Réseaux d’alumni, réseaux professionnels ou réseaux féminins : des alliés de choix pour une carrière remplie d’opportunités. Alors que les femmes sont plus adeptes du « faire » que du « faire savoir » comment peuvent-elles en faire les meilleurs boosters de leur parcours ? Emmanuelle Gagliardi créatrice du programme Pulvérisez le Plafond de Verre vous aide à devenir une pro du réseau.

 

« Plus on avance dans sa carrière moins le CV compte. Alors arrêtez de rajouter des lignes à votre CV et commencez plutôt à vous demander quel est l’état de votre réseau ! » affirme d’entrée Emmanuelle Gagliardi. Qu’on se le dise, le réseau ça se démarre tôt et ça se construit dès son premier job. Mode d’emploi.

 

#1 Définir ses objectifs de carrière

Première étape, prendre une feuille blanche et y inscrire ses objectifs à court terme (1 à 2 ans), à moyen terme (5 ans) et à long terme (8 à 10 ans). Pour les deux premières catégories, indiquez le poste où vous voulez être et votre trajectoire pour y arriver. Puis demandez-vous pour chaque poste quelle personne pourrait vous permettre d’y accéder plus vite. Pour le court terme, il s’agira de votre premier cercle (connaissances, alumni de votre école, des gens qui évoluent en même temps que vous ou de niveau N+1). Mais pour le moyen terme on peut s’autoriser à aller au niveau N+2, N+3 et même jusqu’au top management. Car plus on monte dans la hiérarchie moins les gens sont sollicités et donc plus enthousiastes à vous répondre. Alors n’hésitez à aller plus haut même si ça ne correspond pas à votre ambition du moment.

 

#2 Investir les réseaux sociaux

Place à la morning routine sur LinkedIn. Consacrez tous les jours 15 min pour surfer sur LinkedIn et faire des demandes de contacts qui répondent à vos trois strates d’objectifs. Une démarche à dupliquer sur Facebook et Instagram, des réseaux qui se professionnalisent petit à petit et qui vous permettent de construire des connexions intéressantes. Car une personne qui vous accepte sur Facebook ou Insta va plus loin qu’une simple relation professionnelle, elle vous fait entrer dans son univers. Alors qu’un mail peut vite passer aux oubliettes, un mp bien tourné peut vous ouvrir bien des portes.

 

#3 Maîtriser l’art de la mise en relation

La première étape, c’est obtenir la mise en relation. Pour cela, optez pour un message sincère et factuel. Par exemple : « votre parcours m’inspire et je serais ravie de faire partie de votre réseau ». Une fois entré dans l’univers de votre contact, vous pouvez rebondir sur ses posts, lui demander son avis sur un sujet… bref, trouver matière à aller au-delà du « j’ai besoin de vous ».

 

#4 Créer de vraies connexions, pas de simples contacts.

Les contacts ça ne sert à rien ! Les connexions en revanche, peuvent tout changer. Un profil LinkedIn, une page Facebook ou Instagram vous permettent de connaitre une personne sous plusieurs facettes et donc de trouver des points communs et ainsi créer des multi-liens.

 

#5 Sortir de la zone pro

On ne mise clairement pas assez sur les réseaux de loisirs, les réseaux sportifs, de hobbies. Par manque de temps, ils passent souvent à la trappe, jugés non prioritaires. Et pourtant, ce sont parfois les plus puissants. Alors n’oubliez pas de parler pro à vos coéquipières de cours de yoga ou de tennis !

 

Réseaux de femmes, le bon plan ?

Au début, oui. On y rencontre des femmes plus seniors qui cherchent à générer des ponts avec la Génération Y. Un tapis rouge, un concentrée de contact et un accélérateur de parcours dont il faut profiter bien sûr. Mais après, il va falloir se frotter aux réseaux plus mixtes car, si on se cantonne aux réseaux de femmes, il y a des pans entiers de networking qui nous échappe. Si je crois à l’entraide féminine et si les réseaux de femmes peuvent vous emmener loin et à très haut niveau, je suis pas pour autant favorable à un silotage genré. La sororité oui bien sûr, mais à conjuguer avec des réseaux business mixtes.

 

Négociation : exercice de style ou de genre ?

Un sondage OpinionWay en partenariat avec KPMG pour la chaire RSE d’Audencia  souligne que 55 % des femmes (vs 60 % des hommes) ont déjà négocié leurs salaires. 39 % d’entre elles (vs 44 % des hommes) l’ont fait pour obtenir plus de responsabilités. Un décalage qui commence dès la première recherche d’emploi : seules 34 % des femmes osent négocier leur premier salaire, contre 41 % des hommes.