Vous avez dit femmes d’influence ? Selon le dernier Baromètre de la diversité dans les conseils d’administration édité chaque année par Burgundy School of Business, le taux de féminisation des CA des sociétés du FBS 120 n’a de cesse de progresser. Si toutes ces entreprises ont aujourd’hui atteint le seuil de 40 % exigé par la loi Copé-Zimmermann, elles l’ont même dépassé. Pour preuve, elles présentent aujourd’hui un taux moyen de 45.1 % (Vs. 44 % en 2018), allant même jusqu’à 50 à 60 % pour certaines d’entre elles.

 

Malgré une différence d’âge encore significative (56 ans pour les hommes, 52 ans pour les femmes), les formations et parcours des administrateurs et des administratrices convergent de plus en plus. Niveau formation, 64.1 % d’entre eux ont fait le choix de la gestion. Viennent ensuite les formations techniques en école d’ingénieurs, en mathématiques ou en informatique (24.8 % avec une forte augmentation des femmes) ou les formations de type IEP (17 %).

Cap sur l’international

L’international est aussi une carte maitresse en 2019. 52.3 % d’entre eux sont ainsi titulaires d’une formation à l’étranger (44.2 % en 2018), un taux qui monte même à 56.5 % chez les administratrices. L’expérience professionnelle internationale est aussi un plus : 70 % des nouveaux administrateurs présentent une expérience hors de nos frontières, avec une forte hausse chez les femmes (70 % Vs. 54 % en 2018).

Sérail or not sérail ?

Du côté du parcours : l’exercice de la fonction de DG reste un bon tremplin pour décrocher un poste au CA. Un critère important mais qui reste clivant entre hommes et femmes. Ainsi, 4 administratrices sur 10 ont ce profil alors que 6.4 administrateurs sur 10 sont ou ont été DG.

De même, exercer un mandat dans un CA est une question d’expérience. Pour preuve, 64 % des nouveaux administrateurs siègent ou ont déjà siégé dans le CA d’une entreprise cotée. Si des différences subsistent (58 % pour les femmes et 69 % pour les hommes), l’écart se resserre peu à peu. Deux facteurs en cause : les administratrices sont de plus dépositaires de plusieurs mandats, tandis que les hommes ont tendance à moins les cumuler.