POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
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Kit du futur décideur à l’attention du jeune ingénieur

Crédit Adobestock

Ingénieur-manager, ingénieur-communicant, ingénieur-leader ? Qu’on se le dise, l’image de l’ingénieur solo dans son labo ou derrière son ordinateur est bel et bien révolue ! Face à l’émergence d’un ingénieur qui travaille en mode projet et 100 % collaboratif quels sont les trucs et astuces pour transformer un diplômé de CentraleSupélec en décideur hors pair ?

 

#1 Ne pas avoir peur du changement

Premier emploi ou carrière plus avancée, l’immobilisme n’a plus son mot à dire chez les ingénieurs. « Je rencontre des CentraleSupélec de tous âges et nombreux sont ceux qui se posent la question du sens de leur travail. Et régulièrement, ils finissent par évoluer vers d’autres fonctions ou d’autres domaines. Je me rappelle par exemple d’une diplômée avec un très beau poste chez un pro des fonds d’investissements qui s’est transformée en spécialiste des startups. Ou d’un couple qui a quitté la R&D pour un tour du monde sac au dos suivi de l’ouverture d’un restaurant… et qui, au bout de trois ans, est retourné à la R&D, riche de ses nouvelles aventures ! » se souvient Patrick Teixedo animateur de la Commission Carrière de l’association Les Supélec. Qu’on se le dise, la bougeotte est de mise chez les CentraleSupélec.

#2 Jouer la carte de la com’

« Les entreprises ont besoin de collaborateurs ouverts et dans l’échange. On attend désormais des ingénieurs qu’ils s’expriment. Qu’ils fassent des constats, qu’ils proposent des solutions et surtout, qu’ils soient écoutés », précise-t-il.

#3 Capitaliser sur son socle scientifique

Mais savoir communiquer ne suffit pas. Pour devenir un décideur de choc, encore faut-il comprendre les tenants et les aboutissants d’une problématique. Et c’est là que le socle scientifique généraliste des diplômés de CentraleSupélec fait la différence. « Parler business c’est bien mais parler la langue de la technique est indispensable pour être à l’aise » affirme Patrick Teixedo. « Tous les secteurs demandent de la communication, ce n’est plus un plus, c’est non négociable. Mais faut-il impérativement être un bon communicant pour devenir un bon ingénieur ? C’est sans aucun doute  une vraie valeur ajoutée mais ça n’est pas une condition sine qua non », tempère  Romain Dionnet, Senior Executive Manager Hays Life Sciences.

 

#4 Miser sur la double-compétence

Ouvert, l’ingénieur décideur est aussi un adepte de la pluri-compétence. «  Un tel profil est très utile pour une entreprise car elle dispose alors d’un collaborateur doté d’une vraie vue d’ensemble. Il maitrise les composantes techniques, commerciales, humaines et financières, un bel atout pour celles et ceux qui se dirigent vers des postes de direction », indique Patrick Teixedo. Une stratégie que les jeunes ingénieurs ont parfaitement assimilée. « Les étudiants veulent se renforcer sur des domaines connexes (marketing par exemple) pour aller au-delà de leur simple formation technique. C’est leur  curiosité et l’accès à de nouvelles formations qui font que le marché change », ajoute l’expert du cabinet Hays.

#5 Ne pas (trop) forcer sa nature

Mais est-ce à dire qu’un manager sommeille dans tout bon ingénieur ? «  Il est évident que la figure de l’ingénieur – manager est aujourd’hui incontournable. Mais pour autant, tous les ingénieurs n’ont pas vocation de devenir manager. Il y a aussi des ingénieurs qui s’épanouissent dans un rôle d’expert, ce statut de « pompier » capable de trouver tout de suite une solution à des problèmes très pointus.  Quand on travaille sur un site industriel et qu’on est le seul à avoir le bagage technique pour résoudre une problématique, c’est aussi très challengeant », affirme Romain Dionnet. Devenir ingénieur – manager, avant tout une question de feeling.

Les 3 soft skills les plus recherchées chez un jeune ingé ? « En tout premier, la motivation. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça n’a rien de bateau. Un collaborateur intéressé et qui a autant envie que son employeur d’être là c’est un vrai plus. Ensuite, la rigueur sur des fonctions techniques. Et enfin, l’agilité, ne pas être mono format et savoir s’adapter à la diversité des interlocuteurs et des projets » liste Romain Dionnet.

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