UNE GRANDE MAJORITÉ DES ENTREPRISES MOYENNES DE L’OCDE SONT FAMILIALES. SI ELLES ONT ÉVIDEMMENT DES COEURS D’ACTIVITÉ DIVERSIFIÉS, ELLES ONT DE NOMBREUX POINTS COMMUNS : UNE VISION À LONG TERME, DES VALEURS FORTES ET UN PATRIMOINE COMMUN À FAIRE PERDURER. DES ENJEUX CRUCIAUX POUR CES STRUCTURES QUI IMPLIQUENT DES MODES DE MANAGEMENT, DE GOUVERNANCE ET DE FINANCEMENT PARTICULIERS. LE FAMILY OFFICE EST LÀ POUR RÉPONDRE À LEURS BESOINS SPÉCIFIQUES.

 

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Qu’est-ce que le family office ?
Encore confidentiel en France, le family office est pourtant essentiel au développement du tissu entrepreneurial de l’Hexagone. « Ce n’est pas une conciergerie de luxe mais bien une vraie valeur ajoutée apportée aux entreprises familiales » insiste Jean-Marie Paluel – Marmont, Président de l’Association Française du Family Office (AFFO). Occupant un rôle crucial, le family office s’illustre en effet comme une « équipe de professionnels au service d’un projet familial avec pour mission de produire des conseils et des services aux bénéfices du patrimoine et du bon fonctionnement de la famille en tant qu’actionnaire. » Conseiller et non décideur, il intervient généralement sur trois grands domaines : le conseil stratégique (actionnariat d’entreprise, allocation d’actifs, gestion des risques…), le conseil opérationnel (investissements, juridique, immobilier, back office…) et tout ce qui est directement lié à la famille (gouvernance, philanthropie…). Une fois les orientations stratégiques établies par la famille sur ses conseils, il lui revient bien sûr de les mettre en oeuvre.

 

Sa valeur ajoutée
Des activités qui, prises dans leur individualité, pourraient être gérées par des professionnels spécialisés (notaires, banques privées…). Mais ce qui fait la différence du family officer, c’est sa multi-compétence. « En alignement total avec les intérêts de la famille, il lui donne une réflexion globale intégrant tous les aspects d’une problématique dans une logique long-terme et transgénérationnelle » indique le Président de l’AFFO. Des services apportant une réelle valeur ajoutée et qui, contrairement aux apparences, sont loin d’être réservés aux très grandes entreprises. « Toutes les entreprises familiales en ont besoin à un moment de leur vie car, quelle que soit leur taille, elles sont toujours confrontées à des problèmes inhérents aux structures familiales, gouvernance et diversification d’actifs en tête » conclut-il.

 

Les incontournables du family officer
De l’expérience dans un domaine clé comme la gestion d’actifs ou la fiscalité, une vision large des enjeux de la famille, de la curiosité et une composante humaine très forte. Car « une entreprise familiale c’est une entreprise + une famille ! » insiste le Président de l’AFFO.

 

Quand la recherche fait émerger des outils de family business
Cité parmi les 25 meilleurs centres de family business au monde, l’EDHEC Family Business Centre développe des outils pragmatiques et immédiatement applicables par les entreprises familiales. « Nous avons mis en place un assessment center permettant aux leaders de demain de comprendre leurs points forts et leurs axes d’amélioration dans l’objectif de prendre la tête d’une entreprise familiale », indique Sylvain Daudel, Directeur du Centre. Celui-ci est aussi à l’initiative d’un des premiers serious games spécifiques aux entreprises familiales. Développé avec Deloitte, il leur permet de simuler les conséquences de leurs opérations et ainsi d’optimiser leur palette de financement.

 

La montée en compétence du family officer : le rôle crucial de la formation
Parallèlement, l’EDHEC Family Business Centre a également développé des programmes de formation spécifiques aux entreprises familiales. « Premier MBA spécialisé en Europe, le GEMBA établit des liens concrets entre performance et gouvernance dans ces structures. On y parle de stratégie financière et de croissance car un des problèmes les plus épineux à régler pour une entreprise familiale est sans aucun doute le financement de la croissance » précise Sylvain Daudel.

 

CW.