UN LEADERSHIP NATUREL ET UN FRANC-PARLER TEINTÉS D’UNE GRANDE SENSIBILITÉ : PAS DE DOUTE EVE-LAURE BOUTONNET, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE DIREXI EST UNE MANAGER DANS L’ÂME. PORTÉE PAS SA TRIPLE FORMATION (INGÉNIEUR, MBA ET ACTUAIRE), CETTE FEMME ÉNERGIQUE AU PARCOURS ATYPIQUE PAVÉ DE RÉUSSITES, MULTIPLIE LES JOBS QUE LES AUTRES ONT PEUR D’AFFRONTER AVEC POUR LEITMOTIV CONFIANCE ET TRAVAIL D’ÉQUIPE. RENCONTRE.

 

EVE-LAURE BOUTONNET, (DIPLÔMÉE DE L’ECOLE NATIONALE DU GÉNIE RURAL DES EAUX ET FORÊTS, INGÉNIEUR DU CORPS DES PONTS EAUX ET FORÊTS, MBA DU COLLÈGE DES INGÉNIEURS ET ACTUAIRE IAF), DIRECTEUR GÉNÉRAL DE DIREXI

EVE-LAURE BOUTONNET, (DIPLÔMÉE DE L’ECOLE NATIONALE DU GÉNIE RURAL DES EAUX ET FORÊTS, INGÉNIEUR DU CORPS DES PONTS EAUX ET FORÊTS, MBA DU COLLÈGE DES INGÉNIEURS ET ACTUAIRE IAF), DIRECTEUR GÉNÉRAL DE DIREXI

UN PIED DE NEZ AUX STÉRÉOTYPES
Après 7 ans passés au sein du Corps des Ponts, Eaux et Forêts, Eve-Laure Boutonnet a décidé à 32 ans que la fonction publique, c’était fini pour elle : désormais, elle serait manager de transition. « A peine diplômée, j’ai été mise à la tête d’une équipe et j’ai compris que j’étais faite pour ça, que j’avais envie de souder mes collaborateurs pour les emmener dans un challenge. » Pour nourrir cette vocation, elle a alors suivi un MBA, découvert le monde de l’assurance et du privé, décroché un diplôme d’actuaire et s’est rapidement construit une solide expertise de manager de transition. Pas forcément simple dans un écosystème où l’homme d’expérience est figure de proue. « Dans l’inconscient collectif, c’est un DG barbu qui a roulé sa bosse. On considère qu’à 35 ans, on n’a pas l’expérience de redresser une boite, d’autant plus lorsqu’on parle d’une femme. » Aujourd’hui à la tête de Direxi (50 % de femmes), Eve-Laure Boutonnetmène pourtant avec succès une société experte en marketing direct d’assurance, dont la force de frappe n’est plus à prouver. « Sa différence, Direxi la puise dans son agilité (on sait brancher n’importe quel partenaire en 2 mois), dans sa créativité et dans son ADN « du côté des assurés ». Ici, il n’y a que des gens qui pulsent, qui allient excellence opérationnelle, humilité et liberté d’esprit, et qui considèrent cette boite comme la leur. »

 

« J’ai réussi car j’ai toujours relevé des challenges que les autres, des hommes surtout, avaient peur de relever. »

UNE BOSS QUI DÉTONNE
Mais alors, quelle est la signature de cette manager à qui tout réussit ? « Visionnaire dotée d’un vrai leadership, j’emmène n’importe qui au bout du monde. » Avec son énergie et son franc-parler, elle détonne souvent dans un monde professionnel où la femme se doit d’être douce. « Quand on porte des santiags et qu’on use d’un langage fleuri, mieux vaut être brillante ! Une boss qui a du caractère est prise pour une terreur managériale alors qu’elle est souvent, comme moi, sensible et empathique. J’aime les gens, je perfuse mes collaborateurs à la confiance pour leur prouver qu’ils peuvent grandir en réalisant des choses qu’ils ne soupçonnent pas. » Est-ce à dire qu’il existerait un management au féminin ? Sans pour autant tomber dans la caricature, Eve-Laure Boutonnet le croit. « Les femmes ont une droiture et une pugnacité qui les poussent à privilégier l’intérêt collectif, à incarner une figure de justesse et d’équité. Ce sont aussi de redoutables organisatrices capables de paralléliser de nombreux projets. Dotées d’une abnégation de petit soldat, sans doute poussées par des déterminismes sociaux séculaires, elles se sentent obligées de donner toujours plus qu’un homme. » Elle insiste enfin sur l’intuition. « Ingénieur et donc hyper rationnelle, l’intuition fait pourtant partie intégrante de toutes mes décisions : c’est une alliée qui me permet de sentir le business, les personnes, les évolutions de la société et de ma société. »

