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Les étudiants s’engagent pour la Journée mondiale de lutte contre le sida

Journée mondiale sida

Chaque 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida, pour soutenir les personnes vivant avec et touchées par le sida. Une occasion supplémentaire aussi pour les associations de sensibiliser à cette maladie qui touche 38 millions de personnes dans le monde. En France, les étudiants s’engagent également lors de cette journée.

Etablie en 1988 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et approuvée par l’Assemblée générale des Nations unis, la Journée mondiale de lutte contre le sida est chaque année l’occasion d’une mobilisation internationale contre le VIH/sida durant laquelle sont menées des actions d’information, de prévention et de sensibilisation. C’est également une journée consacrée à la mémoire et au souvenir des personnes décédées de la maladie.

VIH/sida : les chiffres

En France selon Santé Publique France, le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2021 est estimé à 5 013 contre 4 753 en 2020. On constate également un recours au dépistage qui n’augmente pas suffisamment : 5,7 millions de sérologie VIH ont été effectuées en 2021, en hausse de 8 % par rapport à 2020. Mais ce nombre avait baissé de 13 % en 2020 par rapport à 2019, du fait du confinement notamment.

Des études démontrent également une mauvaise information des jeunes sur le sida. Selon l’enquête de l’Ifop pour Sidaction 2022, 1 jeune sur 3 de 15 à 24 ans se considère mal informé sur le VIH et 2 sur 10 ont effectué un test de dépistage au cours des douze derniers mois. Quant au préservatif, 34 % des jeunes disent en utiliser systématiquement alors qu’ils étaient 53 % en 2019.

Enfin, les clichés ont la vie dure ! 9 % des jeunes interrogés considèrent toujours que le virus du sida peut être transmis en serrant la main d’une personne séropositive.

Pour rappel, le virus VIH est uniquement transmissible lors de rapports sexuels non protégés par un préservatif, lors d’un contact important avec du sang contaminé ou enfin de la mère à l’enfant en cas d’absence de traitement ou pendant l’allaitement.

Les associations toujours mobilisées

Prévention, accompagnement, actions… Les associations continuent de se mobiliser années après années pour accompagner les malades, informer sur la maladie et tenter de prévenir les contaminations, ou encore mener un travail d’interpellation des gouvernements et des médias et mobiliser. Un travail mené avec détermination et dévouement par le réseau des bénévoles et salariés.

Juliette Seve

Parmi eux, Juliette Seve, 25 ans, bénévole à Solidarité Sida et étudiante en école de cinéma où elle suit une formation pour devenir ingénieure du son. Depuis plus de trois ans, elle s’engage auprès de l’association en effectuant régulièrement des missions. « J’ai débuté des études en STAPS que j’ai finalement arrêtées. Avant de reprendre d’autres études, j’ai été bénévole pendant un an dans un sanctuaire animalier en Floride, raconte la jeune femme. Cela m’a donné envie de m’engager dans une association sur le long terme »

Sa première rencontre avec Solidarité Sida a eu lieu lors du Festival Solidays organisé par l’association. « J’ai d’abord aimé l’ambiance, la façon de parler des bénévoles plus que le sujet en lui-même, se remémore-t-elle. J’ai commencé à faire des missions ponctuelles pour eux, à m’intéresser au sujet du VIH. Je me suis rendue compte que la sexualité était un sujet assez tabou, même au sein de ma propre famille ou de mon entourage et que moi-même je n’étais pas très à l’aise. C’est ce qui m’a donné envie de rejoindre l’association. »

Assister à des actions de prévention fini de convaincre Juliette de s’engager plus durablement. « J’ai trouvé exceptionnel la façon qu’avaient les membres de l’association de parler du sujet aux jeunes notamment, de rebondir sur les question sans aucune culpabilisation. » Elle s’engage alors en prévention, effectue deux actions par mois et suit des formations sur des sujets très variés en rapport avec la sexualité, le virus du sida, les IST de manière générale mais aussi la contraception, l’homosexualité, la transidentité, la manière de s’adresser aux gens, etc.

« Se faire du bien à soi et et aux autres »

A Solidarité Sida, les missions sont très variées, d’actions dans des foyers de jeunes travailleurs à des missions de maraude en milieu urbain, en passant par des Après-midi du Zapping pour les lycéens, ou encore des actions auprès d’usagers de drogues.

« M’engager auprès de Solidarité Sida m’a apportée de vraies connaissances sur ces sujets. J’y ai également faire des rencontres exceptionnelles que ce soit du côté des équipes ou des gens auprès de qui ont fait de la prévention, assure Juliette. S’engager dans une association permet également de faire du bien aux autres, mais aussi à soi. Pendant trois ans je ne savais pas quoi faire, je me sentais perdue et l’association m’a permis de me rendre compte que je pouvais être utile aux autres ».

Les écoles du Sup’ se mobilisent pour la Journée mondiale de lutte contre le sida

  • A l’ISCOM Paris, le BDE organise un petit déjeuner le 01/12 avec la distribution de préservatifs et la mise en avant de cette journée

>>> A lire aussi : Les étudiants s’engagent en faveur de l’égalité femmes-hommes

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