De stagiaire à PDG, il n’y a qu’un pas… Ou presque ! A la tête d’Adecco France, Christophe Catoir a gravi tous les échelons du groupe sans jamais renier ses valeurs. Authenticité, humanité, humilité, confiance : tels sont ses guides. Un accord parfait avec le géant suisse depuis 26 ans. Rencontre.

 

Tout droit débarqué de la région lilloise, Christophe Catoir débute sa carrière en bas de l’échelle sans se douter qu’il signerait un contrat de longue durée avec le leader de l’intérim. Il entre chez Adecco France pour un stage de 6 mois, puis il enchaîne sur un remplacement en contrôle de gestion. « Je n’avais absolument pas conscience de ce que j’étais réellement capable de faire. J’ai eu la chance d’avoir un entourage professionnel qui a pris le temps de m’aider à dégager mon potentiel pour me laisser des responsabilités. » Un potentiel… et des rencontres qui ont changé sa vie.

La rencontre qui a tout changé

A ses débuts dans l’audit interne, Thierry Bernard, son patron de l’époque,  le remarque très vite et lui propose de devenir directeur de 15 agences en Champagne-Ardenne. « Le déclic ! Je n’avais jamais fait de commerce ni de management mais le métier m’a tout de suite beaucoup plu. Et surtout, je me suis rendu compte que j’étais capable de relever le défi. S’il n’avait pas pris les devants, je n’aurais sans doute pas postulé et je serais resté à faire de la finance toute ma vie. » Une belle opportunité qui a poussé Christophe Catoir à prendre les rênes de sa carrière et à  bousculer son destin.

Le moment clé

Et parmi ses défis les plus challengeants : la création d’un cabinet de recrutement de cadres en 2005. « Un projet nouveau et sur un marché qu’on ne connaissait pas : un pari risqué. Mais en pesant le pour et le contre, je me suis dit que c’était une aventure entrepreneuriale à lancer en interne : une opportunité à ne pas rater ! Et ça m’a beaucoup aidé pour la suite. Je me suis rendu compte qu’il était possible d’entreprendre au sein d’un groupe international. Le risque oui, mais dans la sécurité. Un gage de confiance également. Ici, peu importe la taille de votre projet : sa valeur, c’est ce que VOUS lui apportez. Au final j’ai vraiment pris mon pied ! », se souvient ce dirigeant multi-casquette qui a changé neuf fois de postes chez Adecco.

Son phare

Et durant toutes ses aventures professionnelles, Christophe Catoir n’a eu qu’un phare : la fidélité ! « Aujourd’hui la société voudrait qu’on change d’entreprise au moins 15 fois dans sa vie. Mon parcours est la preuve qu’on peut changer de métier… sans changer d’entreprise ! «  Mais encore faut-il que votre employeur vous donne envie de rester. Comment ? « Si vous continuer d’apprendre et de grandir, c’est la bonne ! » De quoi se lever tous les matins avec le sourire. « Savoir ce à quoi vous servez dans l’entreprise est primordial. Le mien, c’est d’avoir la chance, comme tous nos collaborateurs, d’aider les autres à trouver un job. Et quand vous arrivez à gagner votre vie tout en faisant du bien aux gens, c’est fabuleux.» Une fidélité qui le booste aujourd’hui dans son rôle de CEO. « Avoir travaillé dans les premières strates de l’entreprise m’aide vraiment en tant que dirigeant.  Je sais ce que vivent nos collaborateurs : cela me permet de les considérer à leur juste valeur et de les accompagner correctement. »

Tout le monde peut devenir CEO !

Très investi dans l’apprentissage et la formation des jeunes, Christophe Catoir encadre une fois par an un « CEO for one Month. » Une opération lancée en 2014 dans 47 pays qui a permis à 40 jeunes de décrocher un emploi au sein d’Adecco. Pour faire la différence au concours ? « Avant tout, être soi-même. Une personne qui aligne la tête (le cerveau), le cœur (les émotions) et les tripes (les convictions) est totalement transparente avec ses forces et faiblesses. Elle réussira donc mieux dans la vie. CEO for One Month c’est pareil. Il ne faut pas vouloir paraitre. Il n’y a qu’en étant sincère qu’on gagne en impact et pour moi, l’action, c’est le principal. »

#ReverseMentoring

Rester sur ses acquis ? Impossible pour le boss ! Christophe Catoir s’inspire beaucoup auprès des jeunes. « A leurs côtés, j’ai appris à écouter plus et à parler moins. Ce qui n’est pas évident quand on a des convictions, c’est une bonne leçon de vie ! J’ai aussi appris à regarder le potentiel avant le CV. Et je n’ai pas été déçu : ces jeunes talents me bluffent. Ils sont beaucoup plus matures que moi à leur âge : on a l’impression qu’ils ont déjà 10 ans de carrière derrière eux ! Un autre point que j’aime chez eux : leur engagement et leur goût de l’aventure. La plupart ont fait des voyages humanitaires, des stages à l’étranger… Ils ont toujours une histoire très riche. » Grâce au programme CEO for one Month, Christophe Catoir a également appris à « déléguer et faire confiance aux jeunes » à l’instar de ceux qui ont cru en lui.