 

UN MAITRE-MOT : OSER
Malgré toutes ces qualités, les femmes sont cependant encore trop peu nombreuses à accéder aux postes de top management. Si cela est en partie dû au fait qu’elles n’osent pas demander les postes ou les augmentations qu’elles méritent, Eve-Laure Boutonnet y voit aussi des raisons plus conjoncturelles. « Il faut choisir une entreprise qui se donne les moyens de s’ouvrir au leadership féminin ou prendre le contre-pied et se faire remarquer dans un secteur masculin. » Elle pointe aussi la problématique de la maternité. « La femme est perdante dans les deux cas : si elle a des enfants ou un projet de maternité, on la pense moins investie dans son travail et source de perturbation pour l’organisation de l’entreprise ; si elle n’en a pas, on la dit égoïste. Or c’est un choix personnel qui ne devrait pas influer sur sa carrière. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas hésité à confier récemment le poste de DAF à une collaboratrice juste avant son congé maternité. » Elle aborde aussi le regard de ses pairs. « J’ai réussi car j’ai toujours relevé des challenges que les autres, des hommes surtout, avaient peur de relever. Des machos, des paternalistes, j’en ai rencontré mais ils ne m’ont jamais fait payer d’être une femme. En revanche, ils étaient toujours plus conciliants avec les hommes, pardonnant des erreurs, des écarts ou des lacunes, qu’ils n’auraient pas tolérés de moi. » Alors comment lutter contre ces freins professionnels qui ont la dent dure ? En optant pour le bon patron, homme ou femme, et la bonne entreprise, mais aussi en passant par le coaching, le mentoring, les réseaux de femmes. « C’est d’autant plus vrai pour la Génération Y qui incarne la mobilité. Les jeunes ne stagnent plus dans une boite qui ne leur plait pas, les femmes ne transigent plus sur certains acquis. » Le chemin parcouru par les femmes les rend donc aujourd’hui plus fortes : alors, qu’elles n’hésitent plus à oser faire des choix !

 

JEUNE DIPLÔMÉ, LES BONNES QUESTIONS À SE POSER
QUEL DIPLÔME ?
« Généraliste et reconnu, pour être plastique et mobile sur tous les métiers. »
L’INTERNATIONAL ?
« Immédiatement, pour être bilingue anglais, découvrir les marchés émergents, comprendre d’autres cultures et s’ouvrir tous les possibles. »
LE SALAIRE ?
« Bien réfléchir à la rémunération qu’on ambitionne et à la qualité de vie que ça implique. On ne peut pas avoir un salaire de DG en travaillant 35h. »

 

Souvenir DE CARRIÈRE
« Alors patronne de 600 collaborateurs dans la protection sociale, j’ai décidé de changer de poste un manager issu de la promotion interne : c’était un expert passé chef de service à l’ancienneté, et qui faisait degros dégâts humains. En entretien,cet homme massif de 55 ans a fondu en larmes, m’expliquant qu’il était en trithérapie et qu’il avait peur de ne pas tenir le coup. Je l’ai serré dans mes bras, je l’ai rassuré et lui ai dit que j’allais l’accompagner de près et dans la durée. Un homme serait revenu sur sa décision ou serait passé en force. Au contraire, en affirmant ma décision avec ma sensibilité et mon empathie, je lui ai permis d’aller au-delà de ses craintes et de se sentir valorisé dans un nouveau job de référent. »

 

L’ASSURANCE MADE IN DIREXI : UN MIX D’EXCELLENCE, DE CRÉATIVITÉ ET DE FUN
« Porté par ses valeurs, ses DEFIS (Dynamisme, Entrepreneuriat, Fun, Innovation, Solidarité), Direxi secoue les grands assureurs et fait des choses hors norme. Je veux créer une assurance d’un nouveau genre, lisible, transparente, qui tient ses promesses, moderne et accessible à tous. » Aux geeks et geekettes qui veulent faire de l’assurance autrement, elle conseille « allez du côté de la e-assurance, de la m-assurance, des comparateurs et des marketeurs directs comme Direxi. »

 

CW.

 

Contact : eboutonnet@direxi.com