La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) a publié le 11 juin dernier la 34ème édition de sa traditionnelle enquête sur l’insertion des jeunes diplômés des grandes écoles. Salaires, CDI, secteurs, mobilité, IA : tous les chiffres à connaitre sur l’emploi des jeunes diplômés en 2026 se trouvent ici.
Commençons par le nerf de la guerre : le taux net d’emploi à moins de six mois. Celui-ci s’élève cette année à 76 %, en baisse de 4.2 % par rapport à l’enquête 2025. Avec un taux légèrement supérieur chez les ingénieurs (77.5 %).
80 % de CDI
Mais bonne nouvelle : les CDI restent majoritaires. Si on observe là aussi une légère baisse, plus de 80 % des diplômés de la promotion sortante ont signé un contrat à durée indéterminée. Un taux particulièrement élevé chez les diplômés d’écoles d’ingénieurs (82.8 %) et de management (83.9 %), mais en revanche assez bas chez les diplômés des écoles d’autres spécialités (58.6 %).
+ de 90 % des diplômés trouvent leur premier emploi en moins de 4 mois
Malgré tout, la durée de recherche du premier emploi reste extrêmement courte. En effet, 91.6 % des jeunes diplômés des grandes écoles en activité professionnelle ont trouvé leur premier emploi en moins de quatre mois seulement ! Rien d’étonnant, au regard de leurs deux principales voies d’accès à l’emploi, déjà résolument connectées au monde de l’entreprise : le stage de fin d’étude et l’apprentissage (42.3 %, en légère hausse par rapport à 2025). Ils sont aussi nombreux à trouver leur premier emploi grâce aux réseaux sociaux professionnels (14.1 %), aux traditionnelles – mais néanmoins efficaces ! – relations personnelles (8.1 %), aux sites d’entreprises et aux sites spécialisés dans l’emploi (6.8 %).
Près de 100 % de salariés
Climat économique incertain oblige, la quasi-totalité des diplômés des grandes écoles (96.5 %) choisissent la stabilité du salariat en début de carrière. Ils s’orientent, de fait, majoritairement vers des secteurs classiques pour exercer leur premier emploi :
- Chez les ingénieurs : conseil, TIC & services, construction & BTP et industries de transport
- Chez les managers : banque & assurance, conseil et commerce
- Chez les diplômés d’autres spécialités : conseil, administration d’Etat & collectivité et banque & assurance
L’indépendance séduit malgré tout
Chez les quelques amoureux de l’indépendance qui subsistent, 51.3 % optent pour la micro-entreprise, 33.7 % sont gérants ou chefs d’entreprise et 5.2 % exercent une profession libérale.
Un salaire moyen de 39 679 euros
Mais attention, le contexte économique n’a pas plombé les salaires des jeunes diplômés des grandes écoles pour autant. Leur salaire moyen hors primes à moins de six mois s’élève en effet à 39 679 euros (en très – très ! – légère hausse par rapport à 2025). Une stabilité qui va malheureusement de pair avec un écart salarial homme-femme persistant et significatif, de 5.8 % cette année.
+ de la moitié des jeunes diplômés travaillent en IDF
Côté géographie, pas de surprise cette année : dans l’Hexagone, l’Ile-de-France capte plus de la moitié des jeunes diplômés. Sauf chez les ingénieurs, qui travaillent à 61.7 % en régions (notamment en raison de la présence de grands industriels). Et chez les jeunes diplômés qui optent pour la mobilité internationale en début de carrière, c’est encore la prudence qui prédomine. Alors qu’un diplômé sur neuf travaille à l’étranger, 43.3 % restent en Europe. Leur Top 5 ? La Suisse, le Luxembourg, le UK, l’Allemagne et la Belgique, suivies du Canada, des USA, de l’Italie et enfin, ex-aequo – de l’Espagne et de la Chine.
IA & emploi des jeunes diplômés en 2026 : ça donne quoi ?
Trois-quarts des diplômés 2025 déclarent utiliser l’IA générative (vs deux-tiers en 2025), dont 34 % avec une activité régulière. Ils ont majoritairement recours à ces outils et plateformes d’IA pour rédiger des contenus (58.7 %), rechercher des informations (56.9 %) ou résumer des documents (43.9 %). Avec une petite originalité du côté des ingénieurs, qui sont 47.4 % à les utiliser pour générer du code. Des chiffres qui font écho à l’enquête nationale EPITA/Ipsos publiée en février 2026, qui constate que l’IA est désormais un réflexe pour 1 étudiant sur 2, avec des usages divers : rédiger un CV ou une lettre de motivation, rédiger ou améliorer un texte, comprendre un sujet complexe, se renseigner sur l’actualité, trouver des renseignements pratiques etc.
L’enquête de la CGE sur l’emploi des jeunes diplômés en 2026 s’achève enfin sur une note positive. 89.8 % des diplômés estiment occuper un emploi correspondant à leur niveau de qualification et 83.8 % se disent très satisfaits ou satisfaits de leur emploi. De quoi booster les candidates et les candidats aux concours et admissibles 2026 !
>>>> Envie d’aller plus loin sur le sujet de l’emploi des jeunes diplômés en 2026 ? Lisez notre article : Recrutez la Génération 2026, mode d’emploi