En 2019, le Bitcoin a fêté ses 10 ans d’existence. Derrière la plus connue des crypto-monnaies, c’est tout un système de transactions virtuelles qui se développe. Une concurrence sérieuse pour les banques et les États ? Éléments d’analyse avec Daniel Haguet, professeur de finances à l’EDHEC.

 

Crypto-monnaies, monnaies virtuelles, digitales… Késako ? « Ces monnaies ont émergé en réaction à la crise de 2008 et avec le darkweb. Car elles sont souterraines, hors du système bancaire et financier traditionnel », introduit Daniel Haguet.

Leur premier avantage ? « Leur utilisation plus souple et moins onéreuse ». Mais prudence ! Les crypto-monnaies restent pour l’instant un produit spéculatif de niche, risqué pour les particuliers. « Les cours du Bitcoin sont très volatiles : le prix peut varier à la hausse comme à la baisse en très peu de temps et est largement imprévisible », rappelle l’Autorité des marchés financiers. Elles sont donc surtout avantageuses pour les transactions aux montants très élevés.

La crypto-monnaie sort du cadre 

La crypto-monnaie est une monnaie virtuelle donc dématérialisée, sans soubassement économique contrairement aux devises traditionnelles, et qui s’échange en ligne, sur un réseau décentralisé. Elle permet de réaliser des transactions mais aussi des transferts de fonds entre individus ou institutions.

 

Par ici la concurrence

Mais ces monnaies ne seraient-elles pas à même, dans un avenir plus ou moins proche, de concurrencer, voire de remplacer les monnaies traditionnelles ? Pour Daniel Haguet, « on pourrait concevoir que les monnaies ne soient plus uniquement l’apanage souverain des États mais aussi de certaines grandes entreprises ». Facebook qui a annoncé, en 2019, la création de sa monnaie, Libra, en est d’ailleurs un bon exemple.

 Une tendance que les États cherchent à contrôler. Dès 2015, la France a incité ses partenaires européens à « légiférer au niveau communautaire pour mieux réguler les plateformes de monnaies virtuelles », dans le cadre de son plan de lutte contre le financement du terrorisme. Mais  leurs marges de manœuvre sont minces. « Ces monnaies échappent totalement au contrôle des États. C’est compliqué de réguler au niveau national des monnaies supranationales, analyse Daniel Haguet. Il faudrait que tous les régulateurs du monde se tiennent la main. Mais ce n’est pas du tout le cas. »

 

Les banques entrent en jeu

Dans ce cas, quid du monopole des banques ? « Pour l’instant il n’y a pas de concurrence car les transactions en dollars et en euros sont énormes mais, à terme, un consortium de banques pourrait être poussé à créer sa monnaie ». Dans un article en date du 24 janvier 2020, le journal La Tribune nous apprend en effet que « 80 % des banques centrales plancheraient sur le sujet d’une monnaie digitale » mais que « seules 10 % d’entre elles en étaient au stade du projet pilote fin 2019 ».

C’est le cas par exemple de la Banque de France, qui a lancé, fin mars, un appel à candidature pour des expérimentations d’une monnaie digitale dédiée aux transactions « de gros ». «  La Banque de France, dans son rôle de régulateur, semble chercher à promouvoir une forme de souveraineté nationale », analyse le professeur de finance. La création de monnaies digitales serait ainsi « le début du phénomène de concurrence et la fin d’un monopole. Mais nous n’en sommes qu’aux premières lueurs. »

 Libra en 3 dates

Juin 2019 : Facebook annonce vouloir créer sa propre crypto-monnaie, Libra, pour 2020.

12 septembre 2019 : Face à l’OCDE, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire annonce que la France s’oppose au développement de Libra sur le sol européen.

Avril 2020 :  La Libra association, créée dans le cadre du projet, annonce sur son site internet que le réseau Libra acceptera non pas une monnaie unique mais inclura plusieurs « monnaies stables » qui seront adossées à l’euro, au dollar, à la livre et au dollar de Singapour.

 

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