplé à la maîtrise informatique (développement, langages R et Python…). Un métier d’avenir : un rapport du cabinet Empirica réalisé en 2017 pour la Commission Européenne estimant en effet la pénurie en la matière à 80 000 emplois à l’horizon 2020.

3 métiers challengers

Biz Dev digital : chevalier 2.0, il part à la conquête de nouveaux clients et de nouvelles parts de marché. C’est le nouveau héros de la startup.

SEO manager : en charge d’optimiser le positionnement et l’indexation d’un site web dans les moteurs de recherche. C’est la carte e-visibilité de l’entreprise.

Architecte cloud : qu’il gère des clouds privés, publics ou hybrides, il est l’atout concurrence de l’entreprise sur un marché en plein boom.

Les grandes tendances de l’IT selon le Cigref

 Le digital transforme le monde sans les femmes ? Un tiers des emplois liés à la révolution numérique sont occupés par des femmes. Evoluant essentiellement sur des fonctions support (marketing, communication, RH…), elles sont minoritaires dans le développement ou le pilotage de projets (15 %), dans le codage (27 %) ou la cybersécurité (11 %). Pour pallier à ce manque, le Cigref a lancé la fondation Femmes@Numérique. A suivre.

 Le cloud a la tête dans les nuages. Pas de cloud sans solutions SaaS et services IaaS. Un marché encore concentré dans les mains de géants américains dont Amazon qui détient un tiers du marché des cloud providers. Alors que 95 % des DSI déclarent disposer d’applications dans le cloud, le marché des data centers accuse une baisse de 6.5 %. Le signe d’une recomposition du marché sans précédent.

IA : GAFAM et BATX même pas peur. L’Europe et la France ont l’ambition de rattraper les géants américains et asiatiques de l’IA. Une ambition réaffirmée par le rapport Villani et qui permettra aux DSI de mettre en œuvre trois niveaux de stratégies ou de projets : la probabilité pure (data mining), l’analyse prédictive et l’apprentissage automatique (machine learning) et l’analyse des données avec apprentissage renforcé (deep learning).

Le point 5G. 20 fois plus rapide que la 4G et 100 fois moins énergivore, la 5G va transformer profondément les usages et ce, bien au-delà des télécoms. Intermodalité des transports, télémédecine, transactions financières, smartgrids, véhicules autonomes… la révolution est en marche !

 L’IT se met au vert. Ultra énergivore et nécessitant un taux d’équipement extrêmement important, l’IT est au cœur des enjeux environnementaux. Mais au-delà du green IT visant à réduire l’empreinte des TIC, c’est la question du green by IT qui se pose aujourd’hui aux DSI. Comment prendre en compte les enjeux de développement durable dès la conception du projet de transformation digitale : telle est la problématique à laquelle ils devront acculturer leur entreprise dans les années à venir.