Quelles sont (vraiment) les attentes, ambitions et engagements des jeunes diplômés des grandes écoles en 2026 ? Avec leur étude publiée en avril dernier, l’EDHEC NewGen Talent Centre et le G16 Careers ont tenté de répondre à cette question essentielle – voire existentielle – pour les recruteurs. On vous dit tout.
Premier constat de l’étude : si on les dits souvent frileux face au changement, les jeunes diplômés des grandes écoles sont en réalité de vrais adeptes de la transformation. 90 % estiment en effet que les entreprises doivent se transformer. Logiquement, ils attendent d’abord des transformations en matière de RSE/ESG. 54 % se déclarent avant tout sensibles à l’impact environnemental de leur entreprise, 28 % à l’éthique de la gouvernance et 18 % à son impact social (diversité, inclusion et équité). A noter que ces enjeux RSE/ESG sont déjà présents dans 43 % des missions des jeunes interrogés.
L’IA : menace ou transformation positive ?
Autre sujet central s’il en est : la place et l’impact de l’IA sur les métiers. Et là encore, pas forcément de menace d’obsolescence en vue. Pour les jeunes interrogés, il s’agit en effet plus d’un élément transformateur que destructeur pour les métiers. Ainsi, « 63 % pensent que l’IA va changer en profondeur la façon de réaliser leur métier, et 81 % qu’elle permettra d’augmenter leur productivité. » Seuls 12 % craignent que leur métier ne devienne obsolète dans les prochaines années.
Flexibilité !
Mais plus encore que la RSE et l’IA, c’est l’évolution des modalités de travail qui préoccupe les jeunes diplômés en 2026. Et dans ce domaine un mot règne en maître : flexibilité. Pour preuve : 85 % des jeunes interrogés considèrent important ou très important de bénéficier d’horaires flexibles, 53 % d’avoir des missions de terrain déconnectées des écrans, 48 % de concentrer son travail sur 4 jours et 47 % d’être libre de choisir chaque jour son lieu d’exercice. Quant au télétravail, il est désormais tout à fait ancré dans les habitudes des jeunes collaborateurs. 88 % en bénéficient, à hauteur d’au moins deux jours par semaine pour ¾ d’entre eux. Preuve de cette acculturation rapide au travail hybride : la moitié des jeunes refuserait aujourd’hui une proposition d’emploi en cas d’impossibilité de télétravailler.
Des transformations, mais pour quelles ambitions ?
Mais dans ce contexte, que sont devenues les ambitions professionnelles des jeunes diplômés des grandes écoles ? Vous le saviez sans doute déjà : les parcours linéaires et les voies toutes tracées n’ont plus la cote. A titre d’exemple, 37 % estiment que leur ambition est « centrée sur l’envie d’innover, motivée par le challenge, la liberté d’action, l’autonomie dans la mission et la conduite de projets. 32 % se reconnaissent comme motivés par le développement ambitieux de leur carrière, la perspective d’un poste de dirigeant, une responsabilité hiérarchique et une rémunération attractive. Et 31 % affirment être motivés par les enjeux du monde, l’intérêt général, la culture et les valeurs d’entreprise, l’utilité de leur mission, un profil qualifié d’engagé. » Ce qui n’est pas sans effet sur l’évolution de leurs principaux objectifs professionnels. A savoir : acquérir de nouvelles compétences / se développer personnellement et de contribuer utilement à la société. Avec un bilan mitigé : si 81 % des jeunes interrogés pensent que leur poste actuel leur permet bien de développer des compétences, seuls 50 % estiment qu’il leur permet de contribuer utilement à la société.
Satisfaits ?
Mais bonne nouvelle ! Fort (ou malgré ?) toutes ces évolutions les jeunes alumni des grandes écoles se déclarent satisfaits de leur début de carrière. Ils sont en effet 85 % à estimer que leur emploi leur permet de s’accomplir sur le plan professionnel et 75 % de s’épanouir sur le plan personnel. Au-delà des missions, ils sont aussi satisfaits de leur manager, qui leur apporte confiance et autonomie (89 %), reconnaissance des performances (83 %), transparence et honnêteté (80 %), protection et défense de l’équipe (77 %) et expertise dans son domaine (72 %).
Que vous soyez jeune candidat, manager ou recruteur : voilà en tout cas de quoi animer les discussions lors de vos entretiens !