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Imerys : creusez votre gisement intérieur ! – L’interview de Frédéric Jouffret

Interview Frédéric Jouffret Imerys

« L’avenir est aux minéraux industriels ! » C’est le cri du cœur de Frédéric Jouffret (HEC Paris 09,INP Toulouse 90) Vice-Président Science & Technology d’Imerys et Président de la filiale Talc Europe. Découvrez les mille et une applications des minéraux avec un boss passionné.

Les minéraux sont partout

Interview Frédéric Jouffret Imerys

Et si vous reveniez à la source ? C’est ce que vous propose Imerys, leader mondial des spécialités minérales pour l’industrie qui offre des solutions à haute valeur ajoutée pour un grand nombre de secteurs, depuis les industries de procédés jusqu’aux biens de consommation. Une expertise à la renommée mondiale. « Nous exploitons ou transformons plus de 30 minéraux différents, extraits à partir de plus de 200 gisements miniers et usines à travers le monde : talc, mica, kaolin, aluminates de calcium, diatomite, andalousite, bentonite, carbonates, etc. Toutes les applications industrielles demandent des minéraux : la peinture, le papier, le plastique, la cosmétique, la pharmacie, le secteur de la construction, l’automobile, les batteries… Les minéraux c’est le futur ! Notre ambition est de développer leurs applications grâce à de l’innovation responsable. Tous nos projets ont le développement durable comme première marche. »

Double casquette

À la tête de l’innovation, Frédéric Jouffret chapeaute la partie R&D pour les minéraux de performance. Il est aussi président d’Imerys talc Europe. Un site basé à Toulouse qui rassemble 180 personnes. « J’aime cette double casquette et cumuler une fonction tournée vers la R&D et un dialogue avec des collègues du monde entier qui travaillent avec moi, mais aussi la gestion d’une entreprise pure et dure d’un point de vue administratif, qui passe par le management du site, le règlement des contrats et les négociations avec les délégués syndicaux. »

Job multiple

Le plus stimulant dans son job ? L’éclectisme ! « C’est un métier où l’on ne s’ennuie jamais. Un matin je discute de plastique en R&D, le lendemain de céramique et un autre jour de cosmétiques avec un groupe de scientifiques de haut niveau pour substituer des produits chimiques par des minéraux. La variété des sujets est incroyable. Si l’on multiplie le nombre d’applications par le nombre de minéraux disponibles l’on a quelque chose de presque infini. Au quotidien, aucun jour ne se ressemble. C’est comme si je changeais de poste en permanence ! »

Lithium français !

Une émulation quotidienne boostée par l’innovation. Et la plus récente concerne le projet Emili et la mise en exploitation minière, d’ici 2028, d’un gisement de lithium en Auvergne-Rhône-Alpes à Beauvoir, dans le département de l’Allier. Une étape historique pour Imerys. « Nous savions déjà qu’il y avait du lithium depuis les années 1960. Mais jusqu’à présent, ce n’était pas un composant majeur et le marché n’était pas assez développé. Ce site sera bientôt un des plus grands d’Europe. Il servira à accélérer la transition énergétique en alimentant l’industrie des voitures électriques et les giga factories de batteries annoncées sur le territoire. L’investissement s’élèvera à un milliard d’euros pour exploiter le site pendant au moins 25 ans. L’exploitation de ce gisement pourrait générer 1 000 emplois directs et indirects dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, répartis sur deux sites. »

Indépendance industrielle

Une vraie bonne nouvelle pour la souveraineté industrielle de la France et pour l’Europe qui vont ainsi pouvoir se défaire d’une dépendance quasi-complète à l’égard de la Chine pour le lithium nécessaire aux batteries des voitures électriques. Le projet va en effet permettre de réduire drastiquement les besoins d’importation de lithium et d’équiper en batteries près de 700 000 véhicules électriques par an. Il contribuera à l’objectif de la France de produire deux millions de véhicules électriques en France d’ici 2030. 

Site responsable

Enfin, l’empreinte carbone du site sera plus réduite que les opérations actuelles d’extraction de lithium connues. « Les émissions générées par l’exploitation seront de l’ordre de huit kilos de CO2 par tonne de lithium, contre 16 à 20 kilos pour les roches dures extraites en Australie et transformées en Chine. L’exploitation se fera en souterrain – ce qui minimisera les poussières – et le transport des roches se fera par canalisation et voie ferrée pour éviter de générer un flux de camions entre la mine et le site industriel. Par ailleurs, la conception de l’exploitation répondra aux critères IRMA (Initiative for Responsible Mining Assurance), référence de l’exploitation minière responsable qui vise à réduire les rejets toxiques et à minimiser la consommation d’eau. »

Recrutements no limit !

Vous souhaitez rejoindre la team Imerys ? « A Toulouse, et dans nos centres techniques en Europe et en Amérique du Nord, nous recrutons des talents doctorants ou issus d’écoles d’ingénieurs, comme des responsables d’usine ou procédés et des responsables qualité. Nous y accueillons dans le cadre de leur formation une cinquantaine de stagiaires par an. Mais nous sommes toujours à la recherche des collaborateurs à Paris et Atlanta en développement produit, marketing, R&D et commerce. Nous avons besoin de talents qui savent structurer une approche client (technique ou commerciale) par marchés. Pour participer à l’aventure de l’innovation, il faut être curieux, avoir des connaissances pratiques ou techniques afin de comprendre ce que font les minéraux dans la chaine de valeur. Ces compétences sont indispensables pour faire la promotion de nos produits chez nos clients qui sont souvent des industriels majeurs dans les filières de la chimie, de la construction, des sciences de la vie ou de l’automobile. Il faut aussi un regard affuté sur la fin de la chaine et les donneurs d’ordre et pouvoir discuter avec une variété d’interlocuteurs. » 

Force de proposition

Alors laissez-vous séduire par une entreprise qui valorise l’autonomie et la responsabilité. « Nous sommes plus de 16 000 dans le monde, mais cela ne nous empêche pas d’être agile dans la prise de décisions. À chaque fois qu’un collaborateur a une bonne idée, nous lui donnons les moyens de la tester grandeur nature. Même un jeune diplômé peut proposer des choses qui sortent de l’ordinaire plutôt que de rester dans sa zone de confort. »

#HECChangedMyLife

« Après un diplôme d’ingénieur à l’INP Toulouse et un doctorat en chimie des polymères à l’Université Pierre et Marie Curie, j’ai souhaité ajouter une corde à mon arc et suivre l’Executive MBA d’HEC. J’ai apprécié la complémentarité des enseignements et la palette d’outils qui continuent de me servir lorsque j’en ai besoin. Cette formation m’a apporté une ouverture vers un monde différent de la technique : la finance, la communication, le management. Je me souviens de mon émérite professeur de finance, René Falipou, qui tenait absolument à ce que tous les élèves (souvent ingénieurs) aient le même niveau à la fin de l’année… ce qui n’était pas gagné au départ ! Pour atteindre son objectif, il nous faisait refaire les choses jusqu’à que ce soit bien compris par tout le monde, surtout avec des exemples très simples. Il a fait preuve d’une pédagogie exceptionnelle. HEC forme les managers de demain et leur donne les outils pour changer le monde. »

Contact frederic.jouffret@imerys.com

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