Ses 4 commandements de leader

La remise en question, un essentiel du top management… mais pas l’unique pilier. « Une de mes bases du leadership ? Toujours s’autoriser à donner son avis quand on a pris le temps d’écouter. Quand vous croyez en quelque chose, il faut le dire. » De quoi guider les quatre commandements du leader selon Christophe Catoir :

#1 Faire preuve d’humilité
#2 Avoir des convictions
#3 Etre altruisme, « impossible de  susciter l’adhésion de ses collaborateurs isolé dans son bureau ! »
#4 Savoir expliquer le pourquoi des choses

Des leviers d’actions qu’il s’attache à reproduire auprès des jeunes recrues. « Je prends le temps de les coacher et de leurs faire des feedbacks. Je laisse beaucoup de responsabilités, je leur fais confiance… et je ne suis jamais déçu ! »

Son mentor

Un coach inspiré de figures marquantes dans l’entreprise qu’il dirige aujourd’hui. « Thierry Bernard, la personne qui m’a recruté ! Alors à la tête de la direction des opérations des Hauts-de-France, il m’a accompagné et m’a donné ma chance à plusieurs reprises en me suivant et en me donnant des conseils tout au long de ma carrière. » Le petit clin d’œil ? « Il y a 5 ans, nous avons créé le groupe des « Alumni d’Adecco », (les anciens de l’entreprise) dont il est devenu président. C’est un projet qui me tient à cœur et je m’y investis beaucoup. L’occasion de partager des séances de travail avec celui qui me conseille encore tout le temps et qui reste aujourd’hui mon mentor. »

Son conseil formation

L’IESEG : une mine de CEO ! « Et pas seulement. L’IESGEG est sans doute l’école qui m’a le plus inspirée : 5 ans de formation très polyvalente, ça forge. Vous pouvez choisir votre spécialité sans pour autant délaisser la finance, les maths, les statistiques, le big data, le marketing ou le droit. De quoi développer une culture générale très forte : un bagage solide pour assurer des responsabilités managériales. L’école lilloise est aussi une usine à entrepreneurs. Stages, rapports… durant la formation, on passe vraiment beaucoup de temps au contact des entreprises. Ce n’est pas de l’apprentissage mais on n’en est pas loin : c’est ça l’école de la vie ! »

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

[#PopTaCulture] Ce que la série Big Little Lies nous révèle des nouveaux enjeux de notre génération

Camille Clot, étudiante de KEDGE Business school – Bordeaux, décrypte la série à succès Big Little Lies (HBO) : le reflet de toute une génération.

Décryptons-les : les statuts des grandes écoles de commerce

Public, privé ou consulaire : tour d’horizon des trois statuts juridiques en vigueur pour les grandes écoles de commerce françaises.

IMT Lille Douai annonce l’ouverture des inscriptions de son Mastère Spécialisé en Ingénierie de l’Économie Circulaire au Maroc pour la rentrée 2020

Cette formation, proposée en collaboration avec l’École Nationale Supérieure des Mines de Rabat (ENSMR), vise à former des experts de l’ingénierie environnementale et de l’économie circulaire, capables de répondre aux nouveaux défis écologiques et d’accompagner les entreprises et les collectivités dans la transition vers un modèle vertueux, basé sur l’économie des ressources naturelles et le recyclage.

La géopolitique, nouveau must have des business schools ?

Comment dompter un monde où la technologie fait loi sans la culture ? C’est pour répondre à cette question que les business schools font désormais de la géopolitique un des meilleurs atouts de leurs formations. Mais comment mettent-elles la culture au service de l’action ?

ESTIA et SIGMA Clermont lancent un Mastère Spécialisé « Procédés du futur & robotisation » en partenariat avec les industriels

Né du besoin des industriels qui y sont étroitement associés, à l’instar d’Ariane Group, Dassault Aviation ou le pôle international de compétitivité Aerospace Valley, le Mastère Spécialisé « Procédés du futur & robotisation » est centré sur les procédés de fabrication avancée. Première formation dédiée à la fabrication additive, elle associe les expertises de l’ESTIA (École Supérieure des Technologies Industrielles Avancées) et de SIGMA Clermont. Elle offre un environnement technologique de premier plan et un contenu pluridisciplinaire, pour former des spécialistes, à tous les aspects de sa mise en œuvre. En fort développement dans de nombreux secteurs industriels, porteuse de compétitivité et de durabilité, la fabrication additive constitue une véritable opportunité à l’heure où la relocalisation industrielle en France est une question de premier plan

Agri, agro : il y a du boulot !

Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Les écoles doivent alors adapter leurs programmes pédagogiques.

Ingénieur et apprenti : pourquoi pas moi ?

15% des étudiants en école d’ingénieurs passent aujourd’hui par l’apprentissage. Une voie privilégiée pour entrer facilement dans le monde de l’emploi.

Ingénieur mais pas que : zoom sur les doubles formations

Face à des entreprises qui apprécient de plus en plus les profils hybrides, terminer son cursus avec un double diplôme en poche est un atout pour les ingénieurs.

Les ingés ont la santé

Robot chirurgiens, prothèses ou encore respirateurs, derrière se cachent les ingénieurs. Mise en lumière de cet allié de l’ombre du personnel soignant